Violences policières, au rapport!

«Quand il s’agit de rosser les cognes, tout le monde se réconcilie!», chantait Georges Brassens.

Sans partager complètement cet enthousiaste optimisme, je me risquerai, une fois n’est pas coutume, à un geste œcuménique.

Je publie ci-dessous un document rendu public par ACAT France, «ong chrétienne contre la torture et la peine de mort». Je pense que l’intérêt de ce rapport justifie, non pas que l’on se bouche le nez (nous avons des organes très sensibles), mais que l’on utilise — et participe à —  l’impact qu’il peut avoir, précisément en raison de son origine.

Les balles «de défense» mutilent et tuent. Nous n’avons pas attendu l’ACAT pour le savoir et pour le dire. On peut risquer sa peau entre les mains de flics armés de leur seuls poings (et d’un bon entraînement aux sports de combat), j’en ai fait moi-même l’amère expérience en 1996. Tout ce qui contribue à la dénonciation des pratiques policières contre les catégories-cibles de la terrorisation démocratique — jeunes, immigré(e)s, révolté(e)s — est bien venu. Pour ce qui est de l’analyse de classe, nous nous chargeons du boulot…

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On peut télécharger ici LE RAPPORT INTÉGRAL, au format pdf.

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LA FOLLE JOURNÉE DU 22 MAI (2014), à Nantes

Texte collectif anonyme, à propos de la manifestation du 22 février 2014 à Nantes, et de la lutte contre le projet d’aéroport à N-D-D-L (et son monde), que j’ai contribué à faire circuler. Important à republier à l’heure ou M. Valls bombe le torse et affirme bien haut une conclusion inverse de celle à laquelle arrivent les signataires : « L’aéroport ne se fera pas ! »

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Nous sommes des voix anonymes de cette manifestation. Nous n’accepterons pas que les mots pré mâchés des médias nous volent la mémoire de cette journée. Nous ne succomberons pas aux pressions et aux mensonges de politiciens qui veulent juste nous diviser et rêvent de nous voir disparaître. A nous d’écrire notre histoire. Voici une collecte de récits et ressentis de cette journée. On vous appelle à les diffuser et à faire de même.

La manifestation commence pour certain dès 7h du matin par des convois de tracteurs qui arrivent par les voies rapides ou les départementales. Le cortège parti de Vannes compte 150 tracteurs, celui de Rennes pas moins de 80. Ceux qui sont partis de là-bas invitent ceux qui les croisent en sens inverse sur la 4 voies à écouter radio bouchon, une radio pirate qui diffuse des émissions sur l’histoire des luttes paysannes. Tous les paysans ont mis la plaque d’immatriculation de Jean marc Ayrault sur leur véhicule. Depuis la zad, pas mal de gens sont partis avec les tracteurs. Dans les villages, au passage des convois, de nombreux riverains sont sur le pas de leur porte et applaudissent.

Au final, 5 convois se rejoignent sur le périph’ nantais et viennent se positionner directement square Davier, au point d’arrivée de la manifestation. On dénombre 520 tracteurs, l’équivalent d’un cortège de 3,5km, on va dire 4 avec les remorques. On peut lire sur pas mal d’entre eux « tracteurs vigilants », le signe qu’ils sont prêt à venir sur la zad ou à entrer en action à coté de chez eux en cas de besoin, pour empêcher des travaux, défendre les champs et les maisons. Une trentaine de tracteurs rejoint le Pont Morand point de départ de la manifestation. Là-bas, dès 12h des cantines collectives accueillent les comités locaux arrivés de partout dans une soixantaines de bus. Pas mal de monde est logé chez des Nantais-e-s ou dans les villages alentours. Dès la veille, le local de Vinci était déjà recouvert d’une inscription et on voyait des personnes arpenter les rues de la ville avec des sac à dos et panneaux pour la manifestation. Lire la suite