“Animal radical. Histoire et sociologie de l’antispécisme” ~ par Jérôme Segal (Lux Éditeur)

Le terme « antispécisme » est récent, nous apprend Jérôme Segal. D’abord utilisé par un psychologue britannique en 1970, il a été popularisé par le philosophe australien Peter Singer dans The Animal Liberation (1975).

L’auteur cherches les origines de la radicalité politique de l’antispécisme dans le mouvement socialiste, dès la fin du xxie et dans  les « milieux libres » anarchistes au début du xxe. En ces temps reculés, la défense des animaux se nomme « zoophilie » (sans connotation sexuelle), exemple de ces changements de sens dont le passage récent (et heureux) de « pédophilie » à « pédocriminalité » offre un autre exemple.

Élisée Reclus et Louise Michel théorisent ainsi la solidarité que leur inspirent les animaux confrontés à la violence humaine, sans que l’on puisse leur opposer le reproche banal (et stupide) de délaisser pour autant la cause de l’humanité. Les animaux sentent et ressentent : ils ont donc droit à la vie bonne que les humains veulent pour eux-mêmes.

Dans les communautés libertaires, on pratique volontiers le régime végétarien (ou végétalien), comme l’on s’abstient d’alcool et de tabac.

Les nouveaux militants véganes ne se contentent pas de s’abstenir de consommer la chair des animaux ou d’autres produits issus de l’élevage (cuir, œufs, miel), ils militent contre les élevages, les abattoirs, les boucheries et contre toutes les secteurs d’activités et traditions qui supposent l’enfermement et à plus forte raison la souffrance et la mort des animaux (zoos, cirques, laboratoires, corridas, chasse).

L’autre nouveauté est le recours pour ce faire à l’action directe (pour libérer des animaux par ex.) pratiquée dès le début des années 1970, notamment en Angleterre.

Le mouvement antispéciste est traversé par le même genre de débats que les autres mouvements contestataires ou révolutionnaires : action directe ou lobbying, possibilisme immédiat ou radicalité à long terme, recours à la violence ou non, etc.

Jérôme Segal accorde une place toute particulière aux rapports entre la judaïté (qui dépasse le judaïsme : une religion) et l’antispécisme ainsi qu’à la situation spéciale d’Israël. En effet, dans ce dernier pays, le véganisme connaît une vogue inconnue ailleurs, mais sous une forme consumériste. Par ailleurs, la situation géostratégique fait que, pour reprendre les propos d’un universitaires de Tel-Aviv cité dans le livre : « Il est beaucoup plus facile de trouver de la nourriture sans exploitation d’animaux que de trouver de la nourriture sans oppression et déracinement d’être humains. » Bien des légumes proviennent en effet de terres dont les Palestiniens ont été chassés.

Peter Singer, qui a fait beaucoup pour le rayonnement international de l’antispécisme se considère comme un Juif athée. Un autre auteur sert de référence au mouvement, par les parallèles, parfois controversés, qu’il a établis – en tant que Juif – entre le martyre des animaux et l’holocauste, il s’agit du romancier Isaac Bashevis Singer (dont je ne saurais trop, au-delà de cette question particulière, recommander la savoureuse lecture).

Jérôme Segal, dans la trentaine d’entretiens avec des militant·e·s antispécistes qu’il a menés a retrouvé la prégnance de cette représentation : « On peut même considérer qu’elles [les comparaisons] structurent la représentation mentale du combat antispéciste et servent à le légitimer. » (p. 116) Dans un livre intitulé Un éternel Treblinka, l’historien Charles Patterson postule « une filiation directe, technique et idéologique, entre les abattoirs industriels et les centres d’extermination nazis. » (p. 118)

La partie de l’ouvrage présentant la « sociologie de l’antispécisme » est peut-être la moins satisfaisante, dans la mesure où l’auteur se contente d’un patchwork de portraits, sans vision d’ensemble et sans faire allusion à d’éventuelles travaux d’enquêtes autres.

