Marseille dans ses œuvres

Comme les abonné(e)s du fil Twitter @LibertaliaLivre en ont été informé(e)s, «une partie du gang Libertalia» se trouvait à Marseille entre jeudi soir (présentation des éditions à Manifesten) et dimanche matin (samedi soir: concert antifa au Molotov).

Bal populaire ingouvernable au cours Ju’.

Vous chantiez, j’en suis fort aise, et bien courrez maintenant…

Le temps de méditer cet aphorisme, il sera peut-être trop tard (calanque de Morgiou).

Pour se rendre à Morgiou, on passe devant la prison des Baumettes. Le mur d’enceinte est «orné» de sept haut-reliefs du sculpteur Antoine Sartorio. Un pour chacun des sept «péchés capitaux»…

Répugnante et grotesque alliance des moralismes catholique et pénitentiaire.

Menace de fermeture administrative du “Molotov”, salle de concert à Marseille: on signe la pétition!

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Lieu indispensable de la scène alternative marseillaise, le “Molotov” est menacé.

On se bouge et on signe ici la pétition!

Quelques jours après l’annonce du renouveau de Marseille Capital culturelle 2018, le Molotov, salle de concert reconnue, est menacé de fermeture.

Le 19 novembre, un contrôle de police a eu lieu au Molotov. Ce soir là, peu de monde dans notre salle lors d’une soirée de soutien humanitaire organisée par la fanfare de l’école centrale « Note away ». Divers demandes de papiers et vérifications ont été effectuées et tout était en règle. Rien ne nous a été signifié à la fin du contrôle.

Suite à ce contrôle nous avons reçu hier un courrier du préfet nous notifiant une volonté de fermeture administrative.

Les raisons invoqué sont « un fort bruit de musique amplifiée » et un « trouble à la tranquillité publique » due a la présence de gens à l’extérieur. Bien que nous ayons l’autorisation de musique amplifiée ainsi qu’une étude d’impact sonore positive depuis 2012, ce soir là, le concert était acoustique. Le Molotov se situe sur une place publique avec d’autres commerces qui l’entourent, il est difficile de définir l’origine des gens dehors, la place Paul Cézanne étant un carrefour de passage, une zone de circulation libre et vivante grâce à ces divers commerces. La notion de « bruit »et de « trouble à la tranquillité » due à la présence de passants est bien subjective lors de ce contrôle.

Depuis maintenant 4 ans, le Molotov est devenu un acteur culturel incontournable, nous avons accueilli plus de 900 concerts et plusieurs milliers d’artistes venus du monde entier.

Nous avons soutenu de nombreuses associations dont le rôle est reconnu dans notre ville.

En 900 concerts nous n’avons jamais eu de problème avec notre voisinage. Comme le démontre cette pétition, nous avons le soutien de nos voisins directs ainsi que l’ensemble des commerçants du quartier élargi. Notre salle est aussi reconnue par une multitude d’institutions, partenaires culturels, associations, médias locaux et nationaux… Nous pensons malheureusement, que le problème n’émane pas du « bruit » ni de notre rapport envers notre voisinage  Nous serons dans la capacité de vous en dire plus bientôt.

Le Molotov sollicite  votre soutien, vos signatures, partages sur les réseaux sociaux, et votre mobilisation.

Avec cette pétition nous demandons donc la fin de la procédure de fermeture administrative à notre encontre.

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Extrait de l’article publié sur le site de La Provence:

