Concert d’“Improvible” en soutien aux Ami·e·s de May, à St. Naz, le 18 décembre

Le groupe Improvible nous fait la joie de venir jouer au local des Ami·e·s de May le samedi 18 décembre à Saint-Nazaire, à partir de 20 heures et on les remercie !

Viens et ensemble libérons l’impro !

Improvible est un duo sax-batterie qui joue de l’impro totale avec une inclination pour l’amusement et l’intensité, voire la transe, tout en  recherchant la sincérité dans la démarche d’improvisation libre. Il puise son inspiration du côté du jazz et son ouverture sur les différentes musiques actuelles amplifiées, avec un goût pour des sons très électriques (rock, noise, prog), les « sons organisés » du point de
vue d’Edgar Varese avec la recherche d’exploitation d’un large palette sonore, la musique spectrale et son jeu sur les masses sonores et leurs « déplacements ». La notion de mouvement et de chaos sont très présentes dans son approche philosophique de l’improvisation. Stéphane Le Gars Sax alto + Sax midi avec plein de trucs pour jouer sur l’amplification; Vincent Barbin Batterie

Entrée à prix libre – Vos contributions sont nécessaires pour la
pérennité du lieu, merci à tou·te·s !
Bar ouvert – alcools (sur adhésion à l’asso) et jus de pomme Solidarité
Palestine, boissons chaudes …
Repas partagé – Ramenez vos succulentes galettes, tartes, tartinades et
autres divines spécialités végétariennes ou venez simplement en déguster !

Masques et gel à disposition, ainsi qu’une rampe d’accès si besoin

Dalal ak jamm, Mirë se vini, Welkom, Yisek, Dobrodosli, l’aaslama, Tonga
soa, Bem-vindo, Bienvenu·e·x·s !

Anne Steiner à Saint-Nazaire, chez les «Amie·e·s de May», le 18 novembre, pour parler d’Almereyda

Jeudi 18 novembre à partir de 20h, Anne Steiner (sociologue et historienne spécialiste du mouvement anarchiste à la Belle Époque) viendra présenter Révolutionnaire et dandy paru en avril 2020 aux éditions l’Échappée. Elle est notamment l’auteure d’une série d’ouvrages autour de la « Belle Époque » (1871-1914) aux éditions l’échappée. Elle a déjà publié : Les en-dehors en 2008 (réédité en 2019), Le Goût de l’émeute en 2012 et Le temps des révoltes populaires en 2015 : une histoire en cartes postales des luttes sociales à la « Belle Époque ».

Elle a aussi écrit des articles dans la défunte revue papier Article 11.

Les ouvrages d’Anne Steiner aux éditions l’échappée  seront aussi disponibles lors de cette soirée de présentation.

Ce livre retrace l’itinéraire politique d’Eugène Bonaventure Vigo dit Almereyda, né en 1883 dans le midi languedocien et mort en 1917 à l’infirmerie de la prison de Fresnes. Adolescent sans famille dans le Paris de la Belle-Époque, il est incarcéré pour un menu larcin à la prison pour enfants de la Petite Roquette et en sort révolté, anarchiste. C’est l’époque où la CGT défend la grève générale comme unique moyen pour parvenir à l’émancipation des travailleurs. Quand à la SFIO, formée en avril 1905, à partir de plusieurs organisations socialistes, elle comprend un pôle réformiste et un pôle insurrectionnel. Dans cette période d’intense mobilisation sociale (entre 1000 et 1500 grèves par an sur l’ensemble du territoire et dans tous les secteurs de production) c’est l’armée qui est chargée du maintien de l’ordre : les blessés se comptent par centaines et les morts ne sont pas rares. Il importe donc de la combattre par tous les moyens.

Vigo qui collabore au Libertaire sous le nom d’Almereyda prend, à 21 ans, la tête de la section française de l’Association internationale antimilitariste (AIA) fondée en 1904 à Amsterdam. Emprisonné pour provocation à la désobéissance des militaires, il fonde avec plusieurs de ses coinculpés La Guerre sociale, organe de concentration révolutionnaire regroupant anarchistes, syndicalistes et socialistes insurrectionnels. Excellent secrétaire de rédaction, maniant la titraille comme de la dynamite, il en fait le journal le plus subversif de son temps. Toujours sur la brèche, on le retrouve au cœur de toutes les grandes mobilisations de son temps sur le marbre comme sur le pavé.