Par ailleurs, l’on croise des personnages historiques peu connus (de moi, au moins), telle Frances Power Cobbe, autrice en 1880 d’un article intitulé «La torture conjugale en Angleterre» identifiant, très justement à mon sens, le sentiment de propriété comme cause de la violence sexiste: «L’idée que l’épouse d’un homme puisse être sa propriété, de la même manière qu’un cheval serait sa propriété […] est la source tragique de maux et de souffrances incommensurables» (p. 136).

L’antispécisme est passé en quelques années (en France) de la marge des milieux alternatifs au grand jour de l’édition universitaire. Yves Bonnardel, cofondateur à Lyon en 1971 des Cahiers antispécistes (avec David Olivier) dirigeait il y a peu un volume publié aux PUF. Il porte avec lui des questions d’éthique politique qui ne peuvent être écartées d’un ricanement, même si le prosélytisme moraliste de certain·e·s antispécistes inciterait plutôt à l’anthropophagie…

C’est en expliquant à quel endroit les réflexions antispécistes recoupent mes préoccupations que je vais exprimer ma critique principale au livre de Jérôme Segal. En effet, j’en ai fait mention, l’argument principal des antispécistes est que les animaux ressentent la douleur, physique et morale, et qu’ils sont dépourvus des moyens de s’exprimer – ou à tout le moins de s’organiser. Ils sont donc les sans-voix par excellence, ceux pour lesquels on doit se battre.

Il serait inexplicable que parmi des personnes aussi sensibles à la souffrance d’autrui, personne ne se soit avisé que les petits d’homme, les enfants correspondent exactement à cette définition, bien qu’appartenant à l’espèce considérée comme supérieure.

Les enfants non plus n’ont pas la parole, c’est même la racine latine de leur nom (infans). Leurs sentiments sont tenus pour quantité négligeable, et même leur capacité à ressentir la douleur physique a été niée jusqu’à une période très récente. Rappelons que jusqu’au début des années 1970, on a opéré des nourrissons à cœur ouvert sans anesthésie, au motif que leur système nerveux n’était pas achevé (voir sur ce blogue le texte de mon livre À la vie à la mort).

Or il se trouve que Yves Bonnardel, déjà cité, a précisément publié une critique très argumentée de la domination adulte. Mais comme Jérôme Segal ne semble pas le savoir, il rate une occasion de faire le lien entre les deux systèmes d’oppression… et de questionner les militant·e·s à ce sujet.

Le rapprochement entre la situation des enfants (des mineur·e·s) et des animaux demeure donc l’angle mort de cet ouvrage, par ailleurs si bien documenté.

J’ai, sur ce blogue même, exploré quelques pistes, davantage pour leur pouvoir de stimulation intellectuelle que comme programme de «réformisme radical», concernant un statut de «citoyenneté, officialisée à la demande de l’enfant (donc non-automatique), à partir de l’âge de 7 ans, par exemple. Cette citoyenneté ouvre tous les droits à décider de son sort (domicile, habitat avec l’un ou l’autre parent, voyages, études), et à participer aux décisions locales (immeuble, école, quartier) ou globales» qui pourrait être reconnu aux mineur·e·s.

On pourrait très bien imaginer de le reconnaître également – sous une forme adaptée (pas de droit de vote aux souris !) –aux animaux, au double motif de leur condition d’êtres pensant, souffrant – et aimés.

J’ai énoncé dans Je chante le corps critique (H&O éditions ; texte sur ce blogue) mes divergences d’avec l’antispécisme ou certaines de ses manifestations. J’y renvoie lectrices et lecteurs intéressé·e·s. Cela dit, et compte tenu de la restriction ci-dessus évoquée à propos de la condition commune des enfants et des animaux, je pense que le livre de Jérôme Segal est une bonne introduction – historique, philosophique et militante – aux questions posées par l’antispécisme. Dans l’hypothèse où les rendez-vous d’échanges et de débats que j’ai organisés au Lieu-Dit, à Ménilmontant, pourraient reprendre, je mettrais volontiers Segal (brièvement rencontré avec son éditrice) sur la liste des invités. Lisez donc le livre en attendant.

