Lignes de force

“Discordia”, par Léon de Mattis

Je reprends ici intégralement un texte publié sur son blogue par Léon de Mattis à propos des dégradations subies par le local La Discordia, sous prétexte d’«islamophobie».
Je rejoins l’auteur sur la nécessité de transcender nos divergences (elles ne manquent pas!) pour préserver les condition d’un débat sur ces questions.
Une occasion sera fourni par les camarades du local Le Rémouleur à Bagnolet, le lundi 13 juin prochain.

C. G.

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Dans la nuit du 21 avril, les vitrines de la bibliothèque anarchiste la Discordia ont été brisées à coups de marteau. Les discordistes expliquent dans un communiqué que les positions qu’ils ont adoptées à l’égard de « l’islamophobie » sont la cause de cette attaque anonyme.

La question de l’islamophobie ne devrait pourtant pas diviser les tenants d’une critique radicale du monde du capital. Ceux qui sont visés par la politique répressive de l’État et des flics dans un pays comme la France ne le sont pas parce qu’ils sont musulmans, mais parce qu’ils sont prolétaires. Qu’une partie des prolétaires se reconnaissent eux-mêmes comme musulmans ou non ne change rien à l’affaire. Le capital ne donne jamais comme telles, benoitement, les raisons de ses nécessités politiques : celles-ci apparaissent avec les idéologies qui sont la forme même de ces nécessités.

Ce devrait donc être le propre de la pensée radicale de ne pas se laisser abuser par les faux débats qui séparent droite et gauche du capital. Ce qui est en jeu, et qui explique les choix politiques de l’État français, n’est pas l’opposition entre des musulmans et des chrétiens ou entre des religieux et des laïcs, mais le rapport entre les prolétaires et la classe dominante. Perdre ce point de vue, c’est se situer ailleurs que dans la perspective de la critique radicale. C’est participer au débat qui oppose Manuel Vals à Emmanuel Todt ou Edwy Plenel.

Et dans ce débat, tout est biaisé. Ceux qui critiquent l’islam ne critiquent pas toutes les religions, mais seulement celle-ci. Ceux qui défendent l’islam dénoncent le racisme de ce qu’ils appellent l’islamophobie mais refusent de tirer les conséquences de l’inscription de ce racisme dans les rapports de classe. Ils ne relèvent jamais que l’islam n’est plus tellement une difficulté quand c’est l’islam des riches. Quant aux prolétaires des cités, ce n’est pas seulement leur religion, réelle ou supposée, qui pose problème à l’État, mais bien, à en croire le discours dominant, tout ce qu’ils font : bizness, délinquance, « incivilités »…

Il y a aussi la force de l’islam politique, dont il ne faudrait pas sous-estimer l’appétit de pouvoir. Dire que l’islam est la religion des dominés est un pur mensonge. Il y a des classes dominantes dont la religion officielle est l’islam. Il y a des dominés qui se reconnaissent comme musulmans ou chrétiens et d’autres pour qui la religion n’est en pas un élément d’identification. L’islam politique, dans ses composantes conservatrices et réactionnaires comme dans ses formes extrémistes, voudrait faire croire que les bourgeoisies des pays musulmans et les prolétaires immigrés en occident ont des intérêts communs. C’est la reprise du crédo anti-impérialiste dont on connaît le triste résultat. L’islam politique joue à l’heure actuelle le rôle que jouait les idéologies nationalistes de la période de la décolonisation : enrôler des prolétaires au service de capitalistes dans leur guerre contre d’autres capitalistes.

La religion n’est pas un phénomène divin, mais un phénomène social et politique et c’est en tant que telle qu’elle doit être analysée. La religion apporte aux appétits terrestres la justification des nécessités célestes. Comme politique, elle ne peut être autre chose que le discours auto-justificateur du pouvoir. La critique de la religion est la condition de toute critique.

