Faire diligence dans l’attaque!

Je publie ci-dessous (copié chez Lundimatin) le communiqué des militant(e)s qui ont arrosé de peinture quelques cars transportant les Frontistes haineux de Rennes vers Nantes, où Marine Le Pen tenait meeting.

Cette manifestation de bon goût et d’humour a suscité des déclarations apocalyptiques de politicard(e)s en mode Mad Max.

Aujourd’hui, dimanche 26 février, pour perturber la tenue du meeting de Marine Le Pen à Nantes et en réponse à l’appel à blocage lancé par l’assemblée nantaise « A l’abordage », nous avons réservé une petite surprise aux militants frontistes entassés dans les bus en provenance de Rennes.

Dans le calme, la bonne humeur et sans aucun heurt, nous avons bloqué deux bus sur la 4 voies, qui furent au passage copieusement repeints parce que dans la vie, il y a bien d’autres couleurs que le bleu marine.

Comme à son habitude, le Front National ne manquera pas de se poser en victime, invoquant la « démocratie » et la « liberté d’expression ». Nous le répétons, dans une France sous état d’urgence, où la police ratonne dans les banlieues et rafle les migrants, nous ne laisserons pas fleurir le racisme et la xénophobie au prétexte de « liberté ». Nous n’avons pas oublié comment les régimes fascistes d’hier furent institués par des voies parfaitement démocratiques et légales (élection d’Adolf Hitler au suffrage universel, vote massif des pleins pouvoirs à Pétain par le parlement…).

A travers le Front National, c’est à la politique classique dans son ensemble que nous nous attaquons, à tous les partis de gauche comme de droite qui font mine de combattre l’extrême droite tout en pillant ses idées et appliquant son programme sécuritaire.

Aujourd’hui comme demain, dans la rue comme dans les luttes, soyons ingouvernables !

Des coloristes sur voie rapide.

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Contre le groupuscule «Action française» à Marseille

Le 16 avril, une bouffe de rue était organisée devant le local de l’Action Française, groupuscule royaliste et nationaliste qui tente de s’implanter près de la Plaine. Difficilement. Nous étions nombreux et nombreuses le 16 avril pour leur dire qu’ils ne sont pas les bienvenus dans le quartier, et nous reproduisons ici le communiqué de l’Action Antifasciste Marseille qui revient sur la journée :

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Suite aux multiples agressions liées au local de l’Action française (AF) rue Navarin (attaque d’assemblée étudiante contre la loi El Khomri, agressions physique de militants de gauche, agression de couple homo, rue quadrillée pour la sécurisation du local par des individus casqués portant gazeuses et matraques…), et suite aux multiples demandes du voisinage, un collectif d’habitants du quartier ainsi que des militant-e-s divers-e-s ont décidé d’organiser une repas de quartier contre l’Extrême droite rue Navarin.

L’objectif était clair : réunir les habitants autour d’une bouffe, afin de rendre le problème visible, d’informer, d’écouter, et de s’organiser pour construire une réponse collective à l’implantation de l’extrême droite qui a nettement dégradé l’ambiance dans le quartier.
N’habitant pas le quartier et pourtant défenseurs du localisme (leurs slogans : « Marseille nationaliste », « on est chez nous »), les militants de l’Action française ont choisi la provoc’ en appelant leur militants à défendre le local par la confrontation ouverte. En réalité, ils n’ont réussi à rassembler qu’une quarantaine d’individus, venus d’Aix, de Toulon et même de Bordeaux et Paris, afin d’imposer par la force leur présence et la censure de l’opinion des habitants, leurs voisins directs.
Notons au passage que pour ses diverses actions, l’AF n’hésite pas à s’appuyer sur des néonazis, comme Loic Delboy (arrêté il y a quelques jours à Marseille pour détention d’armes et participation a des groupes de combat) ou des guignols du genre Olivier Bianciotto (du Parti de la France, connu pour la dégradation de la statue de Manouchian).

À l’heure du rendez-vous, nous sommes allés installer tables et couverts. À notre arrivée, nous avons été surpris par la présence d’une dizaine de camions de CRS, des voitures de police, la Bac, qui bloquaient l’accès de la rue aux passants : contrôle de papiers, interdiction de passage à ceux qui n’ont pas un justificatif de domicile, etc. L’Action française avait en effet contacté les médias ainsi que le commissariat central, à travers un communiqué demandant une protection policière…
Nous avons donc choisi de nous installer à une centaine de mètres, au niveau de l’église Notre-Dame du Mont. Quelques 300 personnes sont passées pour manger discuter, laisser des contacts.
À 14h, nous recevons plusieurs appels des habitants de la rue Navarrin qui nous souhaitent la bienvenue et manifestent leur ras-le-bol d’une situation absurde, le quartier étant complètement bloqué.
Environ 200 personnes ont alors choisi de partir en cortège et de faire le tour de tous les accès (bloqués) de la rue afin de faire entendre notre opinion (« pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos »). Nous remercions les habitants qui nous ont accueilli chaleureusement avec des applaudissements, et dont une partie est descendue nous rejoindre ( « nous regardez pas , rejoignez-nous ») . Chapeau au voisin d’en face qui nous a accompagnés avec les chants, et qui a sorti un drapeau rouge en signe de protestation.
Une fois que tous les axes bloqués ont été visités, nous sommes retournés place Notre-Dame du Mont pour nous disperser dans la convivialité autour d’un apéro improvisé.
Notons que de nombreux voisins ont choisi spontanément de descendre dans la rue et d’arracher les affiches de l’Action française en bas de chez eux.

L’Action française demande fréquemment une protection policière : ils tiennent ainsi un double discours schizophrène en appelant à la violence et à la force via les profils Facebook de leurs militants, mais se victimisent pathétiquement à chaque réaction des habitants en allant pleurer auprès de la force publique. Champion de mythomanie via leur communiqué de presse, ils ont montré à leurs voisins la réalité de leur vrai nature lors de l’action d’hier.

Notre quartier a toujours été un quartier festif, ouvert, multiculturel : ne nous laissons pas intimider par une bande de nervis en recherche d’adrénaline et d’identité ! Ils n’habitent pas notre quartier et ne le fréquentent pas, et ils sont issus pour la plupart d’Aix et des quartiers bourgeois.
Si vous aussi défendez l’idée d’un Marseille solidaire, populaire et international, n’hésitez pas de nous contactez : une action est bientôt prévue avec les habitants de la rue Navarin.

Ceci n’est qu’un commencement