Oui le livre de Bouteldja est antisémite et antiféministe! Ceux qui affirment le contraire sont de dangereux crétins.

Le site Lundimatin a cru bon de publier, sous un chapeau alambiqué, une tribune d’intellectuel·le·s juifs qui attaque vivement Thomas Guénolé (?) et les mélenchonistes pour leur critique d’Houria Bouteldja.

Guénolé a accusé Houria Bouteldja – membre du mouvement décolonial intitulé « Parti des Indigènes de la République » (PIR) – d’antisémitisme, de misogynie, d’homophobie et de racisme. Pour quiconque a lu le livre de Boutledja, Les Blancs, les Juifs et nous : vers une politique de l’amour révolutionnaire, publié en traduction anglaise par Semiotexte avec une préface du célèbre intellectuel américain Cornel West, ce sont des accusations scandaleuses.

Ce que je juge ahurissant et scandaleux pour ce qui me concerne, c’est que l’on puisse nier que le livre de Bouteldja contient des passages, des références et des «raisonnements» antisémites, misogynes, et plus précisément antiféministes (utiliser le lien Bouteldja pour accéder aux texte la concernant sur ce blogue).

En ne reprochant à Bouteldja que d’«imposer une idée de l’amour révolutionnaire aussi désirable qu’un plan quinquennal soviétique», en laissant entendre qu’il a fallu attendre le Parti des indigènes de la République (PIR) pour découvrir le racisme en France, l’équipe de Lundimatin endosse le passage ci-dessus reproduit.

Dire que c’est lamentable est un euphémisme.

Je m’étais réjoui que Lundimatin accepte de mettre en ligne le documentaire sur les dix ans des éditions Libertalia – pourquoi ne pas entretenir de bons rapports même si nous ne sommes pas d’accord sur tout? La publication de cette tribune m’a fait regretter que cela ait eu lieu.

Continuez, jeunes gens, à flatter les lubies masochistes de votre vieil éditeur, continuez de ne pas résister à la publication d’une signature, même si c’est celle d’un forain d’extrême droite… Bref, faites du journalisme ultra-gauchiste tant que vous voudrez. Ne laissez plus croire à l’avenir que nous pourrions avoir des intérêts communs.