“AKADEMOS” ~ une réédition

« Une sortie à la rentrée »

La revue
C’est décidé – sûr et certain : la réédition annotée de la première revue homosexuelle française (1909) fondée et dirigée par le baron Jacques d’Adelswärd-Fersen « sortira à la rentrée ». Les épreuves définitives viennent d’être remises à l’imprimeur marseillais (CLIP) qui s’est engagé à respecter les délais. Cette entreprise aura nécessité deux années de travail intensif, au cours desquelles nous sommes allé·e·s de découvertes en découvertes.
Les souscripteurs recevront bientôt les quatre volumes trimestriels sous coffret, soit reliés, soit brochés, selon leur apport. Le premier tirage est de cent exemplaires pour chaque formule. Une autre centaine consiste en volumes libres.

Akademos, mode d’emploi
À chaque coffret sera adjoint gracieusement un volume d’études intitulé Akademos, mode d’emploi. Cet ouvrage critique a été progressivement alimenté pour atteindre plus de 500 pages.
Cette offre restera valable directement auprès de l’éditeur et sur Helloasso :

Son tirage est fixé à trois cent exemplaires. D’autres études n’ont pas pu être menées à terme et devraient faire l’objet d’un deuxième tome.


Lancement
Le lancement aura lieu au 32e Salon de la Revue, les 14, 15 & 16 octobre 2022 à la Halle des Blancs-Manteaux (Paris 4e, entrée libre et gratuite). Un article de Nicole G. Albert aura paru dans la revue Ent’revues. Un stand accueillera les visiteurs. Une table ronde est également programmée le dimanche de 17 à 18 h. Un autre épisode est prévu à la librairie «Les Mots à la bouche» à l’automne.
À cette occasion, M. Jacques Dupont présentera l’édition en volume des Fréquentations de Maurice, de Sidney Place (Marcel Boulestin), paru sous la forme d’un roman suivi dans Akademos.

Nicole G. Albert et Patrick Cardon

“Le jardin des hommes”, de Carol Vanni et Edmond Baudoin

C’est un livre sur la colère, sur les colères.

Celles des hommes, interrogés avec bienveillance par l’autrice.

Elle leur accorde une vraie attention, comme aux radis et autres légumes qu’elle replante et récolte à mi-temps chez un couple de maraîchers voisins.

Il n’y a rien de péjoratif dans la comparaison. L’attention de Carol Vanni est entière, sa présence aussi : qu’il s’agisse d’écouter l’un des ses interlocuteurs ou de mélanger eau et terreau. L’écoute est aussi précise que les gestes, que l’on prend grand plaisir à voir décrits si minutieusement, si justement, peut-être surtout lorsqu’on ne les pratique pas.

Et puis il y a la colère de l’autrice, certes peu à peu apaisée dans l’écriture et dans le malaxage du terreau, mais si violente encore. À cause d’un homme qui est mal parti. Leur histoire d’amour a bien commencé et bien duré, mais lui est – littéralement – mal parti. Juste au moment où il se prétendait capable de reparler d’amour – et de colère peut-être aussi. Il a fait défaut, et c’est ce défaut qui déséquilibre l’autrice, comme un gouffre intérieur qui voudrait la happer. Je ne connais pas la chronologie, et si elle figure dans l’ouvrage, mon inconscient l’a évitée. Du coup, j’ai l’impression que les entretiens avec tous ces hommes viennent tenir la place du dialogue rompu. Ils sont d’ailleurs touchants ces hommes (dis-je, moi qui ne les aime guère en général). Tous ont une histoire de colère·s, et·ou sont en colère contre leur histoire. Tous éprouvent l’immense difficulté pour un homme – non pas, pitié ! de se « déconstruire » – mais au contraire de cesser d’être de petits garçons. Qui ne savent pas bien comment exprimer leurs souffrances et leurs doutes avec des mots ; alors ils trépignent, frappent, cassent leurs jouets.

