Jimmy Gladiator ~ La bière d’ici et l’eau de là

Nous nous sommes probablement croisé·e·s, mais n’ayant pas été présenté·e·s l’un à l’autre (étrange époque, décidément), j’ignorais son existence. Bref, la « compagne de Jimmy depuis 20 ans » m’a adressé un assez long texte de quatre pages à la suite de la publication de mon billet «Erreurs sur la personne».

Je lui ai proposé de le publier ; elle a décliné. J’en fais néanmoins mention parce que, dans une certaine mesure au moins, il répond aux questions que beaucoup de camarades de Jimmy se posent après son décès et son enterrement religieux.

Ma correspondante a été choquée par mon billet. Elle estime que je m’y «attaque» à Jimmy, dans un texte «méprisant» et «outrancier», qui reviendrait à l’«abandonner».

Pour résumer: mon anarchisme est «totalitaire» puisque je ne tolère pas la liberté individuelle et «privée» de Jimmy.

Jimmy, m’assure-t-elle a été «anarchiste convaincu jusqu’à ses dernière heures» et était «devenu un peu musulman à sa façon».

En soi, rien d’une nouveauté: il y a bien eu des «anarchistes chrétiens». Pourquoi pas en effet des «anarchistes musulmans»? Je ne vois pas que les premiers aient fait progresser l’anarchisme. Leur «anarchisme chrétien» était une manière de concilier un engagement philosophique et social avec des croyances qu’ils ne souhaitaient pas abandonner.

C’est ce qu’on me dit : «Il a fait le choix de l’équilibre entre ses convictions libertaires et sa foi en l’au-delà».

Tout le problème est là : dans le signe « égal » mis entre un engagement ramené à des «convictions» et une foi. Peu m’importe laquelle (je passe ici sur les notations concernant un Islam quasi libertaire, aux imams dépourvus d’autorité, etc.).

Il n’y aurait au fond que des croyances, combinables à l’infini (Saint Crétisme [1], priez pour nous !). Or, à mes yeux, une philosophie de la liberté se doit de combattre toutes les croyances. Comme je l’ai souvent écrit, Jimmy savait que je pense ainsi, et c’est peut-être le motif de son silence.

Je suis d’ailleurs heureux de savoir que cet homme, pour lequel j’avais beaucoup d’affection a trouvé quelqu’un pour l’accompagner dans la vie et notamment dans ses dernières années.

Cela dit, ma compassion et ma solidarité agissante vont, par priorité, à celles et ceux qui, né·e·s dans une religion qui leur est imposée dès l’enfance risquent leur vie et·ou leur liberté pour en sortir.

Si je savais qu’il existe quelque part une organisation, un pays, où l’on prétend obliger les enfants à « être anarchistes », je cesserais, moi qui suis libre de mes engagements, de me réclamer de l’anarchisme.

[1] Syncrétisme : combinaison peu cohérente de doctrines, de systèmes (Petit Robert).

L’INCENDIE ~ par Louis ***

La charpente de la cathédrale de Paris n’a pas encore fini de se consumer que déjà le ban et l’arrière-ban de tous les pouvoirs institués appellent à resserrer les rangs autour de ce symbole de la soumission. Tout de suite a été rappelé en boucle que ce monument a vu passer dans sa nef depuis des siècles rois, papes, empereurs et autres présidents de toute l’Europe, voire du monde.

En pleine crise sociale, alors que depuis des mois on nous serine que les caisses sont vides, que le traitement homéopathique de l’injustice, de la pauvreté et de la misère coûte décidément trop cher, les cendres étant encore chaudes, voilà que les millions pleuvent à foison en toute indécence. Tout le beau monde s’ébaudit devant la soi-disant générosité de quelques milliardaires: ramenées au montant du smic, leur obole ne vaut pas dix euros! Et rapportée à l’utilité réelle de ces dix euros pour un smicard, leur obole vaut-elle seulement quelques centimes? Sans compter que l’on ne peut absolument pas les dédouaner d’arrière-pensées d’optimisations fiscales et publicitaires.

