Anne Vanderlove nous a quitté·e·s – comme l’on dit – le 30 juin dernier

L’ami Gédicus, qui m’apprend cette triste nouvelle que j’ignorais joins à son message les paroles d’une belle chanson, Dites-moi, dont je n’ai pas trouvé d’enregistrement correct.

Salut à Anne Vanderlove (11 décembre 1943 – 30 juin 2019) 

 Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur à rire
Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur aux dents
Et puis du cœur aux yeux, tant de choses à dire
Quand vous aviez couleurs du Grand Meaulnes et du vent
Mais de sables en dunes, et d’automnes en pluies
Grand Meaulnes s’est enfui
Et votre adolescence frêle l’a suivi

Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur à vivre
Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur aux dents
Quand on vous a montré les grands mots dans les livres
Qui renversent les murs, vieillissent les enfants
Mais les enfants sont morts et les fusils rouillés,
Les chemins délaissés
Et déjà sur la pierre
L’herbe s’est fermée

Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur à rire
Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur aux dents
Et puis du cœur aux yeux, tant de choses à dire
Que vous auriez bien pu faire un peu mieux vraiment,
Dites-moi, qu’avez-vous fait de tant de saisons ?
Vos jardins, sans façon
Vous déchirent le cœur
A grands coups de chardon.

Sourire solaire ~ [Le sentiment de la beauté 5.]

 

L’ignorance est un état qui réserve parfois d’infiniment douces découvertes, même si ridicules peut-être aux yeux d’autrui…

Ainsi n’avais-je jamais entendu parler ni de la chanteuse Ana Cañas ni de la comédienne Nanda Costa.

Comme souvent, je serais incapable de me remémorer les rebonds successifs qui m’ont mené à cette vidéo (sur certains sites, on exige une preuve de l’âge de l’impétrant·e… deux femmes qui s’embrassent !).

Je n’avais jamais vu le visage de cette jeune femme aux cheveux courts. J’ai fini par trouver son nom, et j’ai compris qu’elle est assez connue pour faire la une des magasines féminins au Brésil (voir ci-après).

À son premier sourire, je savais contempler la plus jolie fille du monde.

Je sais bien que cette certitude est fausse, et d’ailleurs sotte.

Quelle importance?

Je l’oublie dès la fin du visionnage – elle me ressaisit à chaque récidive.

D’où vient que ce sourire qui éclabousse les dents, la bouche et les pupilles, les fossettes et les paupières me brûle le plexus de ses rayons?

Affinité solaire?

Purement fantasmatique au demeurant (les filles ont de la chance!).

 

Ci-dessus: Ana & Nanda