Aujourd’hui, on ne peut plus rien dire!…

…C’est du moins ce qu’on entend répéter – par des gens qui feraient mieux de se taire!

Par contre, il semble établi que l’on peut tout signifier, comme en témoigne cette photographie d’une militante néofasciste italienne prise dans un rassemblement récent.

 

Ça va toujours mieux en le disant

Cette femme est grosse.

L’obscénité qu’elle incarne n’est pas dans ses formes, mais dans son rire gras d’antisémite.

 

Des exilés menacés d’expulsion la veille de la trêve hivernale appellent à un rassemblement le 30 octobre

Nous ne retournerons pas à la rue !

 

Bonjour

Nous sommes 36 réfugiés et demandeurs d’asile dans un local de la Croix Rouge au métro Odéon. Nous sommes de différentes nationalités (afghans, soudanais, maliens, tchadiens, érythréens et autres). Nous appelons à votre solidarité le 31 octobre 2018.

Il y a quatre jours, le chef du centre nous a informés qu’il devait fermer ce centre et que nous devions le quitter le 31 octobre. Nous lui avons dit que nous n’avons pas d’endroit où dormir et qu’il fait froid dehors, qu’il nous a trouvé à la rue et nous a amené ici, alors pourquoi nous remettre à la rue.

Le chef nous a répondu que ce n’était pas son problème et que nous devions partir le 31 octobre dernier délai. Nous venons de passer 2 mois dans ce centre sans avoir de chambre et nous dormions tous dans la même pièce.

Nous sommes des demandeurs d’asile et des réfugiés aux situations différentes. Nous demandons juste un endroit où dormir. Nous étions en danger dans nos pays. Nous avons besoin de protection et d’un lieu sûr. Nous demandons une solution durable avec des chambres et des cuisines proche d’une station de métro.

Sans garantie écrite de cette solution, nous ne quitterons pas le centre.

Nous appelons nos soutiens à un rassemblement mardi 30 octobre à 18h, ainsi que le mercredi, jour annoncé de l’expulsion, pour nous aider à résister dès 6h du matin.

Adresse : 6 rue Mazet, 75006 Paris. Métro : Odéon.

Le rôle des jihadistes français de Daesh dans la politique de viol contre les femmes yézidies

Ci-après, un extrait du rapport. Téléchargement de l’intégralité au format pdf ICI.

Le 3 août 2014, les djihadistes de Daesh attaquaient le district de Sinjar, contraignant des dizaines de milliers de Yézidis à fuir pour sauver leur vie. Entre 35 000 et 50 000 femmes, hommes et enfants ont cherché refuge dans la montagne, et 130 000 ont fui vers des villes comme Dohouk ou Erbil au nord du Kurdistan irakien.

Le massacre de Sinjar a marqué le début d’une campagne brutale visant à effacer l’identité yézidie, notamment par la conversion forcée à l’islam, l’enlèvement de femmes et d’enfants revendus comme esclaves ultérieurement et l’envoi de jeunes garçons dans des camps d’endoctrinement, de recrutement et d’entraînement militaire de l’État islamique. Le massacre de Sinjar a révélé le cœur de la stratégie de l’EI : l’enlèvement de femmes et d’enfants yézidis comme sabaya (prisonniers de guerre).

Comme en témoigne un fascicule de l’État islamique évoquant l’esclavage, la capture et l’asservissement des femmes et des enfants yézidis présentaient de nombreux « avantages », dont la récompense de ses propres combattants, l’humiliation d’une communauté d’infidèles – en l’occurrence les Yézidis – ennemis de l’État islamique, la propagation de tawhid (le monothéisme islamique) et la résurgence d’Al-sabi, pratique prophétique consistant à capturer et asservir des femmes d’incroyants, sans compter la « miséricorde » ainsi octroyée aux hommes qui ne trouvaient pas de partenaires dans le mariage.

L’État islamique a déployé des efforts considérables pour faire savoir la manière dont l’organisation s’est emparée et a brutalisé le territoire majoritairement yézidi en communiquant largement, notamment par des courtes vidéos et des fascicules, sur les canaux médiatiques de l’organisation ou par la communication individuelle de ses membres. La nature et la portée des crimes commis contre les Yézidis sont, par conséquent, parfaitement connues. La Commission d’enquête internationale et indépendante des Nations unies sur la Syrie a conclu que le comportement de Daesh vis-à-vis de la communauté yézidie faisait l’objet d’une communication stratégique délibérée et que ses membres avaient commis des crimes constitutifs de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, de génocide ainsi que d’autres violations des droits fondamentaux internationaux à l’encontre de la communauté yézidie.

Pour ce qui est des morts et des enlèvements de Yézidis de Sinjar, région alors occupée par Daesh, les autorités kurdes ont publié des chiffres en décembre 2017 faisant état de 6 417 Yézidis capturés par Daesh, dont 3 207 libérés. Cela signifie qu’environ la moitié des personnes capturées sont toujours portées disparues.