Segal Jérôme, Animal radical. Histoire et sociologie de l’antispécisme, Lux, 211 p., 16 €.

Statut de l’ouvrage : offert par l’éditrice.

«Rendez-vous» annulés

Même si ça m’écorche le clavier, il faut bien que je précise ce que vous savez déjà. Par la force des choses, le prochain «Rendez-vous de Claude» du 26 mars – pour lequel j’invitais Yves Bonnardel, auteur de La domination adulte – est annulé. Je pourrais dire «reporté», mais l’auteur est rarement de passage à Paris et j’ignore dans quelles conditions matérielles une telle réunion pourra être organisée dans un avenir aussi incertain qu’il nous apparaît aujourd’hui.

Le Rendez-vous suivant, pas encore annoncé, était en principe fixé au mardi 28 avril prochain. Deux membres du collectif qui a rédigé le livre La police des migrants: Filtrer, disperser, harceler, paru au Passager clandestin, devaient venir animer la discussion.

Notez cette date sur vos calepins et je serai trop heureux de vous la confirmer en temps utile. Autant vous dire néanmoins que je ne crois pas la chose raisonnablement envisageable. Nous verrons bien. En attendant, vous pouvez essayer de vous procurer le livre.

 

RENDEZ-VOUS DE CLAUDE [7] ~ “La domination adulte. L’oppression des mineurs” ~ le jeudi 26 mars, au Lieu-Dit

Jusque dans la seconde moitié du vingtième siècle, on a considéré les femmes comme des «mineures». Tous les arguments qui servaient à justifier cette inégalité inscrite dans la loi sont encore usités pour justifier la privation de droits pour les êtres humains qualifiés d’«enfants».

L’égalité entre les femmes et les hommes est loin d’être réalisée, mais elle est considéré comme souhaitable, au moins dans les dites «démocraties». Les «droits de l’enfant» ne sont que des exceptions à sa condition; la «protection de l’enfance» a servi à couvrir des violences (sexuelles entre autres) massives et institutionnalisées.

Comment penser autrement l’articulation entre les droits naturels des hommes (des mâles), des femmes et des «mineur·e·s», y compris des jeunes enfants ? C’est de ce sujet, occulté entre tous, dont nous parlerons avec Yves Bonnardel, auteur de La domination adulte. L’oppression des mineurs.

“Déclaration des Droits de l’Enfant” en Russie révolutionnaire (1918)

En prélude au septième « Rendez-vous de Claude » le jeudi 26 mars 2020 à 19h (au Lieu-Dit, à Ménilmontant) auquel j’ai convié Yves Bonnardel, militant égalitariste, auteur de La Domination adulte. L’oppression des mineurs (Le Hêtre-Myriadis, 2015), je publie ci-dessous un document soviétique de 1918, dont j’ai précisément découvert l’existence dans son livre.

On connaît la belle formule de l’anarchiste Bakounine: «Les enfants n’appartiennent ni à l’État ni à leurs parents: ils n’appartiennent qu’à leur future liberté.» Cependant, même si elle peut suffire à récuser les procédés coercitifs ou autoritaires, elle laisse inentamée (ou presque) la question du statut de l’«enfant», des «mineur·e·s» dans la période où ils et elles relèvent de cette catégorie.

Dans les années bouillonnantes de la révolution soviétique (avant 1921), quand les expériences de subversion des arts et de la vie quotidienne pouvaient encore se développer[1], une organisation baptisée «Libre éducation des enfants» présenta une «Déclaration des Droits de l’Enfant» lors du premier congrès national de l’Organisation pour une culture prolétarienne (Proletkult) qui se tint à Moscou, du 23 au 28 février 1918.

