Il aurait pas pété un plomb, Mélenchon ?

« Élisez-moi Premier ministre ! », c’était bien trouvé, rigolo, une manière de présenter les législatives comme le troisième tour de la présidentielle… Malin !

Mais ça n’a qu’un temps.

Je viens d’entendre Mélenchon, qui essaye d’enfoncer son pauvre clou : « Dans tous les pays du monde, assène-t-il, le chef de l’État désigne le chef de la majorité Premier ministre ».

Dans tous les pays du monde !

Là, on n’est plus dans l’erreur, ni même dans l’énaurme mensonge de propagande : on est dans le pétage de plombs en grand !

— Mais que tu es sot, il y a une ellipse !

Une ellipse ?

— Mais oui, après « dans tous les pays, etc. » , il faut entendre : « Z’avez compris hein ! je raconte n’importe nawak, mais c’est une vanne pour le truc de si je suis désigné Premier ministre… ».

Or, un politicien (Mélenchon en est un, et un vieux de la vieille) qui n’est pas encore arrivé aux responsabilités qu’il brigue, et dont on ne peut déjà plus distinguer dans le discours le private joke de l’information politique, moi je m’en méfierais (si j’étais vous).

Mélenchon n’a pas été élu à la présidentielle (pas de ma faute !) ; il ne sera pas élu aux législatives, parce que pour ça il aurait fallu se présenter ; et jamais Macron (con, mais pas à ce point !) ne le désignera Premier ministre.

— Si je suis élu… répète-t-il à tout bout de champ.

Ben non mon gars.