Cartes postale de Marseille [bis]

Merci aux camarades du Manifesten de m’avoir invité le vendredi 12 mai dernier pour parler des Enragé(e)s dans la Révolution française, causerie donnée après une manif (molle) contre l’Action française. Et merci aux attentifs et aux questionneuses (et vice et versa).

Manifesten, au croisement de la rue Thiers – judicieusement rebaptisée Louise Michel – et de la rue du Loisir.

En-Rage-Etc. (merci Cécile)

«À 65 ans, si t’as pas eu ton nom arraché sur une affiche, t’as raté ta vie…»

Volets en bois peints d’une boutique près du Cours Julien.

Salut en passant à Manoukian!

Les Catalans.

— Au début, tu la trouves fraîche, mais au bout d’un moment, tu réalises qu’elle est glacée !

Colonies d’Afrique”, l’une des deux statues qui flanquent l’escalier menant à la gare St-Charles (celle-ci à dr. en montant).

Ah! la monumentale nostalgie de la disponibilité érotique et languide (et fantasmée!) des femmes exotiques…

Colonies d’Asie” (à g.).

Il y a aussi une autre statue qui évoque, un peu plus haut à gauche, Massalia colonie grecque. Faut-il comprendre qu’on est toujours le colonisé de quelqu’un, ou au contraire que deux colonisation en rachètent une…?

Il m’a semblé distinguer que les manifestant(e)s antifascistes préféraient le latin Massilia, plus adapté au slogan « Massilia! Massilia! Antifascista!”

Et salut! à cet excellent – mais timide – camarade, qui se reconnaîtra (photo de Margot).

Vendredi 12 mai, «soirée révolutionnaire» à Marseille: manif contre l’Action française, puis causerie sur les Enragé(e)s

C’est en quelque sorte une soirée «concordance des temps» – pour reprendre le titre d’une émission de radio sur l’histoire – qui aura lieu à Marseille ce vendredi 12 mai.

À 18h, manifestation Cours Julien contre les royalistes de l’Action française, qui ont récemment agressé physiquement des lycéens qui bloquaient leur établissement pour protester contre les élections capitalistes.

Puis, causerie-débat sur les Enragé(e)s au Manifesten, autour de mon livre Notre Patience est à bout (IMHO).

Après les lamentables épisodes «démocratiques» que nous venons de vivre, qui devraient nous faire nous réjouir d’échapper au néofascisme au profit d’une agression libérale sans précédent contre les droits des travailleurs et des chômeurs (et en général des plus démuni(e)s), il est utile de se ressourcer dans l’examen du courant le plus radical de la première révolution.

Menace de fermeture administrative du “Molotov”, salle de concert à Marseille: on signe la pétition!

capture-decran-2016-12-22-a-23-22-44

Lieu indispensable de la scène alternative marseillaise, le “Molotov” est menacé.

On se bouge et on signe ici la pétition!

Quelques jours après l’annonce du renouveau de Marseille Capital culturelle 2018, le Molotov, salle de concert reconnue, est menacé de fermeture.

Le 19 novembre, un contrôle de police a eu lieu au Molotov. Ce soir là, peu de monde dans notre salle lors d’une soirée de soutien humanitaire organisée par la fanfare de l’école centrale « Note away ». Divers demandes de papiers et vérifications ont été effectuées et tout était en règle. Rien ne nous a été signifié à la fin du contrôle.

Suite à ce contrôle nous avons reçu hier un courrier du préfet nous notifiant une volonté de fermeture administrative.

Les raisons invoqué sont « un fort bruit de musique amplifiée » et un « trouble à la tranquillité publique » due a la présence de gens à l’extérieur. Bien que nous ayons l’autorisation de musique amplifiée ainsi qu’une étude d’impact sonore positive depuis 2012, ce soir là, le concert était acoustique. Le Molotov se situe sur une place publique avec d’autres commerces qui l’entourent, il est difficile de définir l’origine des gens dehors, la place Paul Cézanne étant un carrefour de passage, une zone de circulation libre et vivante grâce à ces divers commerces. La notion de « bruit »et de « trouble à la tranquillité » due à la présence de passants est bien subjective lors de ce contrôle.

Depuis maintenant 4 ans, le Molotov est devenu un acteur culturel incontournable, nous avons accueilli plus de 900 concerts et plusieurs milliers d’artistes venus du monde entier.

Nous avons soutenu de nombreuses associations dont le rôle est reconnu dans notre ville.

En 900 concerts nous n’avons jamais eu de problème avec notre voisinage. Comme le démontre cette pétition, nous avons le soutien de nos voisins directs ainsi que l’ensemble des commerçants du quartier élargi. Notre salle est aussi reconnue par une multitude d’institutions, partenaires culturels, associations, médias locaux et nationaux… Nous pensons malheureusement, que le problème n’émane pas du « bruit » ni de notre rapport envers notre voisinage  Nous serons dans la capacité de vous en dire plus bientôt.

Le Molotov sollicite  votre soutien, vos signatures, partages sur les réseaux sociaux, et votre mobilisation.

