“Stop him” ~ Arrêtez-le! Un morceau anti-Trump par un trio de gamines

Le trio les Honey Hahs est composé des sœurs Rowan (guitare), Robin (basse) et Sylvie (batterie). La plus âgée a 16 ans, la plus jeune (du trio; il existe une autre petite sœur) a 11 ans, et celle du milieu 13 ans.

Prenant la suite de Joan Baez (entre autres), les trois jeunes filles annoncent par ce pamphlet anti-Trump la sortie, en septembre prochain, de leur premier album: Dear Someone, Happy Something.

Marc Ogeret vient de mourir ~ Sa voix a accompagné mes jours…

…notamment dans «Le Condamné à mort», magnifique texte de Jean Genet, le plus beau poème érotique de la langue française, et dans cet autre d’Aragon : «Il faisait si beau ce matin».

C’est Ogeret qui me vient aux lèvres, autant que Genet (et sur la musique d’Hélène Martin !).

Qu’il repose en poésie et en révolte !

Il y eut un «nouvel» enregistrement du «Condamné», fort décevant. Il faut écouter celui-ci.

“I’m A Woman” ~ par Sandra Nkaké

Mardi matin je décide, comme chaque mardi, de partir acheter quelques légumes. Il fait beau et je croise les sourires des habitants du 18e arrondissement parisien dans lequel se trouve le marché. Je salue la directrice d’école. Je croise la factrice à vélo qui me donne du courrier avant de partir. J’achète quelques fruits et légumes à une maraîchère: elle vend exclusivement ce qu’elle fait pousser à quelques kilomètres de Paris. Je prends le métro. Une chanteuse entre dans mon wagon et entonne une chanson magnifique dans une langue que je peine à identifier. Une jeune fille tremblotante vient s’asseoir juste à côté de moi. Elle m’explique qu’elle a décidé d’arrêter le crack et qu’elle a besoin de me parler, que ça lui donnera de la force.

En sortant de la station ma posture commence à changer et je constate que je me tiens plus droite. Je me sens plus déterminée. Toutes ces femmes m’ont touchée, m’ont donné une énergie que j’ai envie de traduire en musique. J’en parle à Jî Drû puis j’allume l’ordinateur portable et nous commençons à écrire un morceau. Naturellement nous vient un rythme que nous chantons. On sort un clavier analogique. Le temps d’enregistrer quelques notes, c’est le texte de la chanson qui s’impose à moi: I’m A Woman. Comme un flash, un éclair, une évidence. Écrit, chanté, enregistré et mixé en à peine quelques heures. Ravis d’avoir pu traduire en musique le frisson que m’a provoquée la rencontre de ces femmes, j’écoute notre morceau en boucle et commence à danser dans le salon. Le mur est orange et j’y vois un signe. C’est cette Lune Rousse qui de nouveau m’appelle et me guide (NDLR: En anglais, “lune rousse” se dit “tangerine moon”, comme le titre de son dernier album Tangerine Moon Wishes). Jî Drû prend son téléphone posé sur la table et commence à filmer mes mouvements. On organise les images sur ce même ordinateur portable. Il est tard et c’est toute la journée que j’ai consacrée à la force que m’ont apportée ces femmes. 

Arborant un large sourire je retourne dans la cuisine et mes courses sont toujours dans le caddie! Je me mets à rire, je fais une soupe et je regarde une dernière fois cette vidéo que je peux désormais partager avec vous.

I’m A Woman.

“Nos petites filles deviennent des reines…”

– Mais dis-donc, Guillon, il est pas plutôt islamophobe?

– Ah ouais, mais il est pédophile aussi…

– Ouah! sa mère la pute les contradictions de ouf…

Nota.

Pas si bête: je sais bien que ces émissions mettent en scène l’émotion, à l’aide de procédés d’ailleurs très visibles et plutôt «lourds».

Mais que voulez-vous – c’est peut-être un effet de ma philophobie – avec moi, ça marche très bien. Je verse une larme (quand je dis une…) avec papa, maman et la grande sœur.

Quant au reste: je ne dédaigne pas, de temps à autre, d’asticoter mes ennemis les plus sots…

Vous ne vous en étiez pas rendu compte?

Je comme mes morts ? ~ À l’intention des personnes qui ont le malheur d’être jeunes depuis moins longtemps que moi…

On a l’âge de sa révolte, n’est-ce-pas?

Merci à l’ami du Point du jour, indispensable librairie parisienne 58 rue Gay-Lussac (Ve), de m’avoir signalé une erreur de lien sur la vidéo de Ferrat. Et mille excuses aux visiteurs·teuses égaré·e·s.