EXCLUSIF. Dans le cerveau des journalistes, aucune zone ne réagit!

Capture d’écran du site du Nouvel Observateur.

On trouve en libre accès, avec cette fois un titre dépourvu de sensationnalisme, un entretien qui date de 2015, de la même journaliste, Nolwenn Le Blevennec, avec le même chercheur, Serge Stoléru.

Les «scientifiques» ont toujours eu la passion de la topographie cérébrale. Aucune raison que ça s’arrête, n’est-ce pas! Le problème n’est d’ailleurs pas tant l’arpentage imaginaire des hémisphères que les arguments qu’il fournit aux maniaques de la chirurgie, des puces, des électrodes et autres chocs électriques.

Stoléru déclarait en 2005:

Par exemple, si on imagine qu’il y a un problème de freins chez les patients pédophiles, on pourrait imaginer qu’on ait recours à des techniques de stimulation magnétique transcrânienne pour activer certaines zones inhibitrices du cerveau.

On pourrait aussi imaginer utiliser une technique peu utilisée en France, l’IRM fonctionnelle en temps réel.

Vous souffrez, vous vous installez dans un scanner, je vous dis de penser à votre douleur, vous avez mal et on voit s’activer telle ou telle région de votre cortex. Cette activation vous est présentée par exemple sous la forme d’un thermomètre dont le niveau monte. Après, je vous dis d’imaginer que vous êtes en vacances à Bali et à ce moment-là, vous n’avez plus mal et vous voyez diminuer l’activité de la région. En faisant cela, vous pouvez aider une personne à en quelque sorte prendre le contrôle du niveau d’activation d’une zone du cerveau qui est impliquée dans son problème. J’aime beaucoup cette technique parce que le patient n’est pas passif. Ces techniques ne peuvent utilisées qu’avec le plein accord du patient évidemment.

Quastion. Grâce à votre étude, allez-vous pouvoir déterminer les causes de la pédophilie ? Et si, par exemple, il y a une part génétique ?

La part génétique, d’après les études scandinaves, existerait mais elle serait faible. Les causes sont plutôt environnementales. Le fait d’avoir soi-même été victime d’abus dans l’enfance, tous les scientifiques ne sont pas d’accord avec ça, mais moi je trouve qu’il y a beaucoup d’arguments pour dire que c’est un facteur de risque énorme.

On retiendra avec intérêt la version proposée par Serge Stoléru de la «thérapie comportementale», dite «Les Vacances à Bali*».

On ne peut guère compter sur les journalistes pour poser des questions pertinentes, qui viennent à l’esprit des lectrices et lecteurs comme vous et moi, non encore lobotomisé·e·s.

En l’espèce, si l’on admet que Bali permet de «détourner» l’attention du cerveau, d’une douleur vers un plaisir, comment doit-on procéder pour «détourner» l’attention d’une image érotique agréable (mais «pédophile») vers… vers quoi d’ailleurs? S’agit-il d’orienter la pensée vers une douleur physique, ou morale? Vers un plaisir plus intense et licite? On ne le sait pas, parce que la journaliste a laissé, sans le questionner à nouveau, le chercheur donner un exemple qui n’a rien à voir avec le sujet de son étude!

Dès que j’aurai été mis au courant des progrès de la «science» dans l’allumage d’un «zone de la pédophilie», je ne manquerai pas de vous en faire part.

*Je n’ai pas en tête la liste des «paradis pédophiliques» à travers le monde, mais je me demande si le choix de Bali n’est pas maladroit.

De près et de loin: la sale gueule de M. Castaner

De loin, petite tête de petit homme.

Avec quelque chose de Droopy, le chien mélancolique de Tex Avery, côté sympathique en moins.

De près, on comprend.

La sale gueule de M. Castaner est faite des centaines de «gueules cassées» par ses chiens, ses flics et ses gens d’arme. Balles de défense, grenades lacrymogènes, grenades de désencerclement… Armes de guerre civile.