Cette déclaration des droits postule une égalité entre «adultes» et «enfants» et prend en compte – mieux que Bakounine, encore que son influence se fasse sentir dans sa rédaction (voir art. 3) – le jeune individu comme une personne à part entière déjà existante.

Cette manière de voir bouleverse toutes les conceptions de l’«enfance» et du statut de minorité qui régissent dans notre société la vie des êtres humains jusqu’à 18 ans et leurs rapports avec les «adultes».

Elle implique que la société doit non pas «protéger» les «enfants» mais les aider à exercer leurs droits – communs à tous les êtres humains – lorsqu’ils sont gênés dans cet exercice du fait de leur âge ou par exemple de leur faible force physique.

Les conséquences pratiques sont immédiatement perceptibles, et vertigineuses, au moins vues depuis notre mode de vie actuelle: possibilité de quitter ses parents; choix de suivre ou on une scolarité; droit d’exercer un travail, etc.

La manière dont les principes énoncés entraînent ces conséquences n’est pas sans rappeler la Déclaration des droits de l’homme de 1789, origine bourgeoise qui se retrouve dans la définition de la liberté donnée à l’article 9 (sur ce point, Bakounine va infiniment plus loin), ce qui sera d’ailleurs reproché à ses promoteurs.

En effet, les rédacteurs et la rédactrice du livre Enfants, droits et citoyenneté [2] (dans lequel j’ai pris l’intégralité de la Déclaration) nous apprennent que la commission chargée de la formation des enfants et des jeunes lors du congrès de Proletkult la jugea  «inacceptable, car elle s’exprime avec la langue du droit naturel, qui est refusé par le marxisme et comporte des caractères d’anti-collectivisme.»

Déclaration des Droits de l’Enfant

  1. Tout enfant qui vient au monde, quelle que soit la couche de la société à laquelle ses parents appartiennent, a droit à l’existence, c’est-à-dire qu’un certain ensemble de conditions de vie doivent lui être assurées, déterminées par l’hygiène convenant à son âge et nécessaires pour le maintien et le développement de son organisme, ainsi que pour la résistance efficace de celui-ci aux influences néfastes.

 

  1. Le soin de garantir aux enfants les conditions de vie exigées par l’hygiène convenant à leur âge repose sur les parents, la société dans son ensemble et l’État. Le rôle de chacun de ces facteurs et leurs relations mutuelles dans la question de la garantie à l’enfant de ces conditions sont déterminés par les dispositions légales correspondantes.

 

  1. Tout enfant, quel que soit son âge, est une personne définie et ne doit en aucun cas être considéré comme propriété de ses parents, ni comme propriété de la société ou encore de l’État.

 

  1. Tout enfant a le droit de choisir lui-même ses prochains éducateurs, de se séparer de ses parents et de s’en aller si ceux-ci s’avèrent être de mauvais éducateurs. Ce droit de quitter ses parents, chaque enfant l’a à tout âge, et en ce cas l’État et la société doivent veiller à ce que ce changement n’apporte aucune aggravation dans la situation matérielle de l’enfant.

 

  1. Tout enfant a droit au libre développement de toutes les forces, capacités et dons qui sont en lui, c’est-à-dire qu’il a droit à une éducation et une formation correspondant à son individualité. La concrétisation de ce droit doit être garantie par la mise à disposition gratuite, à tous les âges de sa vie, des organismes adéquats d’éducation et de formation, pour que tous les aspects de sa nature et de son caractère puissent trouver les conditions les plus appropriées pour leur développement harmonieux.

 

  1. Aucun enfant ne peut être contraint par la force à fréquenter un organisme d’éducation ou de formation. L’éducation et la formation sont, à tous leurs niveaux, le libre choix de l’enfant. Tout enfant a le droit de se détourner d’une éducation et d’une formation qui ne tient pas compte de son individualité.

