MARSEILLE[S] ~ Septembre 2018

Les Catalans.

Eau fraîche le premier jour. Radotages de méduses le second. Plaisir intact.

Toujours aux Catalans.

La boginete cherra? …Je crains qu’il me manque les clefs pour comprendre cette œuvre.

Salut à Missak Manoukian !

Sur la Canebière.

Magnifique devanture en faïence d’une librairie d’occasion hélas fermée! (voir également les deux photos suivantes).

Dans le Panier.

Il paraît que la Grande a déménagé…

Toujours dans le Panier.

Subtil – je dis ça parce que je n’avais pas compris tout de suite! – rapprochement entre le fait de se plier aux normes corporelles féminines et le fait de subir dans la peur la domination masculine.

Au fronton de l’Opéra municipal :

«L’art reçoit la beauté d’Aphrodite, le rythme d’Apollon, l’équilibre de Pallas, et il doit à Dionysos le mouvement et la vie».

Ah! tous ces intermittents tombés dans l’oubli!…

Esperluette

Pour se tenir au courant des luttes contre la gentrification de La Plaine, c’est ici.

Et pour prendre connaissance des revendications des habitant·e·s vers la Belle-de-Mai, c’est là.

MARSEILLE, d’amour tes beaux yeux mourir me font…

Tellement troublé j’étais, que j’oubliai une photo dans ma dernière série de «cartes postales» marseillaises, publiée à l’occasion de l’inauguration de la magnifique librairie L’Hydre aux mille têtes – Marseillais·e·s d’habitude ou d’occasion, ne manquez pas d’y faire un tour et vos emplettes!

Dans le Vallon des Auffes, une petite voie en cul-de-sac (et qui grimpe!) porte un nom qui avait échappé jusqu’ici à mon attention: Impasse des Beaux yeux.

On connaît des rues et des impasses qui portent le nom d’un ancien propriétaire (oublié), d’un mirlitaire ou d’un poli-tocard (beuark!) ou encore font référence à une activité d’antan (rue de la Corderie, par ex.).

Mais comment devient-on «Impasse des Beaux yeux»?

Vous m’objecterez qu’il existe à Paris une «Impasse du Désir» autrement troublante et tout aussi questionnante…

Aurais-je dû sonner aux portes de l’impasse (à supposer qu’elle soit habitée hors saison)?

Peut-être les sirène du lieu en ont-elle leur claque de toiser les plaisantins de tous pays.

Et de la claque à la gifle…

Et puis il faisait frisquet ce jour-là (moins que la veille, mais tout de même!), au point que, parti en maillot de bain (sous le jean…) j’avais renoncé à piquer une tête aux Catalans. Trop de vent, trop de vagues (à l’âme).

Rien ne m’empêche de laisser mes pas me porter vers le Vallon la prochaine fois. Histoire de jeter un œil, l’air de rien…

Je repasserai aussi, un peu plus bas, devant la modeste «Crèche à Jésu».

On ne sait jamais…

MARSEILLE[S] ~ Mai 2018 ~ Inauguration de l’Hydre aux mille têtes

Or donc, comme annoncé ici-même, je suis descendu à Marseille pour participer – avec quelques membres du gang Libertalia (vous vous souvenez que Fred Alpi présentait, en chansons, ses 5 ans de métro – à l’inauguration d’une magnifique librairie phocéenne: L’Hydre aux mille têtes.

Aperçu de la grande salle (Mathilde au piano, Tatiana en soutien à la caisse… et, de dos, un libraire parisien en visite amicale et solidaire; on ne voit ni Lucas – le second du duo fondateur – ni Claire qui aide).

La grande salle photographiée en regardant vers le fond, la salle des rencontres et la terrasse.

Sur ladite terrasse, Nicolas Norrito (Libertalia; à dr.) et Charles Jacquier.

Heureux concours de circonstances: certaines rues du quartier ont été récemment rebaptisées.

À gauche de la devanture, une citation attribuée à Saint-Just.

La phrase complète se trouve dans le Discours sur la constitution de la France, prononcé à la Convention le 24 avril 1793:

Tous les arts ont produit leurs merveilles: l’art de gouverner n’a presque produit que des monstres; c’est que nous avons cherché soigneusement nos plaisirs dans la nature, et nos principes dans notre orgueil.

Autre heureux concours de circonstances: Edmond Baudoin & Troubs étaient à Marseille, arrivés avec une marche de migrants et de leurs soutiens, pour dédicacer leur bel album Humains La Roya est un fleuve (L’Association – préface de J.M.G. Le Clézio). J’en reparlerai bientôt.

C’était à la fois l’occasion de revoir Baudoin, qui avait gracieusement (dans tous les sens du terme) illustré mon petit livre intitulé 42 bonnes raisons pour les femmes de m’éviter (La Digitale, 1995) et de lui faire faire une dédicace pour Mathilde, libraire de L’Hydre aux mille têtes, qui fêtait, outre l’inauguration du lieu, ses 30 ans…

En retournant et en agrandissant l’image, je peux vous la montrer.

NOUVELLES DE MARSEILLE

Sinon, Missak semblait un peu sombre, surtout photographié à contre-jour…

Sur le Vieux port, un poisson éphémère (espèce en voie de disparition logique).

Quand j’ai dit à une marseillaise que je m’étais baigné le samedi matin, avant d’aller inaugurer L’Hydre, elle m’a demandé: «“Baigné”! Dans la mer?!»

La dénonciation des patrons harceleurs se fait par voie d’affiches.

Honteuse propagande institutionnelle à l’intention des enfants dans le jardin du Pharo.

L’escalier qui mène au Cours Julien a reçu une nouvelle décoration d’ensemble.

Goéland se désaltérant dans une fontaine à 2h du matin rue d’Aubagne (l’une des plus vieilles rues de Marseille).

J’avais photographié le même (ou l’un de ses congénères) trainant un rat mort dans le bas de la même rue, mais la photo est floue.

Un journal «fait main»!

Un tract à propos des calanques (je n’y suis pas allé cette fois).

Et puis, le 8 mai dernier, le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, présidé par Martine Vassal, a organisé un bal patriotique sur la Canebière. Au programme : défilé de véhicules militaires, chants patriotiques, sessions pédagogiques et hommage à Désiré Bianco mort pour la France à 13 ans le 8 mai 1915…

Des camarades ont réalisé le tract suivant:

Message personnel: Merci au camarade qui m’a envoyé les documents dans une meilleure résolution. J’ai finalement décidé de les publier tels.