Mais le bar y joindra aussi des pièces moins ordinaires : ainsi, ce message, publié sur le compte Facebook d’Olivier Bianciotto, estimant qu’il « y a fort à parier que le Parti de la France n’est pas pour rien » dans la mesure administrative visant l’établissement. Délégué départemental de ce parti d’extrême droite créé par l’ex-FN Carl Lang, l’homme a été condamné en 2015 pour avoir profané, à Marseille, la stèle du militant communiste Missak Manouchian. Ce même Olivier Bianciotto avait, à la mi-octobre, publié le fac-similé d’un courrier par lui adressé à Jean-Claude Gaudin. Il y demandait qu’Hazem El Moukadem soit « poursuivi pour trouble à l’ordre public », en raison de son activité militante « antifa » et de la responsabilité supposée de son collectif dans des bagarres avec le groupuscule royaliste de l’Action française. Ces dénonciations sans preuves ont-elles pu susciter l’intervention policière ? Futur candidat aux législatives, Olivier Bianciotto, elliptique, se targue de « bons contacts dans toutes les tranches de la population ». Mais jointe par nos soins, la Ville dément avoir « reçu ou transmis » cette lettre au préfet. « Ce monsieur nous a déjà écrit, mais ce courrier-là, on ne l’a pas non plus, assure-t-on côté police. On est intervenus sur la base de doléances de riverains faites le soir même. » Perplexité au Molotov : « Nos voisins, on les connaît. Certains ont même signé notre pétition. »

Carte(s) postale(s) de Marseille

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Merci à l’équipe du Manifesten, et aux participant(e)s à la rencontre-débat du 21 octobre dernier autour de la Terrorisation démocratique et de l’anarchisme.

Une bibliothèque en devenir (à laquelle je contribuerai), une librairie, un bar, une belle salle, le tout idéalement situé entre la Plaine et les Réformés. Dommage que ça fume! surtout quand on n’a emporté qu’un seul pantalon, qui pue le lendemain (et qu’on n’a que deux yeux). Non, je ne suis pas intolérant, je suis allergique. Je reviendrai quand même!

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Un peu de poésie populaire, dans les lieux d’un restaurant.

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Je n’avais jamais prêté attention à cette plaque en hauteur, au début de la Canebière (côté Vieux port).

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Cet atlante (d’un immeuble proche de la gare Saint-Charles) n’a pas tort de lever les yeux au ciel: Alexandre 1er, champion «de la paix et de la liberté» est un peu fort de café. Un dictateur, favorisant les Serbes, assassiné par des extrémistes croates. Barthou: un dégât collatéral.

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En parlant de ciel, et spécialement pour celles et ceux que mes cartes postales de voyages indisposent, ce flamboyant coucher de soleil photographié depuis le Cours Julien.

«Tombé amoureu»

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Repérée sur le Vieux Port de Marseille depuis longtemps — mais j’avais omis de la photographier — cette petite annonce (signée PÖ) :

Ya pas kelkun ki veux tombé amoureu de moi?

Les fantaisies orthographiques (peut-être volontaires, d’ailleurs) sont romantiquement compensées par cinq cœurs remplaçant des lettres ou les points sur les «i».

Tomber amoureux ou amoureuse

Nous évitons, en général, de penser à ce qu’il y a de culture de la punition chrétienne dans cette formule — et dans celle qui désigne l’une de ses conséquence possibles: tomber enceinte, qui évoquent bien entendu la chute dans le péché.

Ce qui explique aussi que séduire une fille, ce puisse être «la tomber», autrement dit lui faire le croche-pied (plus ou moins  symbolique) qui la précipitera dans ledit péché.

On reconnaîtra dans l’argot érotique, rarement soucieux de respect de l’égalité des genres et de prévention du machisme, une certaine logique (plus pataude, néanmoins, que les mots dont elle use):

La fille une fois tombée, reste à la grimper, ou à la sauter.

Dans le cas d’espèce, notre jeune (une supposition…) monte-en-l’air graffeur illustre toute l’ambiguïté de la rencontre érotique.

Se découvrir amoureux/amoureuse, ou au moins soulevé(e) de désir, ce peut être l’occasion de s’élever jusqu’au septième ciel — les modestes, ou les prudent(e)s, se contenteront du plafond, en s’aidant des rideaux —, mais c’est aussi prendre le risque… de tomber de haut.

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Contre le groupuscule «Action française» à Marseille

Le 16 avril, une bouffe de rue était organisée devant le local de l’Action Française, groupuscule royaliste et nationaliste qui tente de s’implanter près de la Plaine. Difficilement. Nous étions nombreux et nombreuses le 16 avril pour leur dire qu’ils ne sont pas les bienvenus dans le quartier, et nous reproduisons ici le communiqué de l’Action Antifasciste Marseille qui revient sur la journée :

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Suite aux multiples agressions liées au local de l’Action française (AF) rue Navarin (attaque d’assemblée étudiante contre la loi El Khomri, agressions physique de militants de gauche, agression de couple homo, rue quadrillée pour la sécurisation du local par des individus casqués portant gazeuses et matraques…), et suite aux multiples demandes du voisinage, un collectif d’habitants du quartier ainsi que des militant-e-s divers-e-s ont décidé d’organiser une repas de quartier contre l’Extrême droite rue Navarin.

