Jean-Claude Gaudinsalubre aura laissé son empreinte à Marseille

Il est de tradition à Marseille que le système politico-mafieux s’incarne dans des figures locales, de droite ou de gauche, hier Defferre, aujourd’hui Gaudinsalubre. Demain?

Laisser les immeubles vétustes ensevelir les pauvres.

Couper les arbres et délocaliser la vie quotidienne (La Plaine).

Protéger les chantiers impopulaires par des clôtures en béton et des bataillons de gendarmerie (La Corderie, La Plaine).

Construire pour les touristes (le Mucem).

MARSEILLE[S] ~ Septembre 2018

Les Catalans.

Eau fraîche le premier jour. Radotages de méduses le second. Plaisir intact.

Toujours aux Catalans.

La boginete cherra? …Je crains qu’il me manque les clefs pour comprendre cette œuvre.

Salut à Missak Manoukian !

Sur la Canebière.

Magnifique devanture en faïence d’une librairie d’occasion hélas fermée! (voir également les deux photos suivantes).

Dans le Panier.

Il paraît que la Grande a déménagé…

Toujours dans le Panier.

Subtil – je dis ça parce que je n’avais pas compris tout de suite! – rapprochement entre le fait de se plier aux normes corporelles féminines et le fait de subir dans la peur la domination masculine.

Au fronton de l’Opéra municipal :

«L’art reçoit la beauté d’Aphrodite, le rythme d’Apollon, l’équilibre de Pallas, et il doit à Dionysos le mouvement et la vie».

Ah! tous ces intermittents tombés dans l’oubli!…

Esperluette

Pour se tenir au courant des luttes contre la gentrification de La Plaine, c’est ici.

Et pour prendre connaissance des revendications des habitant·e·s vers la Belle-de-Mai, c’est là.

MARSEILLE, d’amour tes beaux yeux mourir me font…

Tellement troublé j’étais, que j’oubliai une photo dans ma dernière série de «cartes postales» marseillaises, publiée à l’occasion de l’inauguration de la magnifique librairie L’Hydre aux mille têtes – Marseillais·e·s d’habitude ou d’occasion, ne manquez pas d’y faire un tour et vos emplettes!

Dans le Vallon des Auffes, une petite voie en cul-de-sac (et qui grimpe!) porte un nom qui avait échappé jusqu’ici à mon attention: Impasse des Beaux yeux.

On connaît des rues et des impasses qui portent le nom d’un ancien propriétaire (oublié), d’un mirlitaire ou d’un poli-tocard (beuark!) ou encore font référence à une activité d’antan (rue de la Corderie, par ex.).

Mais comment devient-on «Impasse des Beaux yeux»?

Vous m’objecterez qu’il existe à Paris une «Impasse du Désir» autrement troublante et tout aussi questionnante…

Aurais-je dû sonner aux portes de l’impasse (à supposer qu’elle soit habitée hors saison)?

Peut-être les sirène du lieu en ont-elle leur claque de toiser les plaisantins de tous pays.

Et de la claque à la gifle…

Et puis il faisait frisquet ce jour-là (moins que la veille, mais tout de même!), au point que, parti en maillot de bain (sous le jean…) j’avais renoncé à piquer une tête aux Catalans. Trop de vent, trop de vagues (à l’âme).

Rien ne m’empêche de laisser mes pas me porter vers le Vallon la prochaine fois. Histoire de jeter un œil, l’air de rien…

Je repasserai aussi, un peu plus bas, devant la modeste «Crèche à Jésu».

On ne sait jamais…