Toutes ces considérations sont donc loin d’être partagées puisque la Discordia a été attaquée en pleine nuit. Quelles que soient nos divergences, tant sur le plan des idées que des méthodes, je suis dans cette affaire du même côté que les discordistes, tandis que ceux qui, voulant dénoncer les discriminations, défendent les religions se rangent à coup sûr dans le camp des dieux et des maitres.

Capture d’écran 2015-01-15 à 14.38.41 Léon de Mattis

CLAUDE GUILLON, UN CADAVRE — par un non-lecteur énervé de “Comment peut-on être anarchiste ?”

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C’est grâce à une alerte Google (je suis résolument moderne !) que j’ai pu prendre connaissance du charmant texte d’anticipation que je reproduis ci-après.

Mais revenons quelques mois en arrière : Fin décembre 2014, un garçon qui signe du pseudonyme Patlotch (il m’indique son prénom, plus banal que cet anagramme de potlatch), dans mes âges je suppose, répond gentiment à une demande de renseignements publié sur mon blogue historien La Révolution et nous. Il se présente et me dit ce qu’il a lu de moi : « J’avais notamment lu (et relu) ta critique de la communisation puisque j’ai été un “compagnon de route” de ce “courant” entre 2005 et 2010, refusant de m’engager dans SIC (revue internationale…). J’ai regretté que tu partes de la vulgate pédagogique de Léon de Mattis pour le faire, et la conséquence, que tu surfes un peu sur le fond… Au moins ai-je bien rigolé. Merci. »

Pourquoi je t’écris ?

1) d’abord parce que tu m’en donnes l’occasion avec ce nouveau blogue et la présentation que tu en fais là. J’y suis venu plus souvent que sur le précédent pendant le transfert de l’ancien, curieux et intéressé, vu aussi mes propres ? cogitations… errements… ma propre quête initiatique ton blogue est bien présenté et agréable à parcourir, on trouve assez facilement ce qu’on cherche, vu les possibilités multiples. Je pourrais critiquer tes rubriques, mais bon, ce sont les tiennes et elles correspondent à ton genre d’interventions, à ta personnalité, au centre de gravité de tes préoccupations… perso, j’ai aussi adopté le style de courtes chroniques avec un avis personnel assumé comme tel, quasi quotidiennes, avec moult liens et références comme plaque tournantes de questions et positions qui sont en “discussions” entre théories plus qu’entre théoriciens (chacun garde ses veaux, ses cocochons, et ses cruches, l’idéologie c’est les autres.

2) sûr que nous n’avons pas le même parcours, et en plus je ne suis pas comme toi un grand homme célèbre (dit sans ironie) d’un quelconque milieu, j’ai fini par les fuir tous comme la peste, pour autant que je ne finisse pas comme Palante, ou Cioran, bien que la solitude ne me déplaise pas néanmoins, bien que tu “théorises” moins que moi les choses, j’aurais du mal à parler vraiment de désaccords où je vois plutôt des différences d’approches, de centres d’intérêts et sans doute de visées. Disons que de caractère et d’expérience je suis plutôt “anarchiste indépendant” — j’invente ce label pour l’occasion, et de raison “communiste”, pour autant que ce distinguo ait un sens (tu vas sortir “Comment peut-on être anarchiste ?” et si ça se trouve on trouverait bien des points communs si j’écrivais “comment peut-on être communiste ?” puisque je passe une bonne part de mon temps à proposer des réponses qui ne heurtent pas ce que je suis de fait, une espèce de rebelle, nonobstant mes vœux pour la révolution).

3) peut-être, selon ta réponse, t’enverrai-je ici ou là quelques remarques à tes écrits, ou bien le ferai-je sur mon blogue comme à mon habitude de “débats virtuels” (exemple : j’ai relevé récemment ton texte sur la rentrée française de Quadruppani ; du coup j’ai parcouru son blogue à lui, trop drôle après ton papier, vu ce qu’on peut y trouver de complaisance plus que de prises de positions et moins encore de critiques un tant soit peu solides) bon, c’est déjà bien long, j’arrête là, tu me diras… bonne continuation et bon courage.

