Trois visages de Marseille

Je ne les aurais sans doute jamais remarquées, si je n’avais été assis, le nez en l’air, au pied de l’immeuble qu’elles embellissent discrètement, dans le bas du Cours-Ju.

Ne dirait-on pas que l’une d’elle éprouve un chagrin… Peut-être de ne pouvoir à jamais rejoindre sa jumelle ?

Cher Missak, Comme te voilà fleuri!

Je crois qu’ils t’ont mis une couronne d’épines sur la tête… non pour christianiser ton martyre mais pour dissuader les pigeons d’en prendre trop à leur aise. Toi qui as contribué à disperser le vol noir des corbeaux sur nos plaines, je ne pense pas que ces innocents volatiles peuvent t’impressionner…