Sweet little sixteen ~ et un livre de Chloé Alifax

Ma détestation des jeunes femmes, laquelle tourne à la franche allergie quand il s’agit de jeunes filles – douces ou non – est de notoriété publique. Mais je ne suis pas du genre à me laisser aller ; je me soigne.

C’est dans le cadre de cette autothérapie, que j’ai commandé aux éditions H&O (l’éditeur de Je chante le corps critique) le roman de Chloé Alifax intitulé Sixteen Years, dont la couverture m’avait tiré à elle.

Croyez-en mon expérience (courte) d’auteur, et (surtout) de lecteur de littérature, il y a deux choses vraiment difficiles à d·écrire : les scènes érotiques et le langage parlé. Le premier danger (d’une liste interminable) à éviter consiste à faire réaliste par copier-coller. Rien de tel pour métamorphoser la plus explosive des scènes d’orgasme en version mal traduite d’un catalogue de montage IKEA, et le plus savoureux des sabirs en morne caricature. Concernant ce dernier exercice, il faut au contraire beaucoup réécrire, décoller au plus loin possible du réel, pour créer une représentation du langage parlé qui l’évoquera plus sûrement qu’un entretien dans une thèse de sociologie.

Sixteen Years est un récit à la première (jeune) personne, tranche découpée sans anesthésie dans une vie affective débutante et problématique, ce qui va ensemble en générâââl (comme dit la chanson). La langue est donc résolument djeun, comme on dit pour s’en moquer. Est-ce parfaitement réussi ? Je n’irai pas jusque-là [extraits ici]. Cependant, l’atrabilaire – ni amoureux ni bien disposé ces temps-ci[1] – auteur de ce billet a éclaté de rire une bonne douzaine de fois en cent cinquante six pages, ce qui nous donne une moyenne honorable d’un éclat par treize pages consommées.

Si d’aventure vous éclatiez, disons moins d’une demi-douzaine de fois, je m’engage à vous rembourser le prix du livre[2] (16 €).

[1] Pour vous mettre un exemple dans le contexte, quand on me demande, rapport à mes soucis de santé et d’inquiétude — « Ça va mieux ? », j’entends — « Ça ma vieux ? » Or dix-lexique ne valent pas mieux qu’un appareil auditif, c’est une légende.

[2] Attention ! Cette mention purement rhétorique épuise la définition de la publicité mensongère.

Sylwia D. Chrostowska cite “Je chante le corps critique” à propos d’utopie

Mon livre Je chante le corps critique. Les usages politiques du corps (H & O, 2008) est cité par Sylwia D. Chrostowska dans la conclusion du livre qu’elle a codirigé: Political Uses of Utopia (Usages politique de l’utopie). Voir extraits ci-après.

Sylwia vient de publier Feux croisés. Propos sur l’histoire de la survie chez Klicksieck (trad. de Joël Gayraud; préface d’Alexander Kluge) dont je reparlerai, soit ici soit sur La Révolution et nous.

Elle a également collaboré au premier numéro de la revue du Groupe surréaliste de Paris Alcheringa (signalée ici-même).