Anne Vanderlove nous a quitté·e·s – comme l’on dit – le 30 juin dernier

L’ami Gédicus, qui m’apprend cette triste nouvelle que j’ignorais joins à son message les paroles d’une belle chanson, Dites-moi, dont je n’ai pas trouvé d’enregistrement correct.

Salut à Anne Vanderlove (11 décembre 1943 – 30 juin 2019) 

 Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur à rire
Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur aux dents
Et puis du cœur aux yeux, tant de choses à dire
Quand vous aviez couleurs du Grand Meaulnes et du vent
Mais de sables en dunes, et d’automnes en pluies
Grand Meaulnes s’est enfui
Et votre adolescence frêle l’a suivi

Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur à vivre
Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur aux dents
Quand on vous a montré les grands mots dans les livres
Qui renversent les murs, vieillissent les enfants
Mais les enfants sont morts et les fusils rouillés,
Les chemins délaissés
Et déjà sur la pierre
L’herbe s’est fermée

Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur à rire
Dites-moi, vous l’aviez pourtant le cœur aux dents
Et puis du cœur aux yeux, tant de choses à dire
Que vous auriez bien pu faire un peu mieux vraiment,
Dites-moi, qu’avez-vous fait de tant de saisons ?
Vos jardins, sans façon
Vous déchirent le cœur
A grands coups de chardon.