Le samedi 24 novembre, Jazz en soutien à l’Anafé ~ Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers ~ de 18h à minuit

Les missions de l’Anafé

Depuis 1989, l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) agit en faveur des droits des étrangers en difficulté aux frontières françaises et européennes et dénonce les violations des droits des personnes maintenues en zones d’attente résultant des pratiques de maintien et de refoulement aux frontières.

Elle milite également pour une modification de la législation et des pratiques, et notamment pour l’instauration d’une permanence gratuite d’avocats en zone d’attente, pour la mise en place d’un recours effectif et suspensif, pour un accès garanti au contrôle juridictionnel pour tous et contre l’enfermement des étrangers aux frontières et notamment des mineurs.

Des exilés menacés d’expulsion la veille de la trêve hivernale appellent à un rassemblement le 30 octobre

Nous ne retournerons pas à la rue !

 

Bonjour

Nous sommes 36 réfugiés et demandeurs d’asile dans un local de la Croix Rouge au métro Odéon. Nous sommes de différentes nationalités (afghans, soudanais, maliens, tchadiens, érythréens et autres). Nous appelons à votre solidarité le 31 octobre 2018.

Il y a quatre jours, le chef du centre nous a informés qu’il devait fermer ce centre et que nous devions le quitter le 31 octobre. Nous lui avons dit que nous n’avons pas d’endroit où dormir et qu’il fait froid dehors, qu’il nous a trouvé à la rue et nous a amené ici, alors pourquoi nous remettre à la rue.

Le chef nous a répondu que ce n’était pas son problème et que nous devions partir le 31 octobre dernier délai. Nous venons de passer 2 mois dans ce centre sans avoir de chambre et nous dormions tous dans la même pièce.

Nous sommes des demandeurs d’asile et des réfugiés aux situations différentes. Nous demandons juste un endroit où dormir. Nous étions en danger dans nos pays. Nous avons besoin de protection et d’un lieu sûr. Nous demandons une solution durable avec des chambres et des cuisines proche d’une station de métro.

Sans garantie écrite de cette solution, nous ne quitterons pas le centre.

Nous appelons nos soutiens à un rassemblement mardi 30 octobre à 18h, ainsi que le mercredi, jour annoncé de l’expulsion, pour nous aider à résister dès 6h du matin.

Adresse : 6 rue Mazet, 75006 Paris. Métro : Odéon.

Vols d’effets aux migrants: la police dément!

Nous avons toutes et tous vu, des centaines de fois, sur le vif ou dans des reportages, des flics voler, jeter dans des bennes et détruire les affaires des migrant·e·s, y compris des produits de première nécessité lorsque l’on dort dehors comme un duvet, une couverture de survie, une bâche ou même de vieux cartons…

J’ai moi-même vu des flics saisir des sacs de couchage que j’avais donné à des réfugié·e·s.

Or un militant, Loan Torondel vient d’être condamné à une amende et à de la prison avec sursis pour avoir publié un tweet ironique mettant en scène deux policiers et un migrant (voir ci-dessous). Non seulement la police harcèle les migrants quotidiennement, et aussi les gens qui les aident, mais il faudrait se taire…

Ministres et gens d’armes, êtes-vous certains d’avoir tous les moyens de la dictature?

Démenti du ministère de l’Intérieur

Halte à la calomnie! Les policiers ne volent pas de couvertures, ils étouffent les réfugié·e·s avec!

Expulsé d’un foyer pour un matelas de trop! ~ Procès le 11 juillet

TOUS AU PROCÈS DE LASSANA DIAKITÉ 

QU’ADOMA VEUT EXPULSER du FOYER DUÉE

POUR « PRÉSENCE DE MATELAS »

MERCREDI 11 JUILLET à 9h

TRIBUNAL DE PARIS

métro Porte de Clichy

Pourquoi est-ce que ADOMA, ex Sonacotra, filiale SNI et CDC Habitat, veut jeter Lassana Diakité, paisible retraité, à la rue ? M. Diakité habite un studio dans la « résidence sociale » rénovée située 31-33 rue de Duée, Paris XXe, métro Télégraphe. Un jour un huissier passe pour faire un « contrôle d’occupation ». M. Diakité, comme est son droit, refuse de laisser entrer ce personnage qui n’a pas prévenu de sa visite. L’huissier écrit dans son compte rendu qu’une personne, qui ne serait pas M. Diakité, lui aurait ouvert la porte et il aurait vu par dessus de l’épaule de son interlocuteur un matelas rangé sous un lit au fond du studio.

Cet incident fait partie d’une campagne plus vaste d’expulsions visant les travailleurs immigrés résidents des foyers qui ont été rénovés et transformés en résidences sociales. Aujourd’hui, l’individualisation des logements et le statut de sous-droit accordé aux résidents se combinent pour piéger les travailleurs immigrés africains qui habitent traditionnellement les foyers. Les conditions d’hébergement d’un tiers, membre de sa famille, visiteur, connaissance du pays, sont strictement limitées et encadrées. En dehors de ce cadre, toute visite nocturne est classée « suroccupation », et les autorités gouvernementales, les gestionnaires ont déclaré la lutte contre la « suroccupation ».

Or ils sont aussi en lutte contre la vie collective et solidaire des travailleurs immigrés africains. Dans les nouvelles structures, les salles collectives sont réduites en nombre et en taille. Les cuisines collectives disparaissent. Tout est fait pour que les résidents soient contraints de vivre la vie isolée, individualisée et déprimée des locataires français. Sauf qu’ils sont en plus privés des droits des locataires. Pas le droit de changer sa serrure, pas le droit de fixer un étagère ou posséder un poisson rouge, pas le droit d’héberger un membre de sa famille ou une connaissance de passage.

M. Lassana Diakité n’est qu’un parmi des centaines de personnes assignés devant les tribunaux pour « suroccupation » par le gestionnaires Adoma, Adef, Coallia. Peu à peu c’est l’ensemble de la population des travailleurs immigrés qui sera visé. Il s’agit d’une tentative d’imposer un changement de population, une tentative de briser les liens qui font que, dans les foyers, les résidents se regroupent, résistent et arrivent parfois à imposer leur point de vue. Et puisque nous connaissons la difficulté pour les immigrés, surtout ceux vivant seuls, d’accéder au logement social, une expulsion du logement ne peut qu’entraîner encore plus de suroccupation, et à terme une auto-expulsion du pays.

Sont aussi visés par ce type de procès tous les « hébergés », avec ou sans papiers, africains ou non, tous les aspects de la vie solidaire et collective qui font que les immigrés africains ont pu, pendant des décennies, subvenir aux besoins de leurs familles au pays, investir dans des projets d’infrastructure scolaire, médicale, sanitaire.

Nous disons NON à la lutte contre les travailleurs immigrés des foyers !

NON à la campagne d’expulsions racistes menées par les gestionnaires

OUI au droit à la vie collective et solidaire des immigrés

OUI à l’accueil digne et hospitalier de tous ceux qui cherchent refuge sur notre sol

Copaf, Collectif pour l’avenir des foyers