 

  1. Tout enfant prend part dès son plus jeune âge au travail productif nécessaire dans la mesure où ses forces et ses capacités le lui permettent. Mais ce travail doit non seulement ne pas nuire à la santé psychique de l’enfant ni constituer un obstacle dans son développement mental, mais aussi s’intégrer dans le système global d’éducation et de formation. La participation au travail productif nécessaire à la société donne la possibilité de réaliser l’un des droits les plus importants de l’enfant – ne pas se sentir parasite mais partie prenante et constructeur de sa vie et reconnaître que sa vie n’aura pas seulement une valeur sociale dans le futur, mais qu’elle l’a déjà dans le présent.

 

  1. L’enfant est, à tous les âges de sa vie, mis sur un pied d’égalité avec l’adulte majeur, dans ses libertés et ses droits. Quand il ne réalise pas certains de ces droits, cela ne doit être lié qu’à l’insuffisance de ses forces physiques ou mentales pour cette réalisation. Si ces forces sont présentes, l’âge ne doit pas être un obstacle pour l’emploi de ces droits.

 

  1. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne cause pas de dommages au développement physique et mental et ne nuit pas aux autres humains. Ainsi la jouissance des droits naturels de tout enfant ne doit pas avoir d’autres frontières que celles qui sont dictées par les lois d’un développement physique et mental normal, et en outre, qui garantissent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits.

 

  1. Tous les groupes d’enfants peuvent être confrontés, dans leurs relations et leurs échanges entre eux, ou avec des adultes qui les entourent, à des règlements interdisant des actions qui portent atteinte à l’ensemble de la société. Tout ce qui n’est pas interdit dans ces règlements ne doit pas rencontrer d’obstacle pour sa réalisation. Aucun enfant ne doit être contraint de faire ce qui n’est pas prescrit par ces règlements.

 

  1. Pour tous les enfants le droit doit être garanti de participer à l’élaboration des règlements qui vont régler leur vie et leurs capacités.

 

  1. Personne, ni les parents, ni la société, ni l’État, ne peut contraindre l’enfant à recevoir un enseignement religieux donné ou à pratiquer un rite sous la contrainte : l’éducation religieuse doit être totalement libre.

 

  1. Aucun enfant ne peut être gêné dans ses convictions, n’était que leurs manifestations ne doivent pas offenser les mêmes droits chez les autres membres de la société, tant adultes que enfants.

 

  1. Tout enfant peut exprimer librement son opinion et ses idées par écrit ou oralement dans la même mesure où les adultes exercent aussi ce droit, c’est-à-dire uniquement avec les limites qui sont dictées par le bien de la société et des personnes qui la composent, limites qui doivent être déterminées avec précision par la loi.

 

  1. Tout enfant jouit du droit de constituer avec d’autres enfants ou avec des adultes des associations, groupements, et autres organisations à caractère social, dans la même mesure que les adultes. Les possibilités de limitations qui sont dictées par le bien de l’enfant et de son développement physique et mental normal doivent être mentionnées avec précision par la loi. 16. Aucun enfant ne doit être soumis à une privation de liberté ou à une sanction. Concernant les fautes et les manquements, c’est avec l’aide de structures éducatives adéquates qu’il faut lutter par la voie de l’explication et de la guérison mais pas par des punitions ou autres mesures à caractère répressif.

 

  1. L’État et la société doivent veiller par tous les moyens à ce que tous les droits énumérés dans les paragraphes précédents ne souffrent d’aucune restriction ; ils doivent préserver ces droits de toutes les tentatives de machination, et contraindre tous ceux qui ne respectent pas leurs obligations envers le jeune âge à s’y conformer.

 

[1] Voir La Révolution sexuelle, de Wilhelm Reich.

[2] Liebel Manfred, en collab. Avec Robin Pierrine et Saadi Iven, Enfants, droits et citoyenneté. Faire émerger la perspective des enfants sur leurs droits, L’Harmattan, 2011.