Avec cette pétition nous demandons donc la fin de la procédure de fermeture administrative à notre encontre.

capture-decran-2016-12-22-a-23-24-05

 

Extrait de l’article publié sur le site de La Provence:

Mais le bar y joindra aussi des pièces moins ordinaires : ainsi, ce message, publié sur le compte Facebook d’Olivier Bianciotto, estimant qu’il « y a fort à parier que le Parti de la France n’est pas pour rien » dans la mesure administrative visant l’établissement. Délégué départemental de ce parti d’extrême droite créé par l’ex-FN Carl Lang, l’homme a été condamné en 2015 pour avoir profané, à Marseille, la stèle du militant communiste Missak Manouchian. Ce même Olivier Bianciotto avait, à la mi-octobre, publié le fac-similé d’un courrier par lui adressé à Jean-Claude Gaudin. Il y demandait qu’Hazem El Moukadem soit « poursuivi pour trouble à l’ordre public », en raison de son activité militante « antifa » et de la responsabilité supposée de son collectif dans des bagarres avec le groupuscule royaliste de l’Action française. Ces dénonciations sans preuves ont-elles pu susciter l’intervention policière ? Futur candidat aux législatives, Olivier Bianciotto, elliptique, se targue de « bons contacts dans toutes les tranches de la population ». Mais jointe par nos soins, la Ville dément avoir « reçu ou transmis » cette lettre au préfet. « Ce monsieur nous a déjà écrit, mais ce courrier-là, on ne l’a pas non plus, assure-t-on côté police. On est intervenus sur la base de doléances de riverains faites le soir même. » Perplexité au Molotov : « Nos voisins, on les connaît. Certains ont même signé notre pétition. »

Contre le groupuscule «Action française» à Marseille

Le 16 avril, une bouffe de rue était organisée devant le local de l’Action Française, groupuscule royaliste et nationaliste qui tente de s’implanter près de la Plaine. Difficilement. Nous étions nombreux et nombreuses le 16 avril pour leur dire qu’ils ne sont pas les bienvenus dans le quartier, et nous reproduisons ici le communiqué de l’Action Antifasciste Marseille qui revient sur la journée :

Capture d’écran 2016-04-20 à 17.30.40

Suite aux multiples agressions liées au local de l’Action française (AF) rue Navarin (attaque d’assemblée étudiante contre la loi El Khomri, agressions physique de militants de gauche, agression de couple homo, rue quadrillée pour la sécurisation du local par des individus casqués portant gazeuses et matraques…), et suite aux multiples demandes du voisinage, un collectif d’habitants du quartier ainsi que des militant-e-s divers-e-s ont décidé d’organiser une repas de quartier contre l’Extrême droite rue Navarin.

L’objectif était clair : réunir les habitants autour d’une bouffe, afin de rendre le problème visible, d’informer, d’écouter, et de s’organiser pour construire une réponse collective à l’implantation de l’extrême droite qui a nettement dégradé l’ambiance dans le quartier.
N’habitant pas le quartier et pourtant défenseurs du localisme (leurs slogans : « Marseille nationaliste », « on est chez nous »), les militants de l’Action française ont choisi la provoc’ en appelant leur militants à défendre le local par la confrontation ouverte. En réalité, ils n’ont réussi à rassembler qu’une quarantaine d’individus, venus d’Aix, de Toulon et même de Bordeaux et Paris, afin d’imposer par la force leur présence et la censure de l’opinion des habitants, leurs voisins directs.
Notons au passage que pour ses diverses actions, l’AF n’hésite pas à s’appuyer sur des néonazis, comme Loic Delboy (arrêté il y a quelques jours à Marseille pour détention d’armes et participation a des groupes de combat) ou des guignols du genre Olivier Bianciotto (du Parti de la France, connu pour la dégradation de la statue de Manouchian).

À l’heure du rendez-vous, nous sommes allés installer tables et couverts. À notre arrivée, nous avons été surpris par la présence d’une dizaine de camions de CRS, des voitures de police, la Bac, qui bloquaient l’accès de la rue aux passants : contrôle de papiers, interdiction de passage à ceux qui n’ont pas un justificatif de domicile, etc. L’Action française avait en effet contacté les médias ainsi que le commissariat central, à travers un communiqué demandant une protection policière…
Nous avons donc choisi de nous installer à une centaine de mètres, au niveau de l’église Notre-Dame du Mont. Quelques 300 personnes sont passées pour manger discuter, laisser des contacts.
À 14h, nous recevons plusieurs appels des habitants de la rue Navarrin qui nous souhaitent la bienvenue et manifestent leur ras-le-bol d’une situation absurde, le quartier étant complètement bloqué.
Environ 200 personnes ont alors choisi de partir en cortège et de faire le tour de tous les accès (bloqués) de la rue afin de faire entendre notre opinion (« pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos »). Nous remercions les habitants qui nous ont accueilli chaleureusement avec des applaudissements, et dont une partie est descendue nous rejoindre ( « nous regardez pas , rejoignez-nous ») . Chapeau au voisin d’en face qui nous a accompagnés avec les chants, et qui a sorti un drapeau rouge en signe de protestation.
Une fois que tous les axes bloqués ont été visités, nous sommes retournés place Notre-Dame du Mont pour nous disperser dans la convivialité autour d’un apéro improvisé.
Notons que de nombreux voisins ont choisi spontanément de descendre dans la rue et d’arracher les affiches de l’Action française en bas de chez eux.

L’Action française demande fréquemment une protection policière : ils tiennent ainsi un double discours schizophrène en appelant à la violence et à la force via les profils Facebook de leurs militants, mais se victimisent pathétiquement à chaque réaction des habitants en allant pleurer auprès de la force publique. Champion de mythomanie via leur communiqué de presse, ils ont montré à leurs voisins la réalité de leur vrai nature lors de l’action d’hier.

Notre quartier a toujours été un quartier festif, ouvert, multiculturel : ne nous laissons pas intimider par une bande de nervis en recherche d’adrénaline et d’identité ! Ils n’habitent pas notre quartier et ne le fréquentent pas, et ils sont issus pour la plupart d’Aix et des quartiers bourgeois.
Si vous aussi défendez l’idée d’un Marseille solidaire, populaire et international, n’hésitez pas de nous contactez : une action est bientôt prévue avec les habitants de la rue Navarin.

Ceci n’est qu’un commencement