Rendez-vous avec Brassens et Moustaki ~ Saint-Gély-du-Fesc, les 6, 7 et 8 novembre

Deux concerts de chansons de Georges Brassens sur des arrangements aux échos de villanelle, de fandango, de tarentelle, de sardane et de rythmes arabo-andalous.

Un concert  avec celles de Georges Moustaki, juste  pour pendre le temps de vivre, d’être libres.

Pour cette édition du festival les concerts sont donnés en salle culturelle de l’Espace Georges Brassens, en jauge réduite, dans le respect des règles sanitaires en vigueur.

Une conférence illustrée sur Georges Moustaki agrémentée de ses chansons, se tient à Saint-Clément-de-Rivière dans le chai d’un domaine viticole.

Vendredi 6 nov 20h 30 St-Gély-du-Fesc, espace Georges Brassens

Georges Brassens…venant d’Espagne et d’Italie

Andrea Belli et Franco Pietropaoli

Interprétations ensoleillées,  guitares et mandolines, véritable « Brassens » à l’italienne. La tarentelle, est omniprésente dans ses compositions comme pour rappeler des origines italiennes par sa mère. Andrea et Franco chantent Brassens en français et  traduit dans la langue de Dante.

Antonio Selfa

Guitariste, originaire de Séville, il a mis en musique des poèmes de Miguel Hernández, Pablo Neruda, Antonio Machado, Nicolás Guillen, J.A. Goytisolo…avant de composer ses propres chansons et de se passionner pour Brassens.

Dans ce concert  il présente un répertoire de chansons de Georges Brassens en espagnol sur ses propres adaptations mais également celles d’Agustín García Calvo. Il est accompagné de la violoncelliste Gloria Aleza.

C’est la première fois qu’il se produira en France.

Réservation : https://bit.ly/gelybrassens061120

Samedi 7 novembre  15h 30  chai du «Domaine de Saint-Clément» à Saint-Clément-de-Riviere.

Chantal Savenier, auteure d’ouvrages sur Georges Moustaki, notamment sur la «…symbolique de la femme et de la féminité dans la séduction moustakienne» évoque avec illustrations, des souvenirs autour de Moustaki.

Le trio MDR interprète des chansons du répertoire de Moustaki et d’autres.

Sistre Georges revisite Brassens en Jazz.

Samedi 7 novembre, 20h 30, Saint-Gély-du-Fesc, Espace Georges Brassens

Moustaki, le temps de vivre

Le Maestrio

Une création pour le festival, un répertoire instrumental original, riche en clins d’œil, à la chanson française, de Georges Brassens à Brel en passant par Moustaki … Exceptionnel, inédit, unique…et surtout immanquable !

Pierre Bernon d’Ambrosio Pierre Louyriac, et Symon Savignoni aux guitares, flamenca, classique, jazz, et manouche.

Moustaki quartet
Avec Maria Teresa, et Toninho do Carmo guitariste, qui accompagnaient Moustaki sur scène. Qui mieux que ces artistes pour reprendre Moustaki dans l’esprit?

Fidèle à l’esprit de l’auteur, mais avec sa propre sensibilité et une délicate volupté, Maria Teresa, nous accompagne, un bout de chemin, dans le jardin de la terre et les titres intemporels de Moustaki : Ma solitude, Sans la nommer, Le Métèque…

Maria Teresa (chant), Toninho do Carmo (guitare et vocal), Acelino de Paula (contrebasse) et Rodrigue Fernandes (accordéon).

Réservation : https://bit.ly/moustaki0711

Dimanche 8 nov, 17h, St-Gély-du-Fesc, espace Georges Brassens

Georges Brassens…parfums de la Méditerranée

Helder Lima

Helder Lima, voix et guitare classique, et Karine, chanteuse de fado, chantent des adaptations de Brassens  en portugais, tout en proposant quelques fados.

À Lisbonne et Paris…ils présentent habituellement des chansons traditionnelles portugaises ou rebelles à la dictature de Salazar qu’ils alternent avec du Brassens,  comme pour donner la réplique,  disent-ils, à ce «gars qui toujours s’applique à mal tourner».

