Nous qui arrivons en fuyant les guerres et la misère…

Déclaration des réfugié(e)s campant à Stalingrad (Paris)

Nous qui arrivons en fuyant les guerres et la misère

Nous sommes réfugiés sur les terres françaises à Paris

Nous demandons:

Le respect de nos droits en tant qu’êtres humains

Les garanties des droits suivants: un logement pérenne avec l’ensemble des services correspondant et conformes à nos droits notamment administratifs, sociaux, médicaux et l’apprentissage du français,

Pour ceux qui ont déjà déposé une demande d’asile: la continuité de la procédure d’un lieu à un autre et la non-application de la procédure Dublin,

La prise en charge des droits de tous sans exception, de logement et des papiers,

De ne pas nous expédier dans les prisons [CRA] de force,

La non-expulsion des migrants en dehors des terres françaises.

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Carte(s) postale(s) de Marseille

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Merci à l’équipe du Manifesten, et aux participant(e)s à la rencontre-débat du 21 octobre dernier autour de la Terrorisation démocratique et de l’anarchisme.

Une bibliothèque en devenir (à laquelle je contribuerai), une librairie, un bar, une belle salle, le tout idéalement situé entre la Plaine et les Réformés. Dommage que ça fume! surtout quand on n’a emporté qu’un seul pantalon, qui pue le lendemain (et qu’on n’a que deux yeux). Non, je ne suis pas intolérant, je suis allergique. Je reviendrai quand même!

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Un peu de poésie populaire, dans les lieux d’un restaurant.

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Je n’avais jamais prêté attention à cette plaque en hauteur, au début de la Canebière (côté Vieux port).

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Cet atlante (d’un immeuble proche de la gare Saint-Charles) n’a pas tort de lever les yeux au ciel: Alexandre 1er, champion «de la paix et de la liberté» est un peu fort de café. Un dictateur, favorisant les Serbes, assassiné par des extrémistes croates. Barthou: un dégât collatéral.

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En parlant de ciel, et spécialement pour celles et ceux que mes cartes postales de voyages indisposent, ce flamboyant coucher de soleil photographié depuis le Cours Julien.

Une histoire de l’anarchisme en images

Ni dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme, le film de Tancrède Ramonet qui devait à l’origine sortir en même temps que le livre de Gaetano Manfredonia, Une histoire mondiale de l’anarchie (republié, au milieu de polémiques dont je me suis fait l’écho sur ce blogue) est aujourd’hui visible.

Il n’est jamais inutile de rendre hommage aux militant(e)s qui ont incarné le combat révolutionnaire libertaire, et bien des (télé)spectateurs, jeunes surtout, apprendront beaucoup.

Sans doute l’exercice, immense — même si cette «histoire de l’anarchisme» s’interrompt en 1939, après la défaite de la Révolution espagnole —, ne peut aller sans quelques approximations et de nombreuses omissions (pas une seconde pour les Mujeres libres, quand cette dernière est longuement traitée!).

La plupart des intervenants (dont Manfredonia lui-même) sont compétents et convaincants. Une mention particulière pour Marianne Enckell qui sait mettre à portée de tous et toutes sa grande érudition sur un ton jamais pontifiant.

Mais d’où vient donc la sensation d’ennui éprouvée, au moins dans la première partie? Peut-être, paradoxalement, de la volonté naïve, et d’ailleurs sympathique, de «réhabiliter» l’anarchisme, notamment contre l’historiographie bourgeoise et stalinienne.

Dire, toujours dans la première partie, qu’il est arrivé à l’anarchisme de «dominer le monde» est un excès sans intérêt, quand la remarque vaudrait tout au plus — ce qui n’est pas rien, il est vrai ! — pour le mouvement ouvrier international.

L’“inné”, c’est à qui?

Je me dis que je vais regarder sur Arte le documentaire de Cécile Denjean intitulé Princesses, pop stars & girl power (2014).

Il s’ouvre sur un plan fixe de l’écrivaine Nancy Huston qui dit (en substance):

Il y a chez les filles un désir de se faire belle qui est inné, naturel,

et le système en fait une addiction

Help somebody !

Heureusement, on peut se consoler en écoutant Bikini kill !