Ce type n’est rien (comme dirait son patron), mais il a contribué à produire de la souffrance chez des centaines de personnes.

C’est ce sang-là qu’il a sur les mains.

C’est ce que l’on verra désormais, à chaque fois que l’on verra sa sale gueule, à chaque fois même qu’on y pensera…

Pensée «de gauche» sur le «maintien de l’ordre»: RIONS UN PEU!…

L’Hétairie est un club de réflexion réunissant des gens qui pensent qu’être «de gauche» leur confère un supplément d’âme et/ou un plan de carrière original dans la gestion, présente et à venir, du système capitaliste.

Si la vidéo ne vous a pas complètement éclairé·e, vous pouvez télécharger ICI le livret au format pdf.

Sénat contre Black Block & cortège de tête

Les sénateurs de droite partent en guerre – via une nouvelle proposition de loi répressive – contre le cortège de tête et les Black Blocks.

Pourquoi ne pas fouiller préventivement les manifstant·e·s ? se demandent ces braves gens. Sont ainsi proposées des fouilles aux abords des manifestations, l’interdiction de la cagoule, toutes mesures déjà pratiquées et/ou actées dans la loi, mais le sait-on au Sénat ?

Bref, cette racaille entend « surlégaliser » des pratiques flicardes qui le sont déjà, et rajouter une petite couche de peinture puante sur les dispositions passées de l’état dit « d’urgence » à la loi ordinaire.

Rien de bien nouveau, c’est la énième fois et ça n’est pas la dernière.

Mais comme tout ça est financé avec votre argent, vous avez au moins le droit de lire.

Extraits ci-après (les passages indiqués en gras le sont dans l’original), et pdf en téléchargement ICI.

 

Depuis quelques années, nombre de manifestations sur la voie publique sont émaillées de phénomènes de violence inédits [inexact !], comme en ont récemment témoigné les multiples dégâts et dégradations attribués aux « Black blocs » lors des manifestations du 1er mai 2018, à Paris.

Perpétrés par de petits groupes d’individus organisés et équipés appartenant à la mouvance contestataire radicale, qui se mêlent aux cortèges pacifiques, ces actes de violence et de dégradations ont des conséquences matérielles lourdes pour notre société tout autant qu’ils nuisent au libre exercice du droit de manifester sur notre territoire.

C’est également la sécurité de nos forces de sécurité intérieure, au premier rang desquelles nos forces mobiles, qui, à chaque rassemblement violent, est menacée.

La proposition de loi n° 575 (2017-2018) visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs, présentée par le président Bruno Retailleau et plusieurs de nos collègues du groupe Les Républicains, a pour objet de renforcer notre arsenal juridique afin de mieux prévenir ces phénomènes de violence dans les manifestations.

Composée de sept articles, la proposition de loi comporte deux volets : un volet préventif, d’une part, qui vise à prévenir, le plus en amont possible, la participation de ces individus violents aux manifestations et confère, à cette fin, de nouveaux pouvoirs à l’autorité administrative; un volet répressif, d’autre part, qui tend à sanctionner plus sévèrement les individus ayant commis des actes de violence ou de dégradations lors de manifestations.

Consciente de la nécessité de doter les pouvoirs publics d’un arsenal adapté pour faire face à cette radicalisation des mouvances contestataires, votre commission s’est attachée, lors de l’examen de ce texte, à rechercher un équilibre entre les impératifs de sauvegarde de l’ordre public et de protection des droits et des libertés constitutionnellement garantis. […]

Si les débordements et les actes de violence dans le cadre des manifestations ne sont pas récents, les pouvoirs publics sont confrontés, depuis quelques années, à l’émergence d’un phénomène social nouveau, communément désigné par l’expression «Black blocs», qui, par son ampleur et son niveau de violence, fait obstacle à l’exercice de la liberté de manifester et remet en question la conception traditionnelle de l’ordre public.

