De l’usage émeutier de la merde: l’exemple du Venezuela ~ “Ils nous foutent dans la merde, on la leur renvoie à la gueule”

Contre la police, qui tire à balles réelles et tue des dizaines de manifestant(e)s au Venezuela, les émeutières et émeutiers ont usé de tout le répertoire classique de l’émeute, cocktails Molotov compris.

Il y ont ajouté récemment une variante nauséabonde, qui emprunte aux gaz vomitifs utilisés par la police et l’armée, le «cocktail poopootov», mélange d’eau et d’excréments humains.

Moins dangereux à préparer et à manipuler (même si de petits accidents olfactifs sont toujours possibles), les dits cocktails sont d’une efficacité redoutable – dont les ingouvernables français devraient bien s’inspirer.

Chacun(e) peut contribuer et préparer ses cocks à la maison…

Cette nouvelle «arme» a d’ailleurs été «officialisée» par le mouvement d’opposition au gouvernement chaviste puisqu’une Marche de la merde a été organisée (voir affiche ci-dessous).

Comme jadis les soldats de la deuxième Guerre mondiale, les «fouteurs de merde» (c’est moi qui leur applique cette expression) inscrivent sur les couvercles des pots, en verre ou en plastique, qu’ils expédient sur la police avec des frondes géantes (qui se manipulent à trois manifestants) des messages politiques ironiques: «Pour les prisonniers politiques», «Liberté» etc.

Sans doute enivré par le parfum que l’émeute lui renvoie aux narines, le gouvernement s’est lui-même vautré dans le caca en osant protester à la télévision contre un usage illégal et dangereux de cette «arme biologique»!…

Bientôt, dans nos rues, l’adaptation d’un slogan en vogue «Paris, [ou Marseille…] soulève-toi!» en «Paris, soulage-toi»?

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20 minutes, jeudi 11 mai 2017 (pour la brève ci-dessus; j’ai poursuivi la recherches dans divers media hispanophones) [Merci à Do d’avoir attiré mon attention sur cette information].

Réfugié en Helvétie, “Lignes de forces” donne le résultat de l’éviction pestilentielle dès 18h36!

Il était temps que ça finisse nom de dieu!… qui n’existe pas davantage que le pouvoir du peuple en démocratie représentative (du Capital).

20 h. Données corrigées des variations saisonnières :

Caca: 65,1% ~ Boudin: 34,9%.

À Marseille: Quatre mois de prison ferme pour outrage

«“Outrager un policier
épuise la définition du pléonasme»

Les révolutionnaires de tous les temps.

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Article repris, par solidarité, du site Marseille infos autonomes (MIA).

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Notre ami et camarade, qui a été arrêté lundi 31 octobre suite à l’expulsion du lieu ouvert au 9 rue Briffaut dans le week-end dans le cadre d’une manifestation et des «Deux jours contre la loi Travail», a été condamné ce mercredi 2 novembre à quatre mois de prison ferme avec mandat de dépôt.

C’est-à-dire qu’il se trouve actuellement aux Baumettes suite à sa comparution immédiate.

Un procès pour outrage en pleine effervescence policière

En ce moment, passer en procès contre des policiers qui se portent partie civile est une situation très compliquée. On sait déjà qu’en temps normal, les fonctionnaires de police qui abattent des gens en pleine rue sont très généralement relaxés, ou condamnés au maximum à du sursis (sur 180 affaires, moins d’une dizaine ont abouti à des peines de prison ferme, selon le constat dressé par Bastamag). Et ça arrive souvent.
Toutes les récentes lois antiterroristes, l’armement des polices municipales, le renforcement de l’appareil sécuritaire, l’augmentation de l’armement et les nouvelles revendications des manifestations de policiers, qui en somme demandent le droit de transgresser les lois, de battre, agresser, tuer et torturer en toute impunité, ne sont d’ailleurs pas là pour inverser la courbe.

Dans l’affaire qui nous concerne, nous parlons de mots. C’est à dire d’air, aussi injurieux (et parfois mérité) puisse-t-il être, qui se disperse sans conséquences physiques. Mais c’est à la police qu’on s’adresse, et si celle-ci veut être libre d’agir comme bon lui semble, elle veut aussi que quiconque la critique ou soit contre elle soit durement châtiée, quand bien même les niveaux de violence n’ont strictement rien à voir. Les salles d’audience encombrées par les affaires d’outrage et rébellion, qui servent d’ailleurs à garnir les fins de mois des flics [1]. Ils ne se privent d’ailleurs souvent pas de se lamenter sur le prétendu ’laxisme’ de la justice, alors que les prisons n’ont jamais été aussi pleines et que de nouveaux chantiers sont en route [2].

Lors de ce procès en particulier, une manifestation de flics avait lieu au même moment devant la Préfecture, à deux pas de là, car cinq représentants du ’mouvement’ devaient être reçus par le préfet de police Laurent Nuñez. De plus, la résistance de plusieurs heures lors de l’expulsion du lieu occupé au 9 rue Briffaut (puis au 39 bd de la Blancarde) avait passablement énervé la police, pour une fois contredite dans son action.
Ce qui a contribué à ce que toutes les parties cherchent à enfoncer notre ami : même le médecin qui l’a examiné en garde-à-vue (car lors de son arrestation, il avait été durement tabassé par les flics avant d’être embarqué) y est allé de son petit mot pour aggraver la situation. La procureure demandait quatre mois ferme et quatre mois de sursis, tout en laissant entendre que «ce sont des anarchistes, ce sont les mêmes qui brûlent les flics à Paris». Ce qui est globalement assez absurde étant donné le déroulé de la journée de lundi.

Finalement, toutes les personnes venues en soutien l’ont vu partir accompagné par les flics, direction les Baumettes, condamné à quatre mois de cabane.

Maintenant, et en attente d’une éventuelle décision de faire appel, ne le laissons pas seul, restons solidaires et faisons-lui bien sentir que du monde pense à lui.

Quelques outils

Une fois de plus, nous avons un exemple concret du fait que les comparutions immédiates ne sont pas un endroit où il est possible de se défendre convenablement et de s’en tirer le moins mal possible. Dans 90% des cas, mieux vaut les refuser pour se donner le temps de préparer une défense solide. Ce qui n’est pas toujours facile au sortir de plusieurs jours de garde-à-vue et lorsque les avocats commis d’office poussent à l’accepter.

Nous invitons donc tout un chacun à rejeter un œil sur les différentes brochures et livres qui traitent de la question du rapport à la police et à la justice, parce qu’on est toujours mieux préparé en ayant déjà un minimum de connaissances de la machine judiciaire que si on découvre tout sur le tas.

[Se reporter aux liens indiqués sur Marseille Infos autonomes (MIA)].

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[1] Certains s’en sont même fait une spécialité, comme en parle par exemple dernièrement le Canard Enchaîné du 2 novembre, ou encore Paris-luttes.info : à chaque fois, à chaque condamnation, ce sont potentiellement quelques centaines d’euros qui tombent dans la poche des poulets. On peut faire le parallèle avec les flics qui expulsent les migrant-e-s et les accompagnent en avion et en profitent pour accumuler des ’miles de fidélité avec les compagnies aériennes pour ensuite partir en vacances.

[2] Ce qui permet d’ailleurs à des entreprises telles que Eiffage, Vinci ou Bouygues de s’en mettre plein les poches. La grande industrie et la société carcérale sont intimement liées.