Un cas d’«androphobie» meurtrière et collective en URSS après la Première Guerre mondiale

André Gide s’est beaucoup intéressé aux « faits divers », auxquels il a consacré une chronique régulière dans la Nouvelle revue française [1]. Lesdites chroniques ont fait l’objet d’une publication en volume, sous le titre de l’une d’elles L’affaire Redureau, lequel volume (1930) se voulait emblématique d’une collection intitulée « Ne jugez pas », le tout chez Gallimard.

« L’affaire Redureau » est suivi des extraits de presse collationnés par Gide. Parmi ceux-ci, mon attention a été attirée par le deuxième item du chapitre intitulé « Scène d’unanimisme en URSS ». Le texte, tiré de La Croix du 30 septembre 1927[2], s’intitule « Un village de veuves en URSS » (pp. 148 à 150).

Point encore « revenu d’URSS » (le Retour paraîtra six ans plus tard), Gide va supprimer, sans indiquer ses coupes, le troisième alinéa (qui indique la source de l’information) et surtout le dernier, qui moque fielleusement le régime soviétique.

Je publie ci-dessous l’article intégral numérisé de La Croix (le journal est disponible sur Gallica).

[1] Sur l’importance des faits divers, on peut consulter Rialland Ivanne : « Faits divers et revues littéraires de l’orée des années 1920 à l’aube des années 1930 : Action, La Révolution surréaliste, Bifur ».

[2] Et non du 29 septembre, comme Gide l’indique par erreur.