L’histoire politique tragi-comics des Super-héros ~ par William Blanc

William «Hodor» Blanc vient de publier chez Libertalia un livre intitulé Super-héros, une histoire politique.

Les fanatiques de comics books et de super-héros (dont je ne suis pas) retrouveront avec plaisir l’univers qu’ils & elles affectionnent et apprendront beaucoup sur l’engagement des auteurs  de ce «sous-genre» et l’articulation entre leurs productions et le contexte politique et social dans lequel ils ont travaillé.

Les autres découvriront, comme je l’ai fait, avec plaisir et curiosité l’immense et complexe «panthéon alternatif» qu’ont bâti les scénaristes et dessinateurs de comics. Super-héros et super-héroïnes se rencontrent, s’allient, se combattent, s’aiment ou se haïssent (jusque dans les modernes séries télévisées).

Outre par la superbe couverture de Bruno Bartkowiak (on ne se lasse pas de le constater à chaque parution), le livre est enrichi par de nombreuses illustrations, dont un superbe cahier iconographique en couleurs, et par un index.

Ça n’est pas pour me conformer à la mentalité que me suppose l’auteur, qui m’a mentionné dans ses aimables remerciements en tant que «Claude “Superdupont” Guillon», mais je me permettrai – pour une raison que mon lectorat va comprendre très vite – de choisir comme super-héraut personnel… un cow-boy français!

Créé à Lyon, en 1947, par Chott (Pierre Mouchot) et J-K Melwyn Nash (Marcel Navarro), LE CASSEUR – «Big-Bill», pour les intimes – est cette étrange chimère.

Au risque de décevoir, je dois ajouter que Le Casseur défend la loi et le droit et ne peut guère être considéré comme un précurseur du Black Block.

Il est vrai qu’il a tout intérêt à paraître du «bon côté», tant il pratique avec un ostentatoire plaisir la violence physique… ce qui aurait pu le mettre, deux ans plus tard, en infraction avec la législation régissant les «publications destinées à la jeunesse», adoptée en juillet 1949.

Nota. Cette image, tirée du deuxième numéro du magazine, est ici reproduite sans altération ni détournement.

Le capitaine Haddock communique…

De notre envoyé spécial à Moulinsart :

Le capitaine Haddock a fait connaître, tard dans la soirée de mercredi 10 février, sa position définitive à propos des multiples tentatives de détournement dont sont victimes (innocentes!) les œuvres du défunt Hergé.

L’officier de marine estime que ces détournements devraient entrer de droit dans la liste des crimes punis par le texte actuellement en discussion au parlement sur ladite déchéance de nationalité. «Nous disons même plus, a ajouté le capitaine, ils devraient y entrer de droit ».

De son côté, M. Ciotti s’est déclaré intéressé par la position du navigateur. « Il est temps de prendre en compte les racines belges de la France », a-t-il estimé.

Capture d’écran 2016-02-11 à 00.05.02