Mais le plus grave est qu’à travers cette propagande faite au nom du «patrimoine», de l’«art» ou de la «culture», c’est bien l’image universelle de tous les puissants qu’il s’agit de réaffirmer: puissances politiques, religieuses, économiques, technologiques, financières, médiatiques… Ce n’est pas un hasard si tous les puissants, ou presque, de la planète se sont émus. Ce qu’il s’agit de reconstruire au plus vite, ce n’est qu’accessoirement un témoin passé de notre histoire commune, mais un symbole présent de leur pouvoir. Ce témoignage du passé, pour important qu’il soit à certains égards, n’est pourtant ici jamais mis en perspective critique : la révolution française ou la Commune ne sont que des pages noires de l’histoire de la cathédrale, et donc par conséquence des pages sombres de l’Histoire elle-même. Ce qui a brûlé c’est avant tout un mythe, et c’est lui qu’il s’agit de pleurer et de restaurer.

Comme l’a très bien dit Macron lors de son allocution du 16 avril, «chacun à sa place, chacun dans son rôle», et le monde continuera de pouvoir croire aux miracles. Et c’est bien ce qu’il a essayé de nous vendre: «Ne nous laissons pas prendre au piège de la hâte» pour avancer dans la résolution de la crise sociale. L’important est de restaurer l’image touristique de l’unité nationale et de la puissance de l’État. Cette puissance est d’ailleurs si extraordinaire qu’elle est capable de sécher des chênes centenaires pendant largement plus d’une dizaine d’années tout en reconstruisant avec eux une charpente monumentale dans les soixante prochains mois.

Ce que le pouvoir français n’a pas vraiment réussi à faire avec le saccage symbolique de quelques boutiques de luxe sur les Champs-Élysées, à savoir faire condamner les émeutiers au nom du prétendu rêve universel des consommateurs de pouvoir accéder «un jour» au mythe de la richesse, il est en train d’essayer de le faire avec cet incendie tout à fait providentiel pour lui. Sa priorité est de restaurer l’image de l’unité nationale mise à mal par cinq mois de crise sociale majeure: «Il nous revient de retrouver le fil de notre projet national, celui qui nous a fait, qui nous unit, un projet humain, passionnément français (sic)». Face à un tel défi, qui ne comprendra pas la mesquinerie, la petitesse, l’égoïsme même, de la contestation sociétale si elle continuait à vouloir re-définir le sens perdu d’un vivre-ensemble à réinventer.

Dans l’intervention de Macron, il s’agit très expressément de faire passer le sens de l’histoire devant une «fausse impatience» nécessairement illégitime de la contestation. «Demain la politique et ses tumultes reprendront leur droit, nous le savons tous, mais le moment n’est pas encore venu». Pourquoi faut-il donc que la vie réellement vécue vienne toujours gâcher son image idyllique que les puissants fignolent si patiemment pour notre bien? Affirmer la permanence et la continuité de la France et de ses symboles, c’est automatiquement tenter d’autolégitimer un pouvoir qui se veut son incarnation. C’est symétriquement tenter de jeter l’anathème sur les contestataires du pouvoir au nom d’une histoire prétendument impérissable, tellement plus grande que les petits soucis quotidiens des uns et des autres.

L’avantage de ce genre de discours, c’est qu’il va finir par rendre palpable que la critique du pouvoir devient de moins en moins dissociable de la critique de son histoire: l’histoire telle que nous la connaissons n’est toujours que l’histoire racontée par le pouvoir. Il ne s’agit bien entendu pas de raconter autrement la même histoire, avec le regard des vaincus, mais de casser leur histoire, de briser le référentiel mental qui leur permet de croire qu’ils sont l’histoire. À tout le moins, puisque pour eux cela me paraît désespéré, il faut surtout que les dominés, ces gens qui ne sont rien, changent d’histoire, sortent du cadre mental et national qui seul légitime les puissants de ce monde. Ce n’est qu’en changeant d’histoire qu’ils pourront faire leur propre histoire, ce n’est qu’en cassant les repères temporels et géographiques du pouvoir qu’ils arriveront, que nous arriverons à le briser lui-même.

