Michel Onfray ou «l’esprit de l’escabeau» (2010)

Capture d’écran 2014-11-09 à 01.11.00

 

Lettre sur le néant adressée poche restante à M. le directeur de la rédaction du journal Le Monde.

 

Monsieur le directeur,

Vous avez jugé opportun de publier dans votre édition datée dimanche 2 & lundi 3 mai 2010 un portrait photographique de M. Michel Onfray, professeur de philosophie en disponibilité, récemment embauché par vos soins comme « chroniqueur associé » (je cite la médiatrice du journal, dans la même livraison).

Votre quotidien a mérité de longue date une réputation de sérieux, parfois teintée d’un soupçon de rigorisme, que l’emploi de la photographie et de la couleur est venu depuis peu tempérer (je parle du rigorisme).

En deux mots comme en cent, vous n’êtes pas du genre à gaspiller les arbres pour y coucher des extravagances, encore moins si ces dernières sont imprimées en quadrichromie.

Aussi bien devais-je me rendre à l’évidence : si vous aviez décidé de consacrer le quart de la page 17 de votre numéro 20301 à un portrait de Michel Onfray, il devait y avoir de sérieuses raisons signifiantes à la chose.

Et ce d’autant plus, si vous me permettez une remarque qui pourra paraître empreinte d’aigreur à vos lecteurs [ceci est une figure de rhétorique], que nous n’avons pas été précisément privés de portraits de cet auteur depuis la parution de son pamphlet contre M. Sigmund Freud, psychanalyste viennois, hélas décédé avant d’avoir pu prendre connaissance de l’ouvrage qui l’accable. Lire la suite