Djamel Djenidi et l’orchestre El Djamila

Brassens sur des rythmes de musique populaire algérienne chaâbi, d’inspiration arabo-andalouse. Chanté en français mais aussi sur deux textes traduits en arabe par Djamel.

Djamel Djenidi (mandole et chant) Anne Catherine (accordéon et chant), Pierre Bernon d’Ambrosio (guitare et banjo), Jacques Bernard (contrebasse), Karim Cherit (darbouka).

Réservation : https://bit.ly/igelybrassens081120

Dernière soirée festive du festival 2020, qui a réuni les deux rives de la Méditerranée, «en y faisant partager l’esprit frondeur et humaniste de Georges Brassens, salutaire antidote aux conformismes et aux intoléranceS» comme l’écrivait Emmanuel L’héritier organisateur du mémorable concert de l’UNESCO en 2007 « Brassens poète universel ».

Merci! Danke sehr Mélanie!

Vous vous sentez ridicule, pour je ne sais quelle raison; déprimé·e, vous n’avez pas réussi à sourire, même vaguement, depuis au moins trois mois; vous êtes affecté·e d’une maladie rare en phase terminale et vous ne pouvez vous défendre d’un vague sentiment de regret du monde, qui va sans doute perdurer sans vous…?

Mélanie Oesch est là pour vous. Telle un marabout du quartier Barbès, elle peut résoudre tous vos problèmes.

…À moins que vous ne tombiez amoureuse ou amoureux. Et là… ayant atteint le fond du fond de l’humanité: réjouissez-vous, vous ne pouvez que remonter!

«À tous les enfants…» ~ Texte de Boris Vian chanté par Joan Baez

À tous les enfants qui sont partis le sac à dos

Par un brumeux matin d’avril

Je voudrais faire un monument

  À tous les enfants qui ont pleuré le sac au dos

Les yeux baissés sur leurs chagrins

Je voudrais faire un monument

Pas de pierre, pas de béton, ni de bronze qui devient vert sous la morsure aiguë du temps

Un monument de leur souffrance

Un monument de leur terreur

Aussi de leur étonnement

Voilà le monde parfumé, plein de rires, plein d’oiseaux bleus, soudain griffé d’un coup de feu

Un monde neuf où sur un corps qui va tomber grandit une tache de sang

Mais à tous ceux qui sont restés les pieds au chaud, sous leur bureau en calculant le rendement de la guerre qu’ils ont voulue

  À tous les gras, tous les cocus qui ventripotent dans la vie et comptent et comptent leurs écus

  À tous ceux-là je dresserai le monument qui leur convient avec la schlague avec le fouet, avec mes pieds, avec mes poings

Avec des mots qui colleront sur leurs faux-plis, sur leurs bajoues, des marques de honte et de boue.

[On déplorera dans ce beau texte la facilité de l’usage de la graisse et du poids comme symboles de la lâcheté et de la trahison.]

“Al dente” ~ Musique antifasciste pour accompagner la cuisson des pâtes ~ Paroles d’Alain Leprest ~ Chantées par Francesca Solleville

Grand père était rital
Des tomates, des pêches
Ricotta, collier d’ails
Un plat de pâtes fraîches
Un verre à ta santé
Al dente

Al dente ça veut dire
Des pâtes pas trop cuites
Bien fermes dans le rire
Sauf pour les nouilles fascistes
Et leur bouche édentée
Al dente

Luigi Campolonghi
Tu passais les frontières
Vers la paume de qui
T’accueillait comme un frère
Une corde à sauter
Al dente

Combattant sur les ports
Comme ces Italiens
Qui cherchaient pour trésor
Une main dans la main
Sans arme et sans épée
Al dente

Un sacré canevas
Tissé entre deux mondes
Du père de Cavanna
Jusqu’aux yeux des Jocondes
Un monde à inventer
Al dente

Gens d’ici, gens d’aussi
Echoués sur le sable
Venez boire sa vie
Sur le bois de sa table
Si vous êtes tentés
Al dente

Habiter les frontières
Quand on abat les murs
On en bâtit derrière
Carte d’identité
Carte d’identité
Al dente