Et puis, de temps à autre, comme une virgule, un dessin très noir d’Edmond Baudoin (ou parfois les éléments d’un herbier). Et ce sont des respirations bienvenues dans le contrepoint du récit de l’autrice (comment oublier ce qui fait souffrir) et des histoires de ces hommes en colère.

Ils ont fini, pour beaucoup, par trouver leur place dans le jardin de la vie, parmi les fleurs, les légumes et les mal dites « mauvaises herbes ». L’autrice aussi retrouve une place qui lui convient : à force d’écouter, de désherber, de mettre en bottes.

Lecture faite, une curiosité vous trotte dans la tête, que l’on ne saurait reprocher à l’autrice de ne satisfaire que pour ce qui la concerne : de quelles colères sont faites les femmes ?

Le jardin des hommes. Entretiens sur la colère, Vanni Carol & Edmond Baudoin, Esperluète éditions, 101 p., 16 €.

Statut de l’ouvrage : offert par l’autrice.

Les “Œuvres” de Louise Labé

En publiant un unique livre en 1555, Louise Labé a fait entendre une voix nouvelle. Un dialogue mythologique insolent et facétieux, trois élégies et vingt-quatre sonnets, le tout précédé d’une saisissante épître programmatrice et suivi de vingt-quatre poèmes de « divers Poètes » en son honneur : autant de manières de renouveler les représentations de l’amour transmises par la littérature et la société et de revendiquer pour les femmes le droit de penser et d’écrire. Cette nouvelle édition intégrale des Œuvres de Louise Labé Lyonnaise donne à entendre cette voix pour les lecteurs d’aujourd’hui, notamment grâce à une double annotation qui éclaire à la fois les subtilités lexicales et les références d’une écriture originale et puissante.

L’édition est complétée par un dossier :

  1. La fabrique des « Écrits de divers Poètes »
  2. Qui a participé aux Œuvres de Louise Labé Lyonnaise ?
  3. Dans l’atelier des sonnets : les sonnets II et III
  4. Chronologie : Louise Labé à travers les archives
  5. L’histoire du livre et de sa réception.

Depuis le 10 mai 2022, vous pouvez consulter un site très complet à propos de Louise Labé, réalisé par Michèle Clément et Michel Jourde, responsables de cette édition de Louise Labé.

“La liberté ne se mendie pas. L’Envolée 2001-2008” ~ par Olivier Cueto et Nadia Menenger

Je dois des excuses à Nadia Menenger. Pour ce qui est d’Olive – Olivier Cueto – c’est un peu tard: il est mort le 28 mars 2020, d’un cancer qu’il avait gardé secret (chacun sa manière).

J’ai reçu les exemplaires envoyés par Nadia le 3 janvier dernier, soit précisément la veille de mon entrée à l’hôpital Lariboisière pour l’opération que l’on sait. Faut-il dire que les jours suivants mon retour chez moi ont été un peu agités?… Des dizaines d’ordonnances, de comptes rendus et de boîtes de médicaments sont venus s’empiler par-dessus les livres qui s’entassaient déjà sur ma table. Or je suis affligé d’une faiblesse intellectuelle, qui me coûte très cher en efforts et en énervements dans mon travail de recherche: ce que je n’ai pas sous les yeux, je l’oublie.

Cela ne vaut que pour le papier.

Je n’oublierai pas Olive, camarade adorable dont le sourire faisait se plisser aux coins des yeux de petites rides. Je ne me souviens pas quand nous nous sommes rencontrés, mais j’ai le vif souvenir de périodes, au début des années 2000 où nous nous sommes beaucoup vus, parfois chaque jour, parce que nous suivions (dans tous les sens du terme) les lycéens en lutte dans les rues de Paris. Figure d’ailleurs dans le livre un bel article de 2005 sur le mouvement lycéen. Et puis à l’Assemblée de Montreuil, qu’il a cofondé, comme il a cofondé l’émission de radio et la revue qui portent le même titre: L’Envolée.

