Solidarité avec les victimes du coup d’État de Recep Tayyip Erdoğan

Les membres du groupe musical Yorum ont d’abord vu leur local perquisitionné et leurs instruments de musique détruits.

Ils et elles ont alors enregistré la vidéo ci-dessous pour montrer que la musique peut survivre aux coups de crosses. Ce pied-de-nez au dictateur Erdoğan a valu à tous les membres de Yorum d’être arrêté(e)s. Ils et elles, comme des dizaines de milliers de militant(e)s politiques, de syndicalistes, de journalistes, d’avocat(e)s, d’intellectuel(le)s sont aujourd’hui en prison.

Solidarité avec les victimes du coup d’État de Recep Tayyip Erdoğan, avec tous/toutes les camarades turques et kurdes persécuté(e)s, détenu(e)s et torturé(e)s!

Sampler Finky

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Nous vivons une époque formidable. En témoigne la mise en ligne anonyme (à mes yeux) d’une merveilleuse machine à sampler du Alain-«Gnagnagna»-Finkielkraut.

Vous verrez, vous allez vous amuser un bon moment en cliquant sur les différentes touches noires!

Vous pouvez même les compter, comme Alain…

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Capture d’écran: il vous faut suivre le lien indiqué plus haut en rouge pour composer en vrai.

“Confess”… tes crimes! Des musiciens menacés par les mollahs iraniens

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En taule depuis novembre 2015, le trio Confess attend son procès.

Quels crimes? À part d’être jeunes et de faire une musique roborative?…

Blasphème, publicité contre le système, formation d’un groupe clandestin, création d’un label musical considéré comme satanique, écriture de paroles anti-religieuses, athées, politiques et anarchiques; avoir donné des interviews à des radios étrangères.

Oh les gars! Rien que ça?

Et avec ce genre de plaisanterie, le max, ça va chercher dans les combien?

Six ans si tout va bien, la corde si ça tourne mal.

Chers frères, vos «crimes» sont les miens ! (à part le talent musical…)

Mes pensées vous accompagnent tandis que votre musique me soutient.

Sœurs rebelles libanaises

J’emprunte les quelques lignes de présentation qui suivent au quotidien L’Orient-Le Jour.

Les sœurs Keserwany sont de retour. Après « Jagal el-Usek », « al-Jamal bi Wasat Beirut » et « Panique bel Parlement », Michelle, 27 ans, et Noëlle, 25 ans, ont publié une nouvelle vidéo vue déjà près de 40.000 fois en moins de 48 heures sur YouTube. Les deux sœurs, qui ont choisi la dérision en musique pour aborder des sujets sérieux, s’attaquent cette fois à un problème qui ronge la société libanaise : la corruption de la classe politique et le suivisme aveugle des Libanais de dirigeants qui ne leur donnent rien en retour. « Zaffatleh el-Tarik » (il a asphalté la rue pour moi) raconte l’histoire de ces Libanais qui adulent leurs « zaïms », qui râlent de leurs échecs mais continuent quand même à voter pour eux.

« Mon Zaïm peut faire tomber la neige en été, (…) il a bon cœur et c’est l’intention qui compte ! ». Le ton est donné dès la première phrase de cette chanson satirique écrite par les deux sœurs Keserwany. Sur fond de sacs poubelles multicolores entassés sur une route, les jeunes sœurs portent un masque et chantent : « Il a asphalté la rue pour moi et lors des élections il m’a donné une belle casquette et une bouteille d’eau… ».

On verra, à la fin de la première vidéo, des images de manifestations récentes.