Démantèlement et privatisation du réseau ferré français : Macron engage la phase finale

Soutenu par le journal Le Monde, le gouvernement Macron engage ces jours-ci la dernière phase d’un double mouvement de privatisation-démantèlement du réseau ferré français.

Il n’y a rien là d’étonnant. La mise en place du «système TGV», conçu pour relier des métropoles européennes avait déjà permis de fermer de nombreuses lignes et gares, supposées «non-rentables», ce qui annonçait suffisamment la rupture avec l’idée d’un service public du transport ferroviaire.

Ce système, dénoncé dans Gare au TGV! ne pouvait mener qu’au point où nous en sommes aujourd’hui. Il était conçu pour cela.

À part en Bretagne, où des comités de luttes ont rassemblé usagers et syndicalistes, le TGV n’a heurté, dans le Sud, que des sensibilités écologistes et des intérêts viticoles. C’était trop peu.

La CGT, au niveau national, encourageait un produit du génie français…

L’Italie, en revanche, a connu des luttes populaires («No TAV!») d’ampleur et de longue durée contre le train à grande vitesse. C’est sans doute pour cette raison que mon opuscule vient d’être traduit en italien et mis à disposition sur Internet (comme il l’est, en français, chapitre par chapitre, sur ce blogue).

Je remercie les camarades qui ont réalisé ce travail et me l’ont transmis. Les familiers·ères (ou curieux·ses) de la langue de Malatesta pourront le télécharger ci-dessous.

Télécharger le texte intégral en italien.

ILS SONT «PIQUÉS», PIQUEZ-LES ! Campagne nationale pour un geste charitable par jour (2010)

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Jean Leonetti laissera son nom dans l’histoire comme initiateur de la loi de 2005 qui octroie le droit de mourir aux mourants[1]. Il a lui-même dirigé une mission d’évaluation de sa propre loi, qu’il a trouvé vraiment pas mal, bien même, non sans charre : intelligente, bien tournée, une peau de banane sous les pieds des gnangnans de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, que du bonheur[2] !. Bref, Jean Leonetti est, à juste titre, un type content de lui.

Or un type content de lui ne résiste jamais à l’amicale sollicitation des amis qu’il connaît. S’il a pu nuire ici, il peut très bien nuire là. Et c’est ainsi que Jean Leonetti vice-préside le groupe UMP à l’Assemblée nationale, ce dont personne n’a rien à faire, et préside la Fédération hospitalière de France.

C’est à ce second titre qu’il était interrogé par Le Journal du dimanche du 4 juillet 2010, qui annonçait la mise en sursis, c’est-à-dire la fermeture annoncée de 54 services hospitaliers à travers la France.

Sans surprise, le brave Leonetti annonce qu’il s’agit « d’offrir une meilleure offre [sic] de soins aux patients ! ». C’est ce que dit La Poste, par exemple, à chaque fois qu’elle réaménage un bureau en diminuant le nombre de guichets. Lire la suite

Pour la libre circulation des idées (2007)

L’Atelier du gué, sympathique éditeur, fait [toujours] circuler cette pétition de soutien à l’édition indépendante et aux revues littéraires.

En tant qu’écrivain, collaborateur de revues et lecteur, je ne peux que m’associer à ce texte (ici reproduit tel qu’il est proposé à la signature par ses rédacteurs).

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La Poste est un des outils privilégiés de diffusion des livres et revues littéraires des éditeurs indépendants, auprès des libraires, des bibliothèques et du public.

Or, les transformations de La Poste, l’abandon des tarifs particuliers ou intermédiaires, la libéralisation des services, les fermetures de bureaux, mettent aujourd’hui leur existence en danger. Ceci porte préjudice aux écrivains, à la création littéraire, aux éditeurs, aux libraires, aux lecteurs, comme à toute la chaîne du livre (graphiste, photographe, imprimeur…).

Des tarifs postaux abusifs, la réduction programmée à l’accès des tarifs « presse » par de nouvelles contraintes administratives, l’abandon des tarifs réduits (« coliéco » « sacs postaux de librairies »… le refus de La Poste d’appliquer le tarif « livres et brochures » sur le territoire national), etc… remettent en question la pérennité de l’édition indépendante, et par voie de conséquence, entravent le droit d’expression, réduisent l’économie du livre et affaiblissent la démocratie.

Des centaines de petites structures éditoriales sont aujourd’hui contraintes à réduire ou à cesser leur activité.

Les soussignés s’inquiètent de cette situation et demandent à l’État, aux ministères concernés et à la direction de l’entreprise publique La Poste de créer un tarif préférentiel pour les livres et les revues (indépendamment, pour celles-ci, de l’attribution, ou non, d’un numéro de commission paritaire), afin de garantir pour demain la diversité culturelle et la libre circulation des idées.

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On peut s’associer à la pétition en cliquant ici.