Montpellier: «Pétel, dégage!»

Si M. Pétel, hiérarque quelconque à l’Université de Montpellier, décède des suites des coups de battes – bien mérités! – qu’il ne manquera pas de recevoir pour sanction de ses déclarations approuvant les violences d’une milice fasciste sur les étudiant·e·s occupant un amphithéâtre, puis utilisant ce prétexte pour fermer la faculté, il ne pourra pas se plaindre de ne pas avoir été averti.

On t’applique ton propre raisonnement, mon salaud!

Sauve ta vie: dégage!

Affection et solidarité avec les étudiant·e·s blessé·e·s et/ou hospitalisé·e·s!

 

Dernière minute

Eh ben voilà!

Cela dit, l’erreur c’est de prétendre continuer à enseigner à la fac. Encore un effort, mon salaud, et t’es sorti d’affaire.

1968 ~ 2018 PLUS VIVANTS QUE JAMAIS (Hommage à Pierre Peuchmaurd)

Tous et toutes vivantes alors – nous le fûmes plus que jamais.

Nous voilà «soixante-huitard·e·s», censé·e·s nourrir nos vieilles illusions à la cuiller, bourrelé·e·s que nous serions de regrets (voire de remords), cœur et foie trop lourds pour lutter, courir ou désirer, ou même affronter nos reflets.

Détrompez-vous, ou tremblez!

Nous avons goûté au fruit de l’arbre de la naissance collective, et nous avons su ce que c’est que respirer ensemble.

Nous n’avons rien oublié (ni pardonné!), et personne ne pourra plus nous faire croire que la vie normale est inéluctable.

 

 

Hommage au “Journal des barricades”, texte enragé, sensuel et «archangélique», de Pierre Peuchmaurd, réédité par les éditions Libertalia (126 p., 8 €, préface de Joël Gayraud).

Pierre Peuchmaurd avait 20 ans en 1968.