Apparus pour la première fois en France au début des années 2000 en marge des manifestations altermondialistes, les «Black blocs» sont des groupes éphémères, qui se forment et se dissolvent à l’occasion de chaque manifestation, avec pour seul objectif de se fondre aux cortèges pacifiques de manifestants en vue de commettre des dégradations et des actes de violence.

Regroupant des individus proches des mouvements anticapitalistes, antifascistes radicaux et altermondialistes, les «Black blocs» entendent, par leur action violente, faire passer des messages politiques qui tiennent, pour la plupart, à la haine de l’État et de toute forme d’autorité, au rejet de la mondialisation, du capitalisme et de la société de consommation. Leurs actions offensives ciblent donc, en premier lieu, les bâtiments institutionnels, le mobilier urbain, les bâtiments commerciaux et les équipements publicitaires. Les forces de l’ordre sont également, dans une moindre mesure, prises à partie et visées en ce qu’elles incarnent l’autorité de l’État.

N’intervenant pendant longtemps que de manière sporadique, les « Black blocs » ont connu récemment, sous l’effet combiné de trois facteurs, une montée en puissance qui place les pouvoirs publics face à un défi de taille en termes de maintien de l’ordre :

leur présence s’est, tout d’abord, systématisée au cours des grandes manifestations nationales, comme en ont par exemple témoigné les manifestations organisées à Rennes en mai 2016 contre la « loi travail » ainsi que les manifestations des 1ers mai 2017 et 2018 à Paris ;

– par ailleurs, le nombre de personnes participant ou se greffant à ces «Black blocs» a considérablement augmenté, principalement en raison d’une large communication sur les réseaux sociaux. Au cours de la seule manifestation parisienne du 1er mai 2018, ce sont 1 200 « Black blocs » qui ont ainsi été dénombrés au sein et en marge des cortèges officiels à Paris, et près de 300 individus interpellés par les forces de l’ordre ;

– enfin, leur action paraît à la fois s’être radicalisée et perfectionnée sur le plan organisationnel, leur assurant une plus grande réactivité et une plus grande facilité à échapper aux forces de l’ordre.

 

 

Tandis que Benalla répond de ses privilèges, chiens de garde et gens d’armes du Palais se plaignent amèrement…

Mon Général, Médecin et Cher Camarades,

Vous n’êtes pas sans savoir qu’un rapport du Sénat publié au début du mois de Juillet 2018 dresse un constat déplorable de l’état des forces de sécurité intérieure (police, gendarmerie). Outre nos logements parfois insalubres (nous pensons à la caserne de Babylone), outre le manque de matériels, outre le manque de séance d’instruction, outre le manque de séance de sport, il s’agit surtout d’un manque de repos et de considération pour les hommes et les femmes qui arment la CSHM. Nous sommes tous entrés en Gendarmerie avec un but commun, le sentiment d’appartenir à une Institution, à une grande famille. Le sentiment de faire partie de l’Histoire ! Mais tout cela se trouve anéanti face au quotidien que nous subissons. Oui, nous sommes en train de subir la mission qui nous a été confiée car nous ne sommes plus en mesure de l’assurer dans de bonnes conditions physiques et morales. Avec le rythme soutenu des services, le repos manque et notre hiérarchie fait la sourde oreille face à nos sollicitations.

Nous sommes parfaitement conscients que notre démarche n’est pas conventionnelle. Devoir de réserve et obligation de nous taire nous dira-t-on. Mais nous sommes arrivés à un point de non-retour, à tel point que, même notre concertation n’y peut plus rien à part se tourner vers des organismes supérieurs. Nous espérons grandement que ce triste constat de notre quotidien saura alerter des instances et des officiers plus à même de débloquer une situation qui ne fait qu’empirer et accroître le mal être général. […]

Pour télécharger et lire l’intégralité de cette plainte gendarmesque anonyme, cliquez ici.