Dans un rapport publié en août 2016, les Nations unies citent des estimations allant de 2 000 à 5 500 Yézidis assassinés et plus de 6 000 enlevés (ces chiffres n’ont pas été vérifiés).

Ne Mélenchez pas tout !

Je ne reviendrai pas ici sur les raisons pour lesquelles je n’éprouve aucune sympathie pour M. Jean-Luc Mélenchon.

Vais-je pour autant me réjouir de ses récentes mésaventures, rapportées par Mediapart sous le titre « Les premières découvertes des perquisitions Mélenchon » ?

Tant s’en faut !

Ainsi donc, les enquêteurs, sur les talons desquels trottent les journalistes de Mediapart ont découvert chez un proche de Mélenchon la somme de 12 000 euros en liquide. Somme que les spécialistes de Mediapart, qui s’y connaissent en grisbi, qualifient de « coquette ».

Ah bien sûr, quand on vit à hauteur des minimas sociaux, 12 000 euros, c’est beaucoup de tickets non-gagnants à Euromillion et pas mal de tiercé perdus dans le désordre…

Sinon, la somme fera sourire le premier brocanteur venu…

Le plus grave reste à venir.

En débarquant à 7h du matin chez Mélenchon (j’ai entendu un crétin expliquer sur France-Info [un pur hasard !] qu’il avait certainement été « prévenu »… !) les flics y ont trouvé… une femme !

Ne perdons pas notre temps à vitupérer une décadence morale que l’époque tolère, ne nous appesantissons pas davantage sur la question de savoir si les inspecteurs de la Brigade financière ont glissé leurs mains sous les draps pour en apprécier la tiédeur, comme au beau temps des constats d’adultère, et venons-en au pire, même si le clavier se cabre au moment d’écrire ce qu’il faut bien constater avec les investigateurs de Mediapart :

Mélenchon connaissait la femme qui passait la nuit chez lui !

Hélas! (trois fois)

Au lieu de lever une professionnelle sur les boulevards extérieurs, ou de matcher sur Tinder comme aurait fait n’importe qui, Mélenchon nique son attachée de presse, voire baise entre ami·e·s, ce qui ne vaut guère mieux !…

Je pose la question : confieriez-vous les clefs de la force de frappe ou la télécommande de votre chaine stéréo à pareil balourd ?

Douze mille boules en billets de banque (l’épaisseur d’un livre de poche ; à peine !) et une femme dans le placard, ces comportements sont à proprement parler inqualifiables.

Inqualifiables, parce qu’il n’existe dans la langue française aucun vocable qui permette de caractériser des faits d’une aussi abyssale insignifiance !

L’article des limiers d’Edwy Plenel l’annonce dès son chapeau, ces deux « surprises […] ont émanés des perquisitions [sic] ».

Chez Mediapart, ça s’écrit comme ça se dénonce…

Pourtant, ne soyons pas trop sévère dans notre correction : le verbe « émaner » n’est pas mal trouvé.

Et ce qui « émane » de ce journalisme, c’est un puissant remugle de merde.

Vidangée sans efforts – merci la police ! – et remuée sans talent.

Sénat contre Black Block & cortège de tête

Les sénateurs de droite partent en guerre – via une nouvelle proposition de loi répressive – contre le cortège de tête et les Black Blocks.

Pourquoi ne pas fouiller préventivement les manifstant·e·s ? se demandent ces braves gens. Sont ainsi proposées des fouilles aux abords des manifestations, l’interdiction de la cagoule, toutes mesures déjà pratiquées et/ou actées dans la loi, mais le sait-on au Sénat ?

Bref, cette racaille entend « surlégaliser » des pratiques flicardes qui le sont déjà, et rajouter une petite couche de peinture puante sur les dispositions passées de l’état dit « d’urgence » à la loi ordinaire.

Rien de bien nouveau, c’est la énième fois et ça n’est pas la dernière.

Mais comme tout ça est financé avec votre argent, vous avez au moins le droit de lire.

Extraits ci-après (les passages indiqués en gras le sont dans l’original), et pdf en téléchargement ICI.

 

Depuis quelques années, nombre de manifestations sur la voie publique sont émaillées de phénomènes de violence inédits [inexact !], comme en ont récemment témoigné les multiples dégâts et dégradations attribués aux « Black blocs » lors des manifestations du 1er mai 2018, à Paris.

Perpétrés par de petits groupes d’individus organisés et équipés appartenant à la mouvance contestataire radicale, qui se mêlent aux cortèges pacifiques, ces actes de violence et de dégradations ont des conséquences matérielles lourdes pour notre société tout autant qu’ils nuisent au libre exercice du droit de manifester sur notre territoire.

