Tournée triomphale dans le Vaucluse et le Gard

Merci à Fred et ses ami(e)s d’Avignon pour la belle discussion autour de l’anarchisme et des manières de le vivre, organisée dans un somptueux bâtiment ancien de la très belle rue des Teinturiers. Mélange des âges et des origines politiques dans une assistance d’une trentaine de personnes. Plaisir de recroiser quelques camarades rencontré(e)s ou revues à Marseille, au CIRA, fin 2015, ou connus à Paris dans les manifs lycéennes il y a déjà quelques années.

Déjeuné avec l’ami Fred au “Citron pressé”, 38, rue Carreterie (à 50 m de la place des Carmes).

Personne n’a su me dire le nom des arbustes fleuris qui embaument les rues (pas les tilleuls, ça je connais). Du coup, l’expression «changer d’air» prend tout son sens.

Je suis reparti avec trois numéros offerts par son créateur de Spasme, «le fanzine qui te met une tarte dans la gueule!». Mais personne n’a osé!

Moitié moins de monde à Alès, hélas, dans le magnifique local de La Rétive, avec une bibliothèque de 4 000 volumes, rangés comme j’aimerais que mes 4 500 — à vue de nez — à moi le soient. Aussi, c’est facile avec une pareille hauteur sous plafond!… Discussion, cette fois, sur la terrorisation démocratique.

Le mouvement contre la “Loi travail” a épuisé les camarades et en a dispersé certains vendredi soir, sans parler de l’avancement tardif d’un jour de la date de la rencontre, pour cause de réunion parisienne…

Pas eu envie de raccourcir mon séjour prévu, occasion de saluer Loïc, de la compagnie Jolie môme, sorti de garde à vue et précisément à Alès, la compagnie ayant été invitée par l’UL CGT pour fêter ce dimanche le trente-cinquième anniversaire de la lutte des mineurs de Ladrecht.

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Photographié, devant le restaurant où je déjeunais aujourd’hui (Le Ricochet), cette jolie captive qui m’a rappelé