Amicalement, Patlotch

Il m’explique rapidement où il vit et avec qui (une compagne, un fils, deux chats). Un contact humain fort agréable à priori.

Après la mort de ma mère, et la publication du texte « Vous faites erreur, je ne suis pas Charlie », il m’envoie un message de condoléances et d’encouragements.

Une autre fois, il regrette de s’être trompé dans la date d’un concert où il espérait me saluer. Nous échangeons d’autres mails. Quand il crée un forum internet sur la « communisation », je le signale sur ce blogue, et il m’en remercie sur le forum.

Comment ses yeux ont-ils été aussi brutalement dessillés ? Peut-être est-ce d’avoir regardé de trop près le cul d’une bouteille, vidée un soir de vague à l’âme ? Quel a été le déclencheur de sa colère ? Peut-être la recension — trop élogieuse à son goût — de mon dernier livre dans Le Monde libertaire (pour une fois que… !).

Toujours est-il que c’est « feu sur le quartier général ! », dans un style très maoïste, avec examen sévère de l’origine de classe, plus quelques allusions extravagantes : quelles sont ces « relations dans le journalisme parisien » que je préfèrerais (et à quoi ?) ? où et quand Diable ai-je « boycotté une boulangère kabyle » ?!?!…

Ayant renoncé au projet, dont il m’avait aimablement fait part, de lire mon livre, il tape à l’aveugle, m’adressant par exemple le reproche que j’adresse souvent à d’autres : confondre « domination » et « exploitation » (dont je suis censé ne rien dire…).

Le titre du papier et la citation d’André Breton renvoient au pamphlet collectif signé par les surréalistes contre Anatole France. Cette double transfiguration — moi en Anatole France, et Patlotch en André Breton — demande peu de moyens et n’est évidemment pas à mon avantage.

Cependant, je n’irai pas jusqu’à me plaindre de ces procédés.

En effet, on m’avait traité jusqu’ici d’à peu près tout : assassin en série de suicidaires éperdus (discrète allusion dans le texte, comme on le verra), harceleur de jeunes filles, violeur de petits garçons (les jours impairs, je suppose), agent secret nazi (ou quelque chose d’aussi peu sympathique), mais jamais de « salope ».

Or, vous l’ignorez peut-être chères lectrices, chers lecteurs, si vous n’êtes pas familiers du folklore post-pro-situ-ultra-gauche, quand on est un homme et qu’on n’a pas été traité de « salope » à 65 ans, eh bien on a raté sa vie ! Allant, vivement, sur mes 63, c’était un peu pour moi le dernier carat.

Me voilà, certes, prématurément refroidi, mais au moins puis-je crever l’âme en paix, « salope » estampillée pour l’éternité…

Donc, merci à toi, anonyme et prolétaire camarade « communisateur » !

Nota. Je laisse aux personnes intéressées le soin de se rendre sur le Forum Communisation ; elles pourront y consulter, outre le texte original publié ci-dessous, un ajout dans lequel mon fossoyeur assure ne « même pas arriver à [me] trouver antipathique ».

Encore une bonne nouvelle : je l’ai échappé belle !

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« Il ne faut plus que mort, cet homme fasse de la poussière. »

