“L’ÉCHAUDÉE” n° 8 paraît ~ Et toujours de vrais morceaux de Claude Guillon dedans…

L’Échaudée s’intéresse dans ce numéro…
  • Aux révoltes intenses et communicatives qui emplissent les rues (Amaredine Mudejar) – À l’auto-organisation dans les luttes sociales (autour du livre de Charles Reeve, Le Socialisme sauvage, paru chez l’Échappée) – Aux soubresauts politiques en Arménie (avec Jean-Luc et Varduhi Sahagian) – À la littérature populaire où l’étrange étrangeté côtoie les tentations multiples (Alain Joubert).
  • Le grand livre des maudits écrits est augmenté des écrits de Manuel Anceau, Julien Bal, Alfred Jarry et de Claude Guillon.

 

  • Le cabinet des curiosités imagées s’étoffe avec Cornelia Eichhorn, Balthazar Kaplan, Lacassinière, Eve Mairot, LL de Mars, Benjamin Monti, et Barthélémy Schwartz.

 

 

D’ici l’an prochain… Rencontrer, écouter Lucie Taffin

Photo Estelle Car

Cher·e·s ami·e·s,

Jeudi 29 novembre, à 21h, je serai en solo accordéon-voix, autour de mes chansons Au Petit théâtre du bonheur (c’est une dernière là-bas, le lieu fermera ses portes quelques jours plus tard) 6, rue Drevet, 75018.

Lundi et Mardi 3 et 4 décembre à 19h, un horaire doux de semaine, nous serons avec Marta dell’Anno au Connétable, 55 rue des archives, 75003 parce que nous cherchons, chantons, inventons, et que rien ne vaut les concerts; répertoires mêlés avec Marta dell’Anno, formidable altiste et chanteuse que vous devez connaître.

Samedi 8 décembre à 17h, JujaLula sera en concert à la Librairie Publico 145 rue Amelot, 75011. L’éblouissante Juliette enfin à Paris! Nous nous faisions rares en ce moment, et pourtant… vraiment, vous devriez venir, un piano arrive de Haute-Marne pour vous servir

Mardi 11 décembre Au Petit balcon, 10 rue du Liban, 75020 en compagnie de Didier Petit et puis de Morgane Carnet il y aura sans doute quelques chansons, mais beaucoup de musique improvisée ce jour-là!

De nombreuses occasions de nous voir ces prochaines semaines, chaque fois uniques;

Une manière comme une autre de battre le temps qui passe, de lui donner d’autres mesures. C’est assez réjouissant.

Je vous embrasse et j’espère vous voir bientôt, à l’une de ces occasions.

Drôles de dames… ~ Caroline Granier étudie les femmes d’action dans le polar

Caroline Granier vient de publier À armes égales (Ressouvenances) ouvrage dans lequel elle soumet les romans policiers mettant en scène des femmes offensives (voire armées) à une analyse de genre. On peut se procurer le livre via le site de l’éditeur.

Présentation par l'éditeur

Les enquêtrices dans les polars… Les figures de fliquesses, de privées, de journalistes d’investigation, d’inspectrices sont de plus en plus nombreuses (françaises, européennes ou américaines). Cérébrales, fonceuses, intuitives ou rationnelles, épanouies ou névrosées. Célibataires ou en couple, avec ou sans enfants. Qu’ont-elles en commun? Un désir d’aventures et une soif de liberté sans limites. Attention : elles sont souvent armées… combatives en tout cas. Car leur place dans un monde encore dominé par les hommes n’est pas acquise. Alors elles agissent et prennent leurs affaires en main : et si elles nous montraient la voie?

Le polar, univers longtemps conditionné par les hommes et des représentations phallocrates, se féminise. Il constitue ainsi un miroir grossissant de notre société, terrain privilégié pour l’étude des rapports sociaux entre les sexes, et aussi du rapport à la violence. Cet ouvrage interroge ces représentations littéraires à travers le prisme du féminisme. Analysant un important corpus de romans, décrivant de nombreuses héroïnes différentes, il contribue à une réflexion sur la condition des femmes dans la société actuelle. Il témoigne d’interrogations sous-jacentes : l’affirmation doit-elle être identification aux anciens codes de domination? Ceux-ci sont-ils spécifiquement masculins? En s’emparant des attributs traditionnels d’une condition masculine déterminée, des femmes les érodent-elles ou, au risque de ne pouvoir s’en affranchir, les répètent-elles? La violence peut-elle être un outil d’émancipation féministe?

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Caroline Granier est agrégée et docteure en Lettres modernes ; elle enseigne en lycée. Elle a étudié la littérature anarchiste de la fin du XIXe siècle en France, en interrogeant ses rapports avec l’histoire et les luttes sociales, dans Les Briseurs de formules (Ressouvenances, 2010). Depuis plusieurs années, elle se passionne pour les romans policiers d’aujourd’hui qu’elle étudie sous l’angle du genre.