INOUÏ ! INFORMÉS QU’ILS RISQUENT DE MOURIR, DES GENS S’OBSTINENT À VIVRE !

ASSEZ DE DEMI-MESURES !

INSTAURATION SANS TARDER D’UN COUVRE-FEU À 13h [Sauf pour les escl…., les travailleurs] SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE [la matinée est largement suffisante pour se ravitailler]

PORT DE LA CAGOULE OBLIGATOIRE [par-dessus le masque]

INTERDICTION DE: FUMER, MANGER, BOIRE, PARLER, TOUSSER, CRACHER, DANS LA RUE ET LES LIEUX PUBLICS, AINSI QUE DANS LES PARTIES COMMUNES DES IMMEUBLES.

ENREGISTREMENT ADMINISTRATIF DE L’IDENTITÉ DE DEUX PERSONNES AVEC LESQUELLES LES RELATIONS PRÉSENTIELLES SONT TOLÉRÉES [mais non encouragées, cela va sans dire]

POUR LES CONCUBINS NON-COHABITANTS: UNE RENCONTRE HEBDOMADAIRE SERA AUTORISÉE SUR DEMANDE ÉCRITE [mesure conforme aux statistiques sur la fréquence des rapports sexuels]

POUR LES FAMILLES DITES «RECOMPOSÉES», PARENTS ET ENFANTS [leur consentement éclairé sera recueilli à partir de 15 ans] CHOISIRONT UN DOMICILE LÉGAL, VALABLE POUR LA DURÉE DE LA PANDÉMIE. AUCUNE VISITE OU PERMUTATION NE SERA AUTORISÉE [le domicile légal peut cependant être celui des grands-parents; l’interdiction des visites s’applique également dans ce cas]

LES CONTREVENANTS SERONT INTERPELLÉS ET CONFINÉS DANS LES LOCAUX RÉQUISITIONNÉS DES THÉÂTRES, CINÉMAS, SALLES DE CONCERT Etc. [ils y seront vaccinés s’ils ne le sont déjà]

LES RÉCIDIVISTES SERONT DÉCHUS DE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE ET PROVISOIREMENT DÉTENUS DANS DES CENTRES DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE (CRA).

DANS UN SECOND TEMPS, CES APATRIDES SERONT SOIT ACHEMINÉS EN GUYANE, SOIT CONFINÉS À BORD DE PAQUEBOTS, S’ILS PEUVENT FAIRE LA PREUVE QU’ILS ONT LES MOYENS DE SUPPORTER LES FRAIS OCCASIONNÉS [paiement d’une provision équivalente à six mois de croisière]

JUSQU’À EXTINCTION [éventuelle] DE LA PANDÉMIE, ILS NE POURRONT NI DÉBARQUER SUR LE TERRITOIRE NATIONAL NI ENTRER DANS LES EAUX TERRITORIALES FRANÇAISES.

LES CONTREVENANTS, IDENTIFIÉS PAR LE BORNAGE DE LA PUCE QUI LEUR AURA ÉTÉ IMPLANTÉE AVANT EMBARQUEMENT, SERONT CONSIDÉRÉS COMME COUPABLES D’ASSOCIATION DE MALFAITEURS À CARACTÈRE TERRORISTE ANTISANITAIRE ET POURRONT ÊTRE ABATTUS À VUE PAR LES DOUANIERS, LES FORCES DE POLICE [y compris municipale], ET DE GENDARMERIE, AINSI QUE LES FORCES ARMÉES.

LEURS BIENS SERONT CONFISQUÉS AU PROFIT DE LA RECHERCHE MÉDICALE.

DANS LES CAS OÙ CES PERSONNES LAISSENT POUR ORPHELINS DES ENFANTS MINEURS, CEUX-CI SONT PROPOSÉS À L’ADOPTION [après période de quarantaine et bilan de santé]

[La préservation de la vie exige des sacrifices. Il n’y a pas, dans une société saine, place pour les égoïstes et les inconscients.]

Eurêka! Ajouter du lithium dans l’eau potable pour faire baisser le nombre des suicides et la criminalité…

Une étude opérant la synthèse de 451 articles et publiée dans The British Journal of Psychiatry, «Association between naturally occurring lithium in drinking water and suicide rates: systematic review and meta-analysis of ecological studies» suggère d’ajouter du lithium à l’eau potable afin de faire baisser le nombre des suicides et le taux de criminalité.

Toutes les preuves disponibles suggèrent que les essais communautaires randomisés sur la supplémentation en lithium de l’approvisionnement en eau pourraient être un moyen de tester l’hypothèse, en particulier dans les communautés (ou contextes) où la prévalence élevée des problèmes de santé mentale, le comportement criminel violent, l’abus chronique de substances toxiques et le risque de suicide sont démontrés.

Les auteurs ne précisent pas (au moins dans le résumé que j’ai consulté) si cette ingestion de lithium devrait s’ajouter aux millions de boîtes d’antidépresseurs que les habitants des pays riches consomment déjà… Cette consommation a pour conséquence que les substances actives des antidépresseurs, éliminées dans l’urine des consommateurs se retrouve dans les rivières, puis dans l’eau de mer. Une piste intéressante – puisque nous en sommes aux recherches délirantes – serait d’étudier le taux de suicide des poissons d’eau douce. A-t-il baissé? Si oui, c’est très encourageant; sinon, je crains qu’il faille revoir cette fumeuse hypothèse. Par ailleurs, il serait intéressant aussi de savoir dans quelle mesure ces produits antidépresseurs se retrouvent déjà dans l’eau potable, ou s’ils sont efficacement filtrés (par les poissons?). Bref, une fois de plus, à défaut de tout nous cacher, on ne nous dit pas grand chose. 

