MÉTRO C’EST TROP ! ~ Où l’on observe les rapports complexes entre la littérature, l’image que l’écrivain veut donner de lui-même et la survivance de modes de pensée archaïques dans les milieux libertaires

C’était une bonne idée éditoriale d’accueillir le récit d’un musicien du métro, demeuré musicien (de rock) par la suite et aujourd’hui leader du groupe The Angry Cats, dont il a été question à plusieurs reprises – en bien – ici-même.

Hélas ! On serait en peine de retrouver chez Fred Alpi écrivain les élans du guitariste… Du point de vue littéraire, le texte se situe – à mon goût – quelque part au-dessous du médiocre.

On objectera, à juste raison, que certains textes valent comme témoignages et non en tant que belle prose, dont l’appréciation est d’ailleurs subjective (je connais des gens qui ont aimé ce livre !). Malheureusement, hors une demi-poignée de détails pittoresques, auxquels n’importe quel guide historique du métro donne accès, je ne vois pas où est le « témoignage ».

Les anecdotes, réelles ou réinventées – ce qui est le droit de l’écrivain – m’ont paru sans intérêt. L’articulation de ses fades « aventures » avec l’actualité politique et sociale « en surface » paraît – le moment de le dire ! – bien superficielle.

Bref, on s’ennuie ferme !

…Sauf si l’on a côtoyé l’auteur !

Ce qui est mon cas, durant quelques centaines d’heures, sur les « tables de presse » des éditions Libertalia, en d’innombrables occasions (dont la plus longue fut Nuit Debout) et au cours des repas qui ont suivi.

De ce point de vue, que tout le monde n’a pas la chance de pouvoir partager, Fred Alpi présente un cas passionnant de dédoublement de la personnalité (diagnostic provisoire). En effet, tout son livre est une entreprise de sculpture de sa propre statue.
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L’HYDRE AUX MILLE TÊTES ~ Une nouvelle librairie à Marseille ~ Inauguration le 12 mai

Une librairie qui s’ouvre, c’est toujours une bonne nouvelle!

De plus L’Hydre aux mille têtes accueille, pour son inauguration, 96 rue St-Savournin à Marseille, deux éditeurs de qualité: Anacharsis et Libertalia.

Vivement le 12 mai, et les jours qui suivront!

Chez Anacharsis.

 

 

 

 

 

 

 

Chez Libertalia.

Aujourd’hui au Lieu-dit, la fête d’“Handi-Gang”, le livre de Cara Zina

Aujourd’hui, à partir de 18h 30, au Lieu-dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris, Cara Zina présentera son ouvrage et répondra aux questions.

Virginie Despentes lira des passages du livre.

Fred Alpi chantera.

Des jeunes handicapés se révoltent contre la condition que leur fait le monde “valide” et emploient l’action directe pour régler le problème de l’accessibilité aux logements, aux bars et aux salles de concert.

Ils n’ont pas connu le Comité de lutte des handicapés, créé au printemps 1973, ni le journal Handicapés méchants lancé un an plus tard, alors ils se reposent toutes les questions stratégiques et morales auxquelles leur révolte et leur envie d’en découdre les confrontent.

Valides, ils ne le sont peut-être pas, mais vivants, très!

L’écriture roborative de Cara Zina les rend sympathiques. Ils font, comme on dit, plus envie (de vivre) que pitié.

Une preuve de plus que la littérature peut pallier le désenchantement d’une époque. Après lecture, à nous de jouer…

“VIVANT !” ou “Une reconnaissance officielle bien méritée”

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À l’approche et à l’occasion de mon soixante-quatrième anniversaire, le 17 septembre, la Bibliothèque nationale et le site Gallica ont souhaité me rendre un hommage appuyé — pour l’ensemble de mon œuvre [1] ! — en publiant sur Twitter le portrait de moi que je reproduis ci-dessus.

Je ne peux qu’exprimer mon émotion sincère devant une aussi charmante initiative, qui fait la nique aux médisants et aux envieux, et tranche par ailleurs avec les déplorables errements iconographiques de Google.

Certes, la photo utilisée commence à dater un peu, mais je pense qu’on pardonnera aux auteurs la délicatesse de leur intention.

Sans doute faut-il attribuer à la même élégance d’esprit l’approximation sur mon âge réel…

En revanche, je suis obligé de démentir l’information concernant mon lieu de naissance (Paris), qu’une vérification, à laquelle il était aisé de procéder auprès de moi, eût permis de rectifier.

Il est vrai que l’effet de surprise en eût cruellement pâti !

Quant au reste, eh bien ma foi, c’est tout moi !

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[1] La Belle me fait remarquer qu’en indiquant aussi ostensiblement les homme-lion-detailŒuvres publiées sous le pseudonyme «Shakespeare» en couverture du volume que je tiens dans la main gauche, la Bibliothèque nationale et Gallica ont un peu vite — et sans me consulter — vendu la mèche.

Il est vrai, mais baste ! comme dit mon copain Eugène, la chose se serait sue un jour ou l’autre…

J’en profite pour signaler la ressortie prochaine, en poche, aux éditions Libertalia, de La tragique histoire de Boléro et Nuisette, avec une préface de William Blanc, l’appareil critique de Fred Alpi, et des illustrations de Bruno Bartkowiak.

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