Pour combattre les Camelots du roi, milice des nationalistes antisémites de l’Action française, il crée les Jeunes Gardes, organisation armée semi clandestine, qui riposte aussi aux brutalités policières dans les manifestations.

Mais il échoue à construire le parti révolutionnaire regroupant syndicalistes, socialistes insurrectionnels et anarchistes  que les militants de la Guerre sociale appellent de leurs vœux. Découragé, il glisse alors vers le réformisme et se laisse aller à sa passion du journalisme. Fondateur du Bonnet Rouge favorable au bloc des gauches, il est accusé sans relâche par ses vieux ennemis de l’Action française d’être stipendié par les Allemands pour avoir ouvert les colonnes de son quotidien aux partisans de la paix. Accusations qui rencontrent un écho favorable dans certaines sphères gouvernementales. Arrêté, il meurt en prison le 14 août 1917,  huit jours après son arrestation dans des circonstances troubles, laissant  orphelin un fils de 12 ans, Jean Vigo dont l’œuvre cinématographique portera l’empreinte de sa flamboyante et tragique destinée.

Le local autogéré «Les ami·e·s de May»

25, bd de la Renaissance

44600 Saint-Nazaire

lesamiesdemay(at)riseup.net

Gilets jaunes ~ Appel de Saint-Nazaire

Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes

Cet appel sera soumis au vote par les assemblées locales

Nous, Gilets Jaunes, constitué·e·s en assemblées de nos Assemblées locales, réunis à Saint-Nazaire les 5, 6 et 7 avril 2019, nous adressons au peuple dans son ensemble.

À la suite de la première assemblée de Commercy, environ 200 délégations présentes poursuivent leurs combats contre les politiques d’extrémisme libéral pour la Liberté, l’Égalité et la Fraternité !

Malgré l’escalade répressive du gouvernement, l’accumulation de lois qui aggravent pour tous les conditions de vie, qui détruisent les droits et libertés; la mobilisation s’enracine pour changer le système incarné par Macron!

Pour seule réponse aux aspirations convergentes des gilets jaunes et autres mouvements de luttes, le gouvernement panique et oppose une dérive autoritaire.

Depuis 5 mois, partout en France, sur les ronds-points, les parkings, les places, les péages, dans les manifestations, au sein de nos assemblées: nous continuons à débattre, à nous battre contre toutes les formes d’inégalités, d’injustice, de discriminations, et pour la solidarité et la dignité.

 

Dimanche 07/04/2019 Saint-Nazaire

Nous revendiquons

–  l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minimas sociaux ;

–  des services publics pour toutes et tous. Notre solidarité et nos luttes vont tout particulièrement aux 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté.

Conscients de l’urgence environnementale, nous affirmons «Fin du monde, fin du mois, même logique, même combat !»

Face à la mascarade du grand débat, face à un gouvernement non représentatif et au service d’une minorité privilégiée, nous mettons en place les nouvelles formes d’une démocratie directe.

Concrètement, nous reconnaissons que l’Assemblée des assemblées peut recevoir des propositions issues des assemblées locales et émettre des orientations (comme l’appel de la première Assemblée des Assemblées de Commercy). Ces orientations sont ensuite systématiquement soumises aux groupes locaux.

 

L’Assemblée des assemblées réaffirme son indépendance à l’égard des partis politiques, des organisations syndicales, et ne reconnaît aucun leader auto-proclamé.

 

Pendant 3 jours, en assemblée plénière et par groupes thématiques, nous avons toutes et tous débattu et élaboré des propositions sur nos revendications, actions, moyens de communication et de coordination.

Nous nous inscrivons dans la durée et décidons d’organiser une prochaine assemblée des assemblées en juin.

Afin de renforcer le rapport de force, de mettre l’ensemble des citoyennes et citoyens en ordre de bataille contre ce système, l’Assemblée des assemblées appelle à des actions dont le calendrier sera prochainement diffusé par le biais d’une plate-forme numérique dédiée et sécurisée.

L’Assemblée des assemblées appelle à élargir et renforcer les assemblées locales souveraines et à en créer de nouvelles.

Nous appelons l’ensemble des Gilets Jaunes à diffuser cet appel et les conclusions de notre Assemblée.

Les résultats des travaux réalisés en plénière sont mis à disposition des assemblées locales pour alimenter les actions et les réflexions des assemblées.

