Michel Onfray se rapproche de l’extrême droite, sous le patronage de Proudhon

Le pauvre Michel Onfray poursuit sa pitoyable dégringolade et se rapproche de la vieille «Nouvelle droite» intellectuelle d’Alain de Benoist. Non seulement il préface un livre de Thibault Isabel, mais il participe en chair et en os à un colloque organisé par les revues Éléments pour une civilisation européenne et Krisis, les deux organes de cette mouvance d’extrême droite.

La stratégie de pêche à la ligne pratiquée depuis longtemps par Alain de Benoist, via les revues en question, se révèle une fois de plus payante. Après avoir attiré récemment Bernard Langlois, cofondateur de la revue Politis, de Benoist peut se flatter d’une belle prise médiatique, que la mise en page ci-dessous indique assez: ça n’est pas vers l’affiche du colloque que se tournent les regards quasi égrillards des deux «penseurs» d’extrême droite, mais vers Michel Onfray.

Quant au grand ancêtre qui fournit le prétexte de cette répugnante fraternisation intellectuelle, il serait vain de lui reprocher aujourd’hui de tirer Onfray encore plus bas qu’il n’était. Ce sont pourtant bien les ambiguïtés de sa théorie qui autorisent tant d’ordures de droite ou d’extrême droite à se réclamer de lui.

Onfray, lui, définitivement enfermé dans sa folie omnisciente et omnipotente, est certainement persuadé non seulement d’avoir raison à propos de Proudhon – comme du reste – mais de ce que sa parole magique éclairera tous les esprits et résoudra toutes les contradictions…

Encore quelques années (ou mois?) et notre cynique rédigera des rapports pour la présidente du Front national et/ou de la République.

Voir la publicité du colloque Proudhon.

Sampler Finky

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Nous vivons une époque formidable. En témoigne la mise en ligne anonyme (à mes yeux) d’une merveilleuse machine à sampler du Alain-«Gnagnagna»-Finkielkraut.

Vous verrez, vous allez vous amuser un bon moment en cliquant sur les différentes touches noires!

Vous pouvez même les compter, comme Alain…

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Capture d’écran: il vous faut suivre le lien indiqué plus haut en rouge pour composer en vrai.

Finkielkraut reprend l’offensive! [une exclusivité “Lignes de force”]

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Sa Suffisance Finkielkraut et les «fascistes»

La place de la République est devenue le lieu d’un immense forum et d’innombrables rencontres et discussions. De cette heureuse situation, déjà saluée ici, certains ont cru pouvoir déduire qu’il s’agit de l’endroit où il importe de se montrer devant micros et caméras (en nombre, il est vrai).

Finkielkraut, crétin de service public, ratiocineur de la déploration moisie, ami et caution du fasciste antisémite Renaud Camus, un type qui petit déjeune au Medef comme vous et moi au bistrot du coin, bref l’une des incarnations les plus infectes de la nouvelle réaction s’est cru autorisé hier soir samedi à parader en bordure des assemblées et groupes divers.

S’étant refusé à quitter les lieux, comme cela lui a d’abord été gentiment recommandé, M. Finkielkraut s’est donc fait proprement virer de la place sous les quolibets. Démontrant à la fois son humiliation d’avoir mal évalué les effets de sa notoriété, et sa légendaire finesse d’analyse politique, l’histrion de France-culture a répliqué en traitant ses raccompagnateurs/trices de « fascistes ».

Dans certaines bouches, tous les mots sont doux à entendre.

 

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L’identitaire malheureux

La sensualité littéraire de Patrick Grainville

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Ayons une pensée (émue) pour les travailleurs intellectuels en cette période de lutte contre une loi de précarisation (laquelle ils connaissent si bien que l’on a inventé pour eux l’appellation «intellos précaires»): voici, une fois n’est pas coutume, une escarmouche littéraire.

Je lisais le dernier supplément «Livres» du Monde, lorsque je suis tombé sur un article de M. Vincent Roy, consacré à l’éloge d’un roman récent de M. Patrick Grainville, Le Démon de la vie. Je ne les connais ni l’un ni l’autre, même si j’ai lu un livre du second, dont j’ai oublié jusqu’au titre.

Cet écrivain hypersensuel est devenu, au fil de son œuvre considérable, un expert en démonologie

…nous apprend M. Roy.

Dans son dernier roman, M. Grainville évoque, nous dit-on, la passion fusionnelle de deux adolescents, Louise et Luc, ainsi que l’évasion d’un tigre, auxquels les amoureux souhaitent de rester libres.

Et pourquoi pas, en effet?…

C’est le moment pour M. Roy de nous donner envie de lire le livre «hypersensuel» de M. Grainville.

Pas facile le métier de critique, mal payé de surcroît. Mais bon, spontanément ou sur ordre, M. Roy souhaite nous donner une bonne impression de la giga sensualité de M. Grainville. Il choisit donc l’extrait suivant, concernant les sentiments des ados pour le tigre évadé, auxquels ils s’identifient (ben si! parce que eux non plus, tu vois, ils ne veulent pas se laisser domestiquer…):

Gênés, […] ils se demandaient même si dans l’enthousiasme aveugle qui les rangeaient dans le camp du tigre ils n’en acceptaient pas sourdement toutes les conséquences, sombrant dans un abîme de désir où ils espéraient de la bête libérée une apothéose effrayante.

L’enthousiasme est «aveugle» et l’acceptation «sourde»… Je suppose que c’est dans la réunion en une même phrase de ces calamités physiques — et stylistiques — que nous sommes invités à repérer l’hypra sensualité de l’auteur…

Ah! sombrer dans «l’abîme du désir» pour une «apothéose effrayante»… Qui n’en a pas rêvé?

En voilà de la littérature qu’elle vous en fout plein la vue. C’est un métier! y’a pas à dire…

Soyons sérieux, si cette pitoyable daube est de la littérature, sensuelle de surcroît, je me demande si je ne publie pas sans le savoir, depuis quelques décennies, des catalogues de vente par correspondance.

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Allez savoir pourquoi, cette pénible évocation du livre de M. Grainville m’a fait songer à une exposition proposée par le Musée de la poste sur une campagne de solidarité par le timbre avec les «chômeurs intellectuels» (sic), dans les années 1930-1940.

 

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