André Breton, Un cadavre, 1924

Parlons peu parlons bien. Depuis trois ou quatre décennies dans les revues « radicales » et depuis deux ou trois sur Internet, l’étiquette radicale se porte bien, de blog anar en libertaire, qui anti-autoritaire qui antifa, qui garantissant sa pureté issue de l’ultragauche ou de l’autonomie ouvrière (qu’ils n’ont jamais vécue), qui reconverti en abolitionniste d’un prolétariat ayant perdu son identité de classe mais pas sa destinée, à leurs yeux en dernière instance, de s’auto-abolir ces gens-là, que j’ai tous peu ou prou épinglés ad nominem, sont vieux ou jeunes — les jeunes gauchistes font les vieux cons — ils ont plus ou moins de thunes, mais la plupart ne sont ni de souches ouvrières ni d’origines ethniques ou raciales leur ayant donné une expérience de la chose, de la misère ou du racisme, ou des deux. Des trois, puisque ce sont généralement des mecs, et les nanas de ces milieux itou, question origines sociales ou raciales ce sont pour la plupart des gens instruits, qui s’expriment avec facilité, à l’écrit sinon à l’oral : dans une réunion publique, beaucoup sont moins bavards qu’en ligne, pseudonyme ou pas (Guillon parle à Radio Libertaire avec les mêmes effets de langage qui vous distingue, à France Culture). Il leur est donc facile de résister à l’insulte commune : « intellos ». Mais, dans le sens que ce terme a pris dans les écoles des quartiers, ils sont bien, de fait, comme ces « intellos », c’est-à-dire des jeunes issus de milieux leur ayant offert, ou leur offrant, les moyens d’études longues et de meilleurs débouchés dans la société. Qu’ils fassent le choix de la refuser n’y change rien : ils seront toujours avantagés sur les prolos français en surplus.

Claude Guillon, un cadavre

Quand on voit un Claude Guillon, anarchiste de plume, et l’éloge de son dernier bouquin dans Le Monde libertaire : « Une écriture mordante et radicale », la modestie avec laquelle il affiche ça sur son blog « généraliste », quand on sait le peu d’expérience et de feeling prolétaire qu’il y a dans son « communisme libertaire », quand on a vu des années le relai complaisant à son texte creux au niveau théorique « Communisation, l’impensable projet », quand on sait d’où il vient : un privilégié de la race et de l’argent — issu de la petite bourgeoisie parisienne, deux parents chirurgiens-dentistes… — on comprend tout l’anarchisme de ses textes, tout son égo-narcissisme d’écrivain avec un brin de talent (pas difficile, élevé au milieu des livres, comme Dauvé…), quand on sait qu’il préfère ses relations dans le milieu du journalisme parisien, à mettre en lien de son blog des références de classes, qui feraient tache sur sa réputation mérité d’anarcho à plume du troisième âge, en mal de laisser une trace dans la littérature radicale, ils l’ad-maîtron… ton cinoche, Guillon, profites-en avant de passer. Il est en train de s’effondrer, le tien et celui d’autres, qui ne peuvent plus montrer leur petite culotte d’écrivain licencieux sur les marches du festival radical en ligne, bien de plus grande valeur intellectuelle pour leurs apports théoriques, et par conséquent moins célèbres que toi médiatiquement (les luttes suicidaires de prolos brûlant leur boîte, ça rapporte moins que tes méthodologie aux petits oignons de Suicide mode d’emploi, et itou pour tes conceptions de l’amour, qui ne sont pas prêtes de faire un tabac dans les banlieues : très fier, il y a quelques années, de boycotter ta boulangère kabyle : Oh secours ! Ma baguette parisienne ! Ni dieu ni maître ! Ni boulangère arabe ! bobo-Guillon si courageux pour te faire mousser, Peux-tu te dire anarchiste ? Sans problème, vu ce que c’est devenu aujourd’hui, c’est pas difficile. Et ta dernière ineptie — si j’en crois Le Monde Libertaire —, concernant le net qui va permettre une révolution pacifiste (mais c’est d’génial !), c’est d’une naïveté confondante et d’une ignorance crasse du fonctionnement des tuyaux : à part peut-être les vieux papiers de la révolution française, tu n’étudies rien sérieusement ajoutons-y les ronds de jambe au sergent major obsédé par l’antisémitisme et muet sur le racisme de classe anti-arabe : Yves Coleman, et à votre pote Floréal du même genre flirtant avec l’idéologie française sur les terres de Manuel Valls, en bon demi-négros du côté des maîtres alors, Guillon Claude, anar de papier qui t’offusque du mauvais service de la SNCF (que font les cheminots ? merde !), t’es beaucoup plus Charlie que tu ne veux bien le dire, y compris dans ta recherche, un peu vaine, de l’anarchie fondamentale dans la Révolution française, bien de chez nous (t’iras pas voir aussi loin que Baudelaire, c’est sûr, aucune fleur des îles ne te fera du mal)
En vrai, t’as pas un mot sérieux contre le capital, l’exploitation capitaliste pour toi, c’est la domination, les flics, les sans-papiers ça fait partie de ton folklore, un passeport pour ta bonne conscience et chez le bobos anars de base… Pas un mot contre le racisme d’aujourd’hui particulièrement contre les femmes « indigènes », t’es pas foutu de mettre les pieds dans les quartiers dont tu ne parles jamais, ou pas mieux que le Figaro et Libération : t’es juste un petit-bourge blanc, 20 ans post-68, devenu vieil anarchiste ayant acheté ton charisme dans l’édition, si peu « parallèle » et sans aucun risque que de récupérer plus tard ton pognon, un vieux con mais qui impressionne encore moyennement les jeunes idiot.e.s de ton milieu social, et racial.

