“Notre corps, nous-mêmes” ~ un classique de la contre-information féministe réactualisé

Les jeunes éditions Hors d’atteinte, sises 19 rue du Musée à Marseille (13001), ont pris l’heureuse initiative de rééditer, dans une version entièrement réactualisée, le classique de la contre-information féministe Notre corps, nous-mêmes (303 p., 24,50 €).

“Être une jeune fille aujourd’hui” ~ par la photographe Rania Matar

Je ne le saurai jamais, pas plus que je ne rencontrerai cette jeune femme.

Tient-elle une photo de la ville (Beyrouth, probablement) contre ce mur tagué ou bien est-elle penchée à cette improbable fenêtre?

Peut-être s’agit-il d’un bâtiment en ruines, ce qui expliquerait que la même lumière, venant de gauche, baigne la ville et la chevelure.

À côté de ce mystère flamboyant, Magritte semble pataud, appliqué.

Beyrouth, «la ville des puits». La vérité ne s’y dénude pas.

En tant que femme et mère américaine née au Liban, mon parcours et mes expériences interculturelles façonnent mon art. J’ai consacré mon travail à l’exploration des questions d’identité personnelle et collective à travers des photographies de l’adolescence et de la féminité – à la fois aux États-Unis où je vis et au Moyen-Orient d’où je viens.

Je suis intéressée par ce que signifie être une jeune femme aujourd’hui, dans un monde qui pose d’innombrables questions aux filles et aux femmes. Dans ELLE, je me concentre sur les jeunes femmes – l’âge de mes filles – à l’âge adulte. Je veux décrire la beauté brute de leur âge, leur individualité, leur caractère physique, leur mystère et la relation organique qu’ils créent avec leur environnement plus vaste. Je veux les photographier comme je les vois, moi femme et mère: belles, vivantes. Le processus concerne la collaboration et l’autonomisation, et la séance photo évolue toujours de manière organique, à mesure que les jeunes femmes deviennent des participantes actives dans le processus de création d’image.

Mon travail traite les états de «devenir» – la beauté et la vulnérabilité de la croissance – dans le contexte des relations viscérales avec notre environnement physique et l’humanité universelle. En collaborant avec des femmes aux États-Unis et au Moyen-Orient – et tout en cherchant à révéler l’individualité de chaque jeune femme – je me concentre sur notre essence, notre physicalité et les points communs qui nous rendent humains, soulignant en définitive comment la subjectivité féminine se développe, parallèlement au delà des frontières culturelles.

Le travail de Rania Matar est à découvrir sur le site L’Œil de la photographie.

MARSEILLE[S] ~ Septembre 2018

Les Catalans.

Eau fraîche le premier jour. Radotages de méduses le second. Plaisir intact.

Toujours aux Catalans.

La boginete cherra? …Je crains qu’il me manque les clefs pour comprendre cette œuvre.

Salut à Missak Manoukian !

Sur la Canebière.

Magnifique devanture en faïence d’une librairie d’occasion hélas fermée! (voir également les deux photos suivantes).

Dans le Panier.

Il paraît que la Grande a déménagé…

Toujours dans le Panier.

Subtil – je dis ça parce que je n’avais pas compris tout de suite! – rapprochement entre le fait de se plier aux normes corporelles féminines et le fait de subir dans la peur la domination masculine.

Au fronton de l’Opéra municipal :

«L’art reçoit la beauté d’Aphrodite, le rythme d’Apollon, l’équilibre de Pallas, et il doit à Dionysos le mouvement et la vie».

Ah! tous ces intermittents tombés dans l’oubli!…

Esperluette

Pour se tenir au courant des luttes contre la gentrification de La Plaine, c’est ici.

Et pour prendre connaissance des revendications des habitant·e·s vers la Belle-de-Mai, c’est là.