Passons sur le fait que l’État français qui se voudrait le chantre de la laïcité se fasse, dans cette histoire de cathédrale, le héraut de «Notre-Dame» et d’une chrétienté pleinement assumée. Je préfère quant à moi me souvenir du jour de Pâques de 1950, le 9 avril, à la cathédrale de Paris justement, où Michel Mourre et ses amis proclamèrent en plein office la mort de Dieu.

« Aujourd’hui, jour de Pâques en l’Année sainte,
Ici, dans l’insigne Basilique de Notre-Dame de Paris,
J’accuse l’Église Catholique Universelle du détournement mortel de nos forces vives en faveur d’un ciel vide ;
J’accuse l’Église Catholique d’escroquerie ;
J’accuse l’Église Catholique d’infecter le monde de sa morale mortuaire,
d’être le chancre de l’Occident décomposé.
En vérité je vous le dis : Dieu est mort.
Nous vomissons la fadeur agonisante de vos prières,
car vos prières ont grassement fumé les champs de bataille de notre Europe.
Allez dans le désert tragique et exaltant d’une terre où Dieu est mort
et brassez à nouveau cette terre de vos mains nues,
de vos mains d’orgueil,
de vos mains sans prière.
Aujourd’hui, jour de Pâques en l’Année sainte,
Ici, dans l’insigne Basilique de Notre-Dame de France,
nous clamons la mort du Christ-Dieu pour qu’enfin vive l’Homme.»

Je n’ignore pas ce que ce genre de propos a de provoquant, d’outrancier et de caricatural, en particulier parce que l’on ne peut plus aujourd’hui parler de l’Homme (avec un H majuscule), qui n’est au final que le fils trop Naturel d’un Dieu (avec un D majuscule). Mais le discours présidentiel est tout autant provoquant, outrancier et caricatural, en plus d’être méprisant : la question que l’on peut cependant se poser est de savoir s’il en est seulement conscient.

Louis ***

Colmar, le 17 avril 2019

Le «féminisme décolonial» au secours de l’infâme

Longtemps figure de la garde intellectuelle rapprochée d’Antoinette Fouque, incarnation d’un féminisme plutôt essentialiste, défenseuse de la veuve Mao et déposeuse de la marque «MLF», Françoise Vergès est montée en marche sur le radeau du «féminisme décolonial» qui se veut à l’écoute des superstitions religieuses et considère la laïcité comme un masque odieux de l’impérialisme occidental.

Ci-dessous, l’une de ses récentes déclarations, sur le site HuffPost Maroc, censées promouvoir son dernier opus publié à La Fabrique, l’éditeur de toutes les bonnes causes. Où l’on apprend que la société française s’est «refondée» par la polémique autour du voile comme l’Amérique blanche par les lynchages de noirs.…

Ouaah! Françoise Vergès s’est mise à croire au progrès, c’est ça!?

Le billet qui précède m’a valu un bordée d’insultes délirantes, de la part des mêmes afficionados que d’habitude (ils ont un «dossier», qu’ils ressortent de la naphtaline pour l’étoffer…). Ils publient sur Indymdia Nantes parce qu’on les y laisse déposer leur petites crottes.

Pourquoi en parler? D’abord parce que ça m’amuse! Ensuite parce qu’apparaît cette fois un nouveau crime que l’on avait – inexplicablement – omis jusqu’ici de m’imputer…

Voilà cet oubli réparé: je suis sioniste. Il fallait que cela soit dit!

Et tant pis pour ceux qui me préfèrent «islamophile» et/ou antisémite. Arrangez-vous entre vous!

