Cartes postales marseillaises (oct. 2020)

De beaux volets multicolores (au mépris, sans doute, de la réglementation).
À l’emplacement de l’ancien pont transbordeur, au bout du Vieux port, une piste d’atterrissage pour les extra-terrestres. Un coup de la nouvelle municipalité écolo-cosmopolite!
Coucher de soleil sur le Vieux port (j’ai dit: cartes postales!).
Sur la Canebière (mais l’ombre des feuilles est gênante), la façade de la joaillerie L. Rey.

Joli fronton en céramique (rue de Rome?).

La pratique d’afficher à l’entrée des églises les avis et décrets officiels s’est prolongé après la Révolution, puisque cette église a été reconstruite sur les ruines d’une autre, précisément détruite en 1794 pour avoir abrité les réunions d’une section «fédéraliste».

Sculpture de sable sur la Canebière.
Cette affiche fait partie d’une campagne qui souligne le passé colonial de Marseille.
Missak s’est trouvé un compagnon.

Trois visages de Marseille

Je ne les aurais sans doute jamais remarquées, si je n’avais été assis, le nez en l’air, au pied de l’immeuble qu’elles embellissent discrètement, dans le bas du Cours-Ju.

Ne dirait-on pas que l’une d’elle éprouve un chagrin… Peut-être de ne pouvoir à jamais rejoindre sa jumelle ?

Cher Missak, Comme te voilà fleuri!

Je crois qu’ils t’ont mis une couronne d’épines sur la tête… non pour christianiser ton martyre mais pour dissuader les pigeons d’en prendre trop à leur aise. Toi qui as contribué à disperser le vol noir des corbeaux sur nos plaines, je ne pense pas que ces innocents volatiles peuvent t’impressionner…

“Notre corps, nous-mêmes” ~ un classique de la contre-information féministe réactualisé

Les jeunes éditions Hors d’atteinte, sises 19 rue du Musée à Marseille (13001), ont pris l’heureuse initiative de rééditer, dans une version entièrement réactualisée, le classique de la contre-information féministe Notre corps, nous-mêmes (303 p., 24,50 €).

MARSEILLE[S] ~ juin 2019

Je sais bien, il faudrait pouvoir agrandir… (mais je ne dispose pas de cette fonction).

La photo de la rue d’Aubagne sans camionnette de vigile, que je n’avais pas pu prendre lors de mon précédent passage.

Missak Manouchian parmi les fleurs.

Sur la plage (aux Catalans). Ils pensent à tout.

Cours Julien. En franco-anglais (spécial dédicace à Élodie Serna).

MARSEILLES[S] ~ Mai 2019 (Ter)

Je donne, avec quelque retard, le troisième et dernier volet de ma ballade marseillaise de ce mois de mai.

Nota. Depuis mon départ de Marseille, la répression s’est accrue contre les femmes de chambre en grève. Je vous invite à suivre et à soutenir leur lutte, sur place si vous y êtes, ou sur le site de la CNT-Solidarité ouvrière.

Je suis repassé par la rue d’Aubagne pour photographier le panneau sauvage qui rappelle les noms des victimes de l’effondrement, et quelques affiches.

Dans une rue parallèle, un récit d’expulsion.

J’ai discuté avec l’ami Xavier qui s’est trouvé et se trouve encore dans une situation équivalente: expulsion d’une minute à l’autre, sans possibilité de récupérer ne serait-ce que des médicaments, des papiers, de l’argent, un ordi… Après avoir pratiqué un laxisme jem’enfoutiste, autorités et propriétaires deviennent brutalement d’intraitables gardiens d’immeubles condamnés.

Un écho des luttes photographié dans la superbe librairie L’Hydre aux mille têtes où j’ai été assister à un débat sur les luttes immigrées en banlieue autour du passionnant bouquin de Victor Collet Nanterre, du bidonville à la cité (Agone), débat que coanimaient Mogniss Abdallah et Cheikh Djemaï.

Victor Collet et Mogniss Abdallah retrouvés à Manifesten le lendemain pour la projection d’un film sur les meurtres commis par la police en GB.

Mercredi matin: plaisir indicible, et retardé par la froidure inhabituelle, de nager aux Catalans.

Le chantier de la résidence de luxe a l’air suspendu.

Selon ma formule désormais légendaire: «Au début, tu la trouves fraîche, et au bout d’un moment tu réalises qu’elle est glacée!».

Passage rituel, au retour, par le parc du Pharo et sa vue superbe sur le port et la ville.

J’y retrouve par hasard (comment voulez-vous que les keufs croient des trucs pareils…) les trois individus ci-dessus évoqués (+ 1). Les photos? Peut-être un jour.

Salut non moins rituel au camarade Missak Manouchian.

Et pour finir (pour cette fois), une vitrine marseillaise qui chauffe au soleil.

 

MARSEILLES[S] ~ Mai 2019 (Bis)

Ballade au Panier.

Les légendes rouges s’effacent, la vulve résiste.

Au Panier comme à la Plaine, ça expulse facile…

Ce qui n’empêche pas la municipalité de faire paisiblement sa propagande sur les panneaux en principe consacrés à l’information historique.

Retour sur La Canebière: l’armée protège le peuple. On se croirait en Algérie! et précisément…

…descendant de la Gare St-Charles, une (petite) manif, saluée par des coups de klaxons.

Ce lundi matin, été contribuer à la caisse des grève des travailleuses du nettoyage devant l’hôtel où elles (ne) travaillent (plus), Bd des Dames, M° Joliette.

Retour au Panier. Je connais ce regard! Je suis presque certain qu’il appartient à une gravure utilisée pour un collage publié dans les années 70 par les éditions Solin. Je vérifierai.