“The Dinner Party” de Judy Chicago ~ via «La Newsletter de ma chatte»

Piqué à l’excellente Newsletter de ma chatte…

…cette présentation d’une «installation» de Judy Chicago.

Capture d_écran 2018-05-23 à 11.36.09

Judy Chicago, The Dinner Party

Par Britney Fierce

The Dinner Party est une installation artistique de l’artiste américaine Judy Chicago, réalisée entre 1974 et 1979. On peut la voir aujourd’hui au Brooklyn Museum de New York, où elle occupe toute une pièce. Composée de 39 tables disposées en un triangle équilatéral, elle retrace une histoire des femmes, chaque figure historique — on retrouve aussi bien des femmes de l’Antiquité et de la mythologie, comme Kali ou Sappho, que des féministes et des artistes contemporaines, comme Virginia Woolf et Georgia O’Keefe — étant représentée par une table, un chemin de table brodé et une assiette en porcelaine personnalisée, parfois accompagnée d’autres ustensiles (voir le détail des éléments sur le site du musée). Beaucoup d’assiettes représentent un papillon ou une fleur en relief, évoquant la forme d’une vulve. L’ensemble repose sur un socle appelé « plancher du patrimoine » (Heritage Floor), composé de 2300 plaquettes de porcelaine sur lesquelles figurent les noms de 999 femmes mythologiques et historiques. 

Avec cette œuvre, l’objectif avoué de Judy Chicago était de « mettre fin au cycle continuel d’omissions par lequel les femmes sont absentes des archives de l’Histoire ». Si son importance artistique ne fait aujourd’hui aucun doute, elle a tout de même reçu des réactions mitigées, certaines critiques l’accusant d’essentialisation — à cause du fait qu’elle avait réduit un certain nombre de figures à leur sexe —, d’autres reprochant à Chicago d’avoir ironiquement profité de femmes bénévoles (brodeuses, peintres sur porcelaine…) pour la réalisation de l’installation.

Capture d_écran 2018-05-23 à 11.35.22

“Nos petites filles deviennent des reines…”

– Mais dis-donc, Guillon, il est pas plutôt islamophobe?

– Ah ouais, mais il est pédophile aussi…

– Ouah! sa mère la pute les contradictions de ouf…

Nota.

Pas si bête: je sais bien que ces émissions mettent en scène l’émotion, à l’aide de procédés d’ailleurs très visibles et plutôt «lourds».

Mais que voulez-vous – c’est peut-être un effet de ma philophobie – avec moi, ça marche très bien. Je verse une larme (quand je dis une…) avec papa, maman et la grande sœur.

Quant au reste: je ne dédaigne pas, de temps à autre, d’asticoter mes ennemis les plus sots…

Vous ne vous en étiez pas rendu compte?

Je comme mes morts ? ~ À l’intention des personnes qui ont le malheur d’être jeunes depuis moins longtemps que moi…

On a l’âge de sa révolte, n’est-ce-pas?

Merci à l’ami du Point du jour, indispensable librairie parisienne 58 rue Gay-Lussac (Ve), de m’avoir signalé une erreur de lien sur la vidéo de Ferrat. Et mille excuses aux visiteurs·teuses égaré·e·s.