“ALCHERINGA” ~ nouvelle revue du Groupe surréaliste de Paris

 

PORTE-FENÊTRE

[…] Il s’agit donc de dire non à tous ces systèmes d’oppression, de domination, d’aliénation des corps et des esprits qui font l’emprise de la civilisation capitaliste, pour laquelle n’est véritablement réel que ce qui est produit par la rationalité marchande ou ce qui peut lui bénéficier. Il s’agit donc d’être encore plus qu’hier en écart absolu avec ce monde, d’être d’abord résolument inutiles dans le fonctionnement de sa machinerie, avant que d’avancer avec les joies de la désertion sociale et de la paresse créatrice, celles, pour nous évidentes, de l’exploration continue de l’imaginaire et de l’irrationnel pour enrichir une raison autre, qui sans craindre d’être portée par les ailes du mythe de la Révolution, nous donne à entendre que le réel est tout ce qui excède la réalité.

Aussi reprenons-nous collectivement la parole, après la revue S.U.R.R. (1996-2005) pour affirmer qu’il est un lieu où pensée poétique et pensée critique se joignent dans la volonté d’actualiser le projet d’émancipation que nous savons avoir en partage avec d’autres errants dans la nuit de l’époque. Le surréalisme : nous nous adressons à ceux qui l’attendent ailleurs qu’enclos dans les musées, les salles des ventes et les colloques universitaires. Allons donc ! Nous sommes quelques-uns, de par le monde, à prétendre que son mouvement réel, ce soir encore, est d’être le mythe nécessaire pour subvertir l’histoire absurde de ce temps et œuvrer au ré-enchantement du monde. Nous parlons depuis Paris, Leeds, Londres, Madrid, Prague, Stockholm, Chicago, Ottawa, Montréal, São-Paulo, etc. comme depuis de plus profondes forêts, de plus lointaines îles où les temps s’entrelacent tels les mailles de rosée de l’étoile d’un matin toujours à venir. Et ce que nous avançons aujourd’hui: Alcheringa,c’est parce que le temps des rêves – c’est la signification de ce mot dans une langue parlée par des aborigènes d’Australie – est «aussi celui de toutes les métamorphoses» (André Breton, Main première). Métamorphoses que nous nous éblouissons de voir à l’œuvre dans l’expérience fondamentale du rêve, qui transmet son économie à toute véritable aventure poétique. Aussi est-il a contrario quelque peu agaçant d’observer comment certaines recherches dans les neurosciences s’appliquent à cacher derrière l’étude positiviste du fonctionnement des organes cérébraux, l’élucidation du fonctionnement réel de la pensée. Le travail du rêve, le jeu de symboles dont il use avec une déconcertante prodigalité dont le secret nous est toujours remis, son aisance à tantôt disqualifier la vie diurne et à tantôt l’enchanter, même à longue distance temporelle, de cela nous ne voulons être que les farouches éveilleurs, comme certes tant le furent avant nous, et qui brisèrent leurs sabliers au sortir de la chambre noire. Oui, l’échelle du rêve, qu’elle serve à monter ou à descendre de l’inconscient à la conscience vigile est bien telle la nef des Argonautes ou le crible de Faustroll, un instrument de navigation qu’il nous importe de régler avec toujours plus de précision, pour en proposer l’usage à qui en voudra pour mesurer combien est plus immense qu’il n’est dit la lande mentale où s’inventent les désirs. Dès lors que se dégage un peu mieux l’horizon de celle-ci, que veulent encombrer sans vergogne les palinodies de l’échange marchand, ne voyez-vous pas que les yeux de la tyrannique gorgone se sont changés en boule de cristal? Il se peut que la lecture du journal, d’inutile ou d’accablante, devienne au souvenir du rêve matinal, soudainement révélatrice d’une mystérieuse correspondance entre la sphère subjective et le monde objectif. Le hasard?