Nous lançons plusieurs appels: sur les Européennes, les assemblées citoyennes et populaires locales, contre la répression et pour l’annulation des peines des prisonniers et condamnés du mouvement.

Il nous semble nécessaire de prendre un temps de 3 semaines pour mobiliser l’ensemble des Gilets Jaunes et convaincre celles et ceux qui ne le sont pas encore!

Nous appelons à une semaine Jaune d’actions à partir du 1er Mai.

Nous invitons toutes les personnes voulant mettre fin à l’accaparement du Vivant à assumer une conflictualité avec le système actuel, pour créer ensemble, par tous les moyens nécessaires un nouveau mouvement social écologique populaire.

La multiplication des luttes actuelles nous appelle à rechercher l’unité d’action.

Nous appelons à tous les échelons du territoire à combattre collectivement pour obtenir la satisfaction de nos revendications sociales, fiscales, écologiques et démocratiques.

Conscients que nous avons à combattre un système global, nous considérons qu’il faudra sortir du capitalisme.

Ainsi nous construirons collectivement ce fameux «toutes et tous ensemble» que nous scandons et qui rend tout possible: nous construisons toutes et tous ensemble, à tous les niveaux du territoire.

 

Le pouvoir du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple. Ne nous regardez pas, rejoignez-nous!

 

L’assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes

Ni futures chômeurs.euses ni futures travailleurs.euses

Ce tract a été distribué — et lu à la tribune syndicale — par des lycéen(ne)s lors de la manifestation de Saint-Nazaire (5 000 personnes), aujourd’hui 9 mars 2016 (merci à l’ami Gédicus pour l’information).

Les manifestant(e)s qui le distribuaient portaient une pancarte où l’on pouvait lire :

Le capitalisme, on l’engraisse sans arrêt. Quand est-ce qu’on le bouffe ?

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Si nous voulons abandonner le salariat…

C’est pour choisir enfin de gérer librement notre énergie et notre temps de vie. C’est pour agir dans nos vies selon nos aspirations et nos besoins individuels et collectifs. Par conséquent c’est fuir le travail dicté par les aspirations et les besoins des patrons, des entreprises et du marché.

Nous pensons que le travail, qu’il soit en usine ou dans des bureaux, bien ou mal payé, qu’il nécessite de longues ou de courtes durées d’étude, ne libère pas.

Au contraire, il vise plus à nous occuper l’esprit et à nous désintéresser des questions éthiques de nos vies et de nos sociétés, à nous contraindre à la survie et de fait à la consommation.

Abandonner la spécialisation

Qu’est-ce que la spécialisation ?

C’est faire toute sa vie la même chose. C’est le monopole des savoirs. C’est être chacun élite dans sa propre profession, coupé des autres savoirs et savoirs-faire, réduit par sa branche. C’est l’organisation de castes professionnelles (Caste étudiante, artistique, ouvrière, fonctionnaire, politicienne, enseignante…)

Nous voulons abandonner la spécialisation car nous croyons que chacun.e peut adopter une fonction politique, enseignante, étudiante, artistique et manuelle à la fois. Ce n’est qu’avec des individus épanouis qu’une société épanouissante peut s’organiser.

La domination à l’école comme au travail.

Qu’on soit élève, salarié.e ou professeur.e, nous subissons la hiérarchie au quotidien. Nous sommes éduqué.es à avoir peur de nos hiérarchies, du parent, du patron, du flic, etc.

Espérer un avenir meilleur c’est construire une autre organisation de vie, où le travail est un outil et non un but. C’est questionner la domination sous toutes ses formes. Car la domination est une logique de société comme peut l’être la solidarité.

Des solutions ? Les copains c’est mieux que les patrons.

Nous pensons que nous seuls pouvons prendre les décisions qui concernent nos vies. C’est pourquoi nous luttons hors des partis politiques ou des syndicats qui tenteront, dès que l’État le leur proposera, de négocier avec lui au nom des travailleurs.euses et étudiant.es. S’organiser à notre échelle avec nos copains.ines, se réapproprier nos vies, que nos passions, nos envies et nos besoins constituent nos activités principales. Que l’on trouve du sens à ce que l’on produit, à ce que l’on vit.

Nous ne sommes pas de ceux qui appellent à sauver le monde du travail.

 Capture d’écran 2015-01-15 à 14.38.41  CLV (Crew virus libertaire)

 

Contact: crewviruslibertaire@riseup.net