C’est également la sécurité de nos forces de sécurité intérieure, au premier rang desquelles nos forces mobiles, qui, à chaque rassemblement violent, est menacée.

La proposition de loi n° 575 (2017-2018) visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs, présentée par le président Bruno Retailleau et plusieurs de nos collègues du groupe Les Républicains, a pour objet de renforcer notre arsenal juridique afin de mieux prévenir ces phénomènes de violence dans les manifestations.

Composée de sept articles, la proposition de loi comporte deux volets : un volet préventif, d’une part, qui vise à prévenir, le plus en amont possible, la participation de ces individus violents aux manifestations et confère, à cette fin, de nouveaux pouvoirs à l’autorité administrative; un volet répressif, d’autre part, qui tend à sanctionner plus sévèrement les individus ayant commis des actes de violence ou de dégradations lors de manifestations.

Consciente de la nécessité de doter les pouvoirs publics d’un arsenal adapté pour faire face à cette radicalisation des mouvances contestataires, votre commission s’est attachée, lors de l’examen de ce texte, à rechercher un équilibre entre les impératifs de sauvegarde de l’ordre public et de protection des droits et des libertés constitutionnellement garantis. […]

Si les débordements et les actes de violence dans le cadre des manifestations ne sont pas récents, les pouvoirs publics sont confrontés, depuis quelques années, à l’émergence d’un phénomène social nouveau, communément désigné par l’expression «Black blocs», qui, par son ampleur et son niveau de violence, fait obstacle à l’exercice de la liberté de manifester et remet en question la conception traditionnelle de l’ordre public.

Apparus pour la première fois en France au début des années 2000 en marge des manifestations altermondialistes, les «Black blocs» sont des groupes éphémères, qui se forment et se dissolvent à l’occasion de chaque manifestation, avec pour seul objectif de se fondre aux cortèges pacifiques de manifestants en vue de commettre des dégradations et des actes de violence.

Regroupant des individus proches des mouvements anticapitalistes, antifascistes radicaux et altermondialistes, les «Black blocs» entendent, par leur action violente, faire passer des messages politiques qui tiennent, pour la plupart, à la haine de l’État et de toute forme d’autorité, au rejet de la mondialisation, du capitalisme et de la société de consommation. Leurs actions offensives ciblent donc, en premier lieu, les bâtiments institutionnels, le mobilier urbain, les bâtiments commerciaux et les équipements publicitaires. Les forces de l’ordre sont également, dans une moindre mesure, prises à partie et visées en ce qu’elles incarnent l’autorité de l’État.

N’intervenant pendant longtemps que de manière sporadique, les « Black blocs » ont connu récemment, sous l’effet combiné de trois facteurs, une montée en puissance qui place les pouvoirs publics face à un défi de taille en termes de maintien de l’ordre :

leur présence s’est, tout d’abord, systématisée au cours des grandes manifestations nationales, comme en ont par exemple témoigné les manifestations organisées à Rennes en mai 2016 contre la « loi travail » ainsi que les manifestations des 1ers mai 2017 et 2018 à Paris ;

– par ailleurs, le nombre de personnes participant ou se greffant à ces «Black blocs» a considérablement augmenté, principalement en raison d’une large communication sur les réseaux sociaux. Au cours de la seule manifestation parisienne du 1er mai 2018, ce sont 1 200 « Black blocs » qui ont ainsi été dénombrés au sein et en marge des cortèges officiels à Paris, et près de 300 individus interpellés par les forces de l’ordre ;

– enfin, leur action paraît à la fois s’être radicalisée et perfectionnée sur le plan organisationnel, leur assurant une plus grande réactivité et une plus grande facilité à échapper aux forces de l’ordre.

 

 

Lucie Taffin au «Petit Théâtre du bonheur», le 25 octobre à 21h

LUCIE TAFFIN en concert jeudi 25 octobre, à 21h00

Entrée libre

Au Petit Théâtre du bonheur, 6 rue Drevet, à Montmartre (M° Abesses)
Lucie monte sur scène très jeune en tant que comédienne dans de nombreux projets dont plusieurs spectacles musicaux. Elle y chante, s’accompagne à l’accordéon et compose l’ensemble des musiques de l’un d’entre eux: Luna derrière les nuages (texte et m.e.s. O. Taffin – 2015).
Après un master de philosophie, elle revient à la musique en tant qu’interprète auteure et compositrice de chansons pour le groupe JujaLula.
Ce duo a aujourd’hui sorti trois albums (Les Filles chantantes, Chanson ou pas, En concert), deux Ep (Faut Voir, Noé) un DVD live, et joué plus de 300 concerts.
Parallèlement, on peut voir Lucie accompagner la chorale Les Voisins du dessus, et signer des partitions pour le théâtre et le cinéma (La Princesse et le camionneur, Tant de nuits).
Elle joue de l’accordéon et chante Gaston Couté.