Mercato ou tard…

Je ne peux me défendre d’un sentiment fugitif de pitié quand un personnage, par ailleurs insignifiant, comme M. Pujadas, qui a servi aux yeux de toutes et tous le système spectaculaire marchand, sans sourciller et durant des décennies, se voit remercier, sans aucun égard (mais non sans indemnités, je pense) comme le domestique qu’il a toujours été.

Ah! l’étonnement douloureux que l’on peut lire dans ces yeux-là…

— Moi ? Même moi ! Ces gens ne respectent donc rien ?

Ben mon gars… si vraiment tu t’en rends compte seulement aujourd’hui, c’est que tu es aussi con que tu en as l’air!

Une rose ~ et une pensée ~ pour M. Liu, assassiné par la police

Dix jours après qu’une jeune fille masquée me l’a remise devant l’opéra Bastille, la rose blanche (couleur de deuil) pour M. Liu est à peine flétrie.

Je l’avais mise dans l’eau. Je l’ai plantée dans la terre, sur le balcon, exposée au vent.

 

Lorsque la flamme est dans le cœur, l’eau même l’entretient.