Tu peux crever, salope, avec l’assurance qu’ils te feront, en face, de belles obsèques. Je ne m’y rendrai pas. Mais n’aies crainte, je n’irai pas cracher sur ta tombe.

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« Communisation » : l’impensable projet (2013)

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’avais découvert le terme de « communisation » dans la défunte revue Meeting. Je dis bien « le terme », n’ayant pu accéder au « concept ». Comprenez… que je n’avais pas compris ce que « communisation » pouvait bien signifier. J’avais retenu qu’il s’agissait d’une espèce d’équivalent antistalinien de la « période de transition », dont je ne voyais pas ce qu’elle apportait par rapport à la vision anarchiste des choses. Habitué à manier des mots, je suis gourmand de métaphores bien venues, mais réticent aux concepts, qui prétendent renouveler la pensée. Il n’est pas rare (en histoire, par exemple) que je ne comprenne pas l’intérêt qu’ils présentent aux yeux de leurs auteur(e)s. Je n’exclue pas que cette difficulté trahisse simplement chez moi des capacités d’abstraction limitées ou une formation intellectuelle insuffisante, mais je suis bien obligé de faire avec.

M’est venue également l’hypothèse que la « communisation » pourrait être une tentative de « marketing », ou de (re)conditionnement du vieil idéal communiste, devenu peu présentable étant donné, entre autres, le nombre de taches de sang qui le déparent (et dont on sait que toute l’eau de la mer ne suffirait pas à les effacer[1]). La première mouture du présent texte s’intitulait d’ailleurs : « “Communisation” : label au bois dormant ? ».

Ayant d’autres chats à caresser, j’ai remisé la dite « communisation » au magasin des accessoires inutiles (non sans avoir noté au passage qu’une « communisatrice » de la première heure en avait fait autant[2]). J’ai ensuite, avec plusieurs mois de retard, appris la création d’une nouvelle revue, internationale cette fois, intitulée Sic, à laquelle participe un auteur qui signe ses textes (articles et livres) : Léon de Mattis. En général, l’apparition soudaine (ici comme auteur d’un livre contre la démocratie) d’un nouveau personnage signale un pseudonyme. Tel camarade m’assure que je connais ce Léon de vue, ce qui est bien possible, mais j’ai déjà du mal à retenir les vrais prénoms et à les mettre en rapport avec les visages, alors des pseudos inconnus… Bref, Léon de Mattis (que je me permettrai d’abréger dans la suite du texte en LdM) signe dans le premier numéro de Sic un texte intitulé « Qu’est-ce que la communisation ? », qui semble avoir été écrit pour moi (façon de parler). En effet, il est étonnamment clair (étant donné son sujet), bien écrit, agréable à lire, et même dépourvu de cette amertume qui gâche tant de textes radicaux.

Enfin, me dis-je, tu vas savoir ce que tu penses de la « communisation » (et vous aussi, par la même occasion). Lire la suite