Ajoutons, pour une conclusion provisoire, qu’envisager la nécessité de droguer la population à grande échelle via le réseau d’alimentation en eau potable signe l’échec d’un système télévisuel qui semble pourtant n’avoir pas atteint son plein développement. Et ça, c’est une nouvelle plutôt réjouissante, non?

MACRONAVIRUS ~ À QUAND LA FIN?

Depuis un mois des habitants et habitantes de la Roseraie avaient affiché sur leur façade une banderole « Macronavirus à quand la fin ? ». Le 29 janvier dernier, c’est Charlie Hebdo qui avait fait sa Une avec une caricature de Macron ayant pour légende « Macronavirus ».

Ce 21 avril la police est arrivée chez eux pour leur ordonner de décrocher la banderole, ce qu’ils ont fait même si aucun motif légal n’était avancé. Ils ont également demandé à ce qu’un ou une des locataires donnent son identité, ce qu’une d’entre eux a fait. Le 22 avril, les forces de l’ordre sont revenues en rentrant dans le jardin sans autorisation pour lui remettre une convocation pour une « audition » ce 23 avril à 11h.

Elle s’y est rendue et a immédiatement été mise en garde à vue. Motif ? Outrage au chef de l’Etat ! Elle a été interrogée en vue de donner l’identité de ses colocataires, ce qu’elle a refusé tout comme le chef d’inculpation.

Cette habitante est sortie après 4h de garde à vue mais on lui a fait comprendre que cette affaire n’était pas terminée et que ses colocataires allaient également être convoqués. Nous dénonçons ces méthodes d’intimidation.

Nous sommes dans cette affaire confrontés à un cas grave de remise en cause de la liberté d’expression comme du droit à critiquer le pouvoir, y compris par la caricature. Et pour faire respecter cela, serions-nous face à la mise en place d’une police politique qui viendra jusque dans nos logements pour nous faire retirer nos panneaux des balcons ?

Car depuis le début du confinement des milliers de personnes accrochent banderoles et pancartes à leurs fenêtres pour dire ce qu’elles pensent de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. C’est l’un des rares moyens que nous avons pour exprimer nos revendications, le droit de manifestation ayant été suspendu dans le cadre du confinement.

Nous, organisations progressistes et démocratiques toulousaines, appelons à ce que ces pratiques répressives cessent immédiatement et soient condamnées par le gouvernement ou ses représentants. Le dossier doit être refermé sans aucune poursuite.

Toulouse, le 23 avril 2020

Premiers signataires : CGT 31, FSU 31, Solidaires 31, Union des Étudiants Toulousains, CNT 31, Act Up Sud Ouest, ATTAC, Copernic 31, Ligue de droits de l’homme 31, Union Antifasciste Toulousaine, Parti de Gauche 31, Ensemble 31, GDS 31, NPA 31, Lutte Ouvrière 31, La France Insoumise 31, PCF 31, EELV Toulouse…

“Le traçage anonyme, dangereux oxymore” ~ Un rapport détaillé

Dans le but affiché de ralentir la progression de l’épidémie COVID-19, la France envisage de mettre en place un système de traçage des contacts des malades à l’aide d’une application mobile. Les concepteurs de ce type d’applications assurent qu’elles sont respectueuses de la vie privée. Cependant cette notion reste vague. Nous souhaitons donc contribuer au débat public en apportant un éclairage sur ce que pourrait et ne pourrait pas garantir une application de traçage, afin que chacun puisse se forger une opinion sur l’opportunité de son déploiement. L’intérêt d’une telle application réside dans sa capacité effective à détecter les contacts à risque et à utiliser cette information de manière pertinente dans les mesures de lutte contre l’épidémie, comme l’accès à des tests de dépistage ou la mise en quarantaine.

N’ayant pas de compétence en épidémiologie, nous nous garderons de juger de l’impact de ces applications de traçage sur la propagation de l’épidémie. Mais cette évaluation nous semble indispensable pour mettre en balance leurs possibles bénéfices avec leurs risques.Notre expertise en tant que spécialistes en cryptographie, sécurité ou droit des technologies réside notamment dans notre capacité à anticiper les multiples abus, détournements et autres comportements malveillants qui pourraient émerger.

À l’heure actuelle, un vif débat a lieu entre les spécialistes du domaine sur la sécurité des applications proposées, opposant souvent les applications dites «centralisées» à celles dites «décentralisées». Indépendamment de ces considérations techniques, nous voulons alerter sur les dangers intrinsèques d’une application de traçage.À l’aide de différents scénarios concrets comme celui ci-dessous, nous présentons les détournements possibles d’une telle technologie, quels que soient les détails de sa mise en œuvre.

Téléchargez ICI le rapport complet au format pdf.

Contact : contact@risques-tracage.fr

Site Internet.