L’objectif était clair : réunir les habitants autour d’une bouffe, afin de rendre le problème visible, d’informer, d’écouter, et de s’organiser pour construire une réponse collective à l’implantation de l’extrême droite qui a nettement dégradé l’ambiance dans le quartier.
N’habitant pas le quartier et pourtant défenseurs du localisme (leurs slogans : « Marseille nationaliste », « on est chez nous »), les militants de l’Action française ont choisi la provoc’ en appelant leur militants à défendre le local par la confrontation ouverte. En réalité, ils n’ont réussi à rassembler qu’une quarantaine d’individus, venus d’Aix, de Toulon et même de Bordeaux et Paris, afin d’imposer par la force leur présence et la censure de l’opinion des habitants, leurs voisins directs.
Notons au passage que pour ses diverses actions, l’AF n’hésite pas à s’appuyer sur des néonazis, comme Loic Delboy (arrêté il y a quelques jours à Marseille pour détention d’armes et participation a des groupes de combat) ou des guignols du genre Olivier Bianciotto (du Parti de la France, connu pour la dégradation de la statue de Manouchian).

À l’heure du rendez-vous, nous sommes allés installer tables et couverts. À notre arrivée, nous avons été surpris par la présence d’une dizaine de camions de CRS, des voitures de police, la Bac, qui bloquaient l’accès de la rue aux passants : contrôle de papiers, interdiction de passage à ceux qui n’ont pas un justificatif de domicile, etc. L’Action française avait en effet contacté les médias ainsi que le commissariat central, à travers un communiqué demandant une protection policière…
Nous avons donc choisi de nous installer à une centaine de mètres, au niveau de l’église Notre-Dame du Mont. Quelques 300 personnes sont passées pour manger discuter, laisser des contacts.
À 14h, nous recevons plusieurs appels des habitants de la rue Navarrin qui nous souhaitent la bienvenue et manifestent leur ras-le-bol d’une situation absurde, le quartier étant complètement bloqué.
Environ 200 personnes ont alors choisi de partir en cortège et de faire le tour de tous les accès (bloqués) de la rue afin de faire entendre notre opinion (« pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos »). Nous remercions les habitants qui nous ont accueilli chaleureusement avec des applaudissements, et dont une partie est descendue nous rejoindre ( « nous regardez pas , rejoignez-nous ») . Chapeau au voisin d’en face qui nous a accompagnés avec les chants, et qui a sorti un drapeau rouge en signe de protestation.
Une fois que tous les axes bloqués ont été visités, nous sommes retournés place Notre-Dame du Mont pour nous disperser dans la convivialité autour d’un apéro improvisé.
Notons que de nombreux voisins ont choisi spontanément de descendre dans la rue et d’arracher les affiches de l’Action française en bas de chez eux.

L’Action française demande fréquemment une protection policière : ils tiennent ainsi un double discours schizophrène en appelant à la violence et à la force via les profils Facebook de leurs militants, mais se victimisent pathétiquement à chaque réaction des habitants en allant pleurer auprès de la force publique. Champion de mythomanie via leur communiqué de presse, ils ont montré à leurs voisins la réalité de leur vrai nature lors de l’action d’hier.

Notre quartier a toujours été un quartier festif, ouvert, multiculturel : ne nous laissons pas intimider par une bande de nervis en recherche d’adrénaline et d’identité ! Ils n’habitent pas notre quartier et ne le fréquentent pas, et ils sont issus pour la plupart d’Aix et des quartiers bourgeois.
Si vous aussi défendez l’idée d’un Marseille solidaire, populaire et international, n’hésitez pas de nous contactez : une action est bientôt prévue avec les habitants de la rue Navarin.

Ceci n’est qu’un commencement