De celui-ci, de ses coïncidences pétrifiantes, nous n’avons de cesse d’en guetter les occurrences, de vouloir les provoquer sur le tissu des jours, dès lors qu’elles assignent à ceux-ci d’être dans leur décompte, les témoins d’une durée encore secrète où s’abolissent dialectiquement les dépossessions de l’ennui et les impositions de quelques-unes de nos légendes préférées ou de nos insouciantes rêveries. Nous voulons n’être qu’à la merci d’un temps désormais qualitatif, en lequel la sensation du sacré devient indissociable de l’expérience du merveilleux. Telles évidences que sont pour nous le matérialisme et l’athéisme trouvent en cela leur pierre de touche. Puisque cette pierre, qui un jour pour nous pourrait être philosophale, est toute mouvante d’images, de ces plurivoques objets de pensée qui sont les moments parfois splendidement indécis où se confondent, où ne se séparent pas encore le signifiant et le signifié des mots d’avec des impressions sensibles, en particulier visuelles, telles qu’elles agitent le débat intérieur au moment de la plongée dans le sommeil. L’imagination est alors ainsi, d’évidence, la reine des facultés; éprouvée comme la première organisatrice de notre présence au monde. Rien encore ne l’oblige à accepter la séparation entre subjectivité et objectivité, elle nous enseigne que sa puissance non pas dislocatrice mais unificatrice et transformatrice nous est nécessaire pour résister au flux d’images mortes dont usent les Circé du monde marchand pour geler l’esprit dans le miroir de ses objurgations.

Enseignement qui a tout l’allure d’un jeu: nous jouons beaucoup, nous n’aimons rien tant que jouer. C’est d’ailleurs très simple et il n’est jamais bien difficile d’inventer de nouvelles règles, de nouveaux protocoles pour que se créent en nos modestes assemblées d’étonnants moments d’intersubjectivité. On a assez évoqué la dimension libératrice de telles pratiques, comment de cette mise en commun de la pensée poétique peuvent surgir quelques moments d’utopie. Il nous apparait que la suite de ceux-ci peut être lue comme une histoire parallèle, une petite histoire encore, mais vue par la lorgnette kaléidoscopique du défi aux lampistes du Panthéon. Et une autre suite, se prolongeant en d’assez longues saisons, relatant des récits de rêve peut constituer les annales d’un imaginaire. En marge de celles-ci s’inscrivent les seuls évènements dont il vaut la peine de se souvenir, ou qu’il est si passionnant de prévoir. Il y a là, pour qui s’insurge contre l’odieuse injonction à devoir «vivre en temps réel» la bêtise de cette époque, l’invitation à s’ouvrir à un autre rapport au temps. ALCHERINGA : cette nouvelle revue du groupe surréaliste de Paris ne veut rien tant que d’inciter à conjuguer au temps du rêve l’insolente jeunesse de la révolte et de l’imagination sans entraves.

Guy Girard

 

Textes, poèmes, images, peintures et collages de

Guy Girard, Ana Orozco, Élise Aru, Alfredo Fernandez, Joël Gayraud, Bertrand Schmitt, Emmanuel Boussuge, Sylvain Tanquerel, Claude-Lucien Cauët, Hervé Delebarre, S. D. Chrostowska, Michel Zimbacca, Michael Löwy, Bruno Jacobs, Michèle Bachelet, Katrin Backes, Massimo Borghese, Eugenio Castro, Kathy Fox, Janic Hathaway, Marcos Isabel, Enrique Lechuga, Patrick Lepetit, Sergio Lima, Rik Lina, Noé Ortega, John Richardson, Michael Richardson, Ron Sakolsky, Eloy Santos, Pierre-André Sauvageot, Virginia Tentindo.

48 pages, 10 €.

Contact:

alcheringa.revue@gmail.com

La revue est feuilletable et disponible à l’acquisition à la librairie de la Halle St-Pierre (au pied de la butte Montmartre), et à la librairie Publico (145, rue Amelot 75011 Paris).