Totem et tabous. In memoriam François Combes

L’ami Rémy Ricordeau me fait passer ces photos de la tombe de «François Combes, vieil ami nantais récemment disparu, lecteur de Benjamin Péret, ancien agitateur étudiant en mai 68 et ex-membre du Conseil de Nantes. […]
Par fidélité intellectuelle pour son père qui s’était passionné à la fin de sa vie pour l’art totémique amérindien autant que par goût personnel, Tristan a en effet exécuté un coup d’éclat hautement poétique qui restera, je l’espère, dans l’histoire de ce qu’il faut désormais appeler “activisme funéraire”: un remarquable et élégant totem sculpté et érigé par ses soins sur la tombe de François domine désormais les tristes croix mitoyennes.
Premier pas d’un mouvement qui va assurément se développer dans tout l’espace social, le merveilleux commence ainsi à coloniser les nécropoles de nos villes et villages.»