Olive était un fondateur (d’autres exemples de revues qu’il a contribué à créer sont donnés dans le livre). Il avait le sens du contact, de la solidarité et de l’hospitalité. Non seulement c’était une fine gueule, mais il cuisinait très bien, et je garde le souvenir ému d’une paella monumentale que nous avons dévorée à quinze…

L’objectif de L’Envolée a été double dès le début: donner la parole aux enfermés et plaider pour l’utopie concrète d’une société désincarcérée, une société sans prisons.

Il était naturel que Nadia, elle-même coanimatrice de L’Envolée, de l’origine jusqu’en 2008, et que l’Insomniaque – Olive avait pris une grande part au livre Au pied du mur. 765 bonnes raisons d’en finir avec toutes les prisons publié par cet éditeur en 2000 – lui rendent hommage tout en donnant une image concrète de l’énorme travail qu’il a accompli à L’Envolée.

L’Insomniaque éditeur, 301 p., 15 €.

Statut de l’ouvrage: Offert par l’autrice.

 

 

 

“Durruti sin mitos ni laberinto y otras estampas” ~ Agustín Guillamón

 Durruti sin mitos ni laberinto y otras estampas, de Agustín Guillamón, editado en Madrid (enero de 2022) por Fundación Aurora Intermitente y Sueños de Sabotaje. Colabora: Queimada.

 

Índice:

Prefacio de Octavio Alberola

  1. Biografía de Durruti
  2. Carta de Durruti desde la cárcel (1933)
  3. El bar “LA TRANQUILIDAD” y el 19 de Julio de 1936 en el Paralelo
  4. Habla Durruti (noviembre de 1936)
  5. Los comités de defensa de la CNT (1931-1938)
  6. La Barcelona revolucionaria. De julio de 1936 a mayo de 1937
  7. ¿Quién impulsó y quién ahogó la insurrección de mayo de 1937?

Anexos:

Anexo 1: Carta de Durruti a la Generalidad de Cataluña protestando, en nombre del Comité de Guerra, por la militarizacion de su columna. Fechada en Osera el 1 de noviembre de 1936.

Anexo 2: Orden de los comités superiores a Durruti para su inmediata incorporación al Frente de Madrid. Decision tomada en un Pleno de Locales y Comarcales de Cataluña el 9 de noviembre de 1936.

Avance:

El libro está constituido por siete estampas, absolutamente autónomas e independientes entre sí, que unidas en el formato de un libro conforman un conjunto estructurado que amplía, transforma y multiplica las imágenes y el contenido de cada una de esas estampas.

Entendemos por estampa una ilustración precisa y detallada de un paisaje, de una persona o de un pueblo, dibujada por el ágil trazo del lápiz magistral de un dibujante (como Sim) o por la foto mecánica de un artilugio. Hay escritores que escriben estampas con dos o tres frases, como Mary Low o George Orwell. No sobra una palabra, no falta una coma o un paréntesis. Con apenas medios, definen y encuadran una situación, retratan una personalidad o sintetizan una vida. Hacen estampas.

Esas estampas, esas imágenes, eternizan un instante, unos días o unos meses, captando su esencia más profunda. Sin embargo, el conjunto de las siete estampas produce una sensación de movimiento telúrico, de encaje final de las piezas del puzle y explicación de todas y cada una de las ilustraciones en una estructura firme y exacta, que explica el breve y luminoso estallido de la revolución, así como su dolorosa oscuridad y muerte.

Sólo tres estampas se dedican a dibujar el perfil del revolucionario Buenaventura Durruti; las otras cuatro, exponen el terremoto colectivo, masivo y popular del hecho revolucionario y, luego, la horrible y sangrienta embestida de la contrarrevolución estalinista y republicana.

Esas cuatro estampas demuestran y explican que Durruti no se perdió en ningún laberinto. Guillamón nos presenta un Durruti sin mitos, más allá de la divinización de algunos y de su demonización por otros; o de su banalización por los más. Durruti no fue un dios, ni un héroe del pueblo. Fue un revolucionario más entre otros miles.

Este libro de siete estampas termina con la inclusión de dos importantes anexos documentales: el primero es la protesta de Durruti por la militarización de su columna; el segundo se trata de la orden dada a Durruti el 9 de noviembre de 1936 de marchar a Madrid.

El conjunto de las siete estampas y los dos anexos nos ofrece la esencia de la figura de un revolucionario, esculpido con la ética del conocimiento y el combate por la historia en formato de libro.

El pasado se escurre como el agua entre las manos; es el rostro desencajado por un profundo grito mudo del ángel horrorizado de la historia ante la destrucción, arrastrado de espaldas al futuro por un viento huracanado, paralizadas las alas mientras bajo su vista todo muere y se desmorona impreciso, agostado, decrépito, irreconocible y ruinoso. Todo lo sólido se desvanece en el aire. Durruti, santificado y momificado, es asesinado dos veces, le ascienden a Teniente Coronel del Ejército Popular y le hacen decir que renuncia a todo, excepto a la victoria. La revolución se esfuma como un hermoso sueño, sin apenas dejar huellas. Nada permanece inmutable, salvo la aniquilación de todo lo existente. ¿Cómo contar eso sin citar a Walter Benjamin y su Angelus Novus?

La documentación hallada en los archivos es el sine qua non de la ciencia histórica. Los archivos son los lugares donde los investigadores como Guillamón obtienen la mayor parte de los documentos que sustentan su relato, mimbres con los que el narrador intenta construir una cesta (o relato histórico) capaz de ordenar y contener esas estampas de la Revolución y de la Guerra. A veces, esos archivos, muchos y variados, en no importa qué lugar del mundo, son parcos y avaros, pues apenas dejan vislumbrar lo realmente sucedido. En esos trances la cesta queda inacabada, apenas esbozada, pero los contornos construidos y los vacíos existentes ofrecen un conjunto global que permite intuir la forma de la cesta y, en contadas ocasiones, su contenido.

Historiadores académicos, doctorandos en busca de pesebre, mitómanos nacionalistas, nostálgicos estalinistas reciclados y ridículos charlatanes de una obsoleta ortodoxia de cartón-piedra confeccionan siempre la misma cesta, la que tienen en su cabeza, o la que les han comprado; no importa los documentos conseguidos.

Suelen ser cestas absolutamente perfectas, pero falsas.

Los traperos y coleccionistas de papeles viejos, como se define Guillamón, fabrican la cesta que pueden con el material hallado, y si hace falta hurgan entre la basura desechada por inútil y se alimentan con los suculentos desperdicios encontrados. Los del trapero y el universitario son métodos contrarios y ajenos, que se repelen y combaten. Pero el salvaje sistema del trapero no sólo es infinitamente mejor que el académico; en realidad es el único digno, veraz y éticamente posible.

He aquí unas hermosas estampas de Durruti, de la Revolución Social y de su fracaso, que se fundamentan siempre en un riguroso y sólido trabajo previo de investigación, sin amos ni subvenciones, ni otras servidumbres materiales o ideológicas que condicionen los resultados.

Balance. Cuadernos de historia

Febrero de 2022

Número de páginas: 92

Dimensiones: 190 cm × 125 cm

“Encyclopédie des Méconnaissances” ~ par Ludovic Füschtelkeit (aux Éditions de la Pigne)

Même si vous n’avez pas – comme moi – des occasions (trop) fréquentes de faire le pied de grue, dehors dans le froid (la faute au général Cluster) ou dans des salles d’attentes de cliniques et de labos ; même si vous n’avez pas prévu de vous rendre en train dans votre lointaine famille pour les fêtes, je vous recommande vivement la lecture du livre indiqué en titre de ce post. Car voyez-vous, il permet de rire ! Or dans le contexte actuel, où des nazis tiennent les tribunes, les écrans et la rue, rire est plus qu’un exercice salutaire, c’est une nécessité.

L’auteur des «Petits métiers disparus», que je suis et que j’ai publiés dans la revue L’Échaudée ne pouvait être que très sensible (comme aux chatouilles) à l’humour de Ludovic Füschtelkeit (que je ne connais ni des lèvres ni des dents). Le principe de son livre est très différent, mais on y retrouve (j’espère ne pas le vexer) un esprit foutraque assez voisin. Chacun·e d’entre vous sait ce qu’est une «encyclopédie», souvent lourde et présentée sur paillassons par des VRP mal nourri·e·s. Celle-ci est légère et peu coûteuse (9 euros, pour 174 pages). Et comme je le disais : hilarante.

Au bout d’un certain temps de lecture, vous observerez (sinon, consultez !) que certains lieux ou personnages méritent le qualificatif de «récurrents». Je vous donne un exemple qui m’est resté en mémoire (un petit exploit au vu de mon état de santé actuel) : les îles Jacquelines. Vous aimeriez savoir où flottent – on le leur souhaite ! – les îles Jacquelines. Pour ma part, je préfère l’ignorer ou l’imaginer. Ne seraient-elles pas quelque part du côté de La Dominique ? Il me semble qu’elles pourraient s’entendre…

Trop abruti – par une fièvre mauvaise et un bon mal de tête – pour recopier des passages du livre, de nature à vous mettre l’eau (salée, si vous vivez aux Jacquelines) à la bouche[1], j’ai demandé à l’éditeur de bien vouloir m’envoyer le livre au format pdf, afin que j’y puise (moi qui suis plutôt épuisette) les exemples voulus. Il m’a honoré de sa confiance, aussi je vous donne ci-après quelques exemples dont j’espère qu’il vous délieront le gosier, de manière à en expulser toute    arrête de Jacqueline intempestive.

Si cela ne vous arrache aucun sourire, j’attendrai d’être en meilleure forme pour décider de votre sort (je craindrais, en tranchant derechef, de me couper un doigt).

Je vous souhaite une excellente et réconfortante lecture.

J’ai oublié de dire que les différentes entrées sont classées par catégories (par exemple : «Science & Technique». Mais il ne s’agit que d’une convention très accessoire…

[1] Cette métaphore est lamentable, j’en conviens, mais sachez que je souffre d’une espèce de triple grosseur autour de la glande parotide (c.-à-d. salivaire) gauche. Ceci ne justifie pas cela, mais l’explique tout de même un peu…

“Racecraft ou l’esprit de l’inégalité aux États-Unis” ~ par Barbara J. Fields & Karen E. Fields (traduction de Xavier Crépin)

Si, dès leur enfance, on dispense aux états-uniens tout ce qu’il faut pour douter des histoires de sorcières, ce n’est guère le cas, en revanche, pour le racecraft. Pour nous, comme pour ceux qui croyaient jadis aux sorcières, la vie quotidienne produit une immense accumulation de preuves à l’appui de la croyance. Songeons simplement à la façon dont les médias classifient aux États-Unis les choses «par race» – sur des sujets aussi divers que les grossesses précoces, la «sous-représentation» des noirs parmi les donneurs de sang ou leur «sur-représentation» sur Twitter –, ne cessant d’alimenter de preuves factices le flot immense de la prétendue fracture raciale états-unienne.

Formé sur le modèle du mot «witchcraft [sorcellerie, la notion de «racecraft» est proposée par les sœurs Barbara et Karen Fields pour désigner l’ensemble des croyances partagées et des pratiques collectives qui font exister la fiction de la «race» aux États-Unis.

Fruit de deux vies de réflexions, de recherches et d’engagements, cet ouvrage est d’abord un panorama complet de la réalité très particulière de la «race» dans ce pays. Au-delà, c’est déjà un classique qui alimente là-bas les vifs débats sur les manières d’aborder les questions dites raciales.

 

Étant donné mon retard de lecture (et de travail) je préfère annoncer avant même de l’avoir reçu la parution de cet ouvrage important – dont j’ai eu la chance et le plaisir de pouvoir discuter avec le traducteur Xavier Crépin – qui traite de ce que l’on pourrait nommer en français «la fiction de la race», même si l’éditeur a préféré conservé l’expression originale racecraft.

C. G.

Page dédiée sur le site des Éditions Agone.

Les autrices parlent de leur livre au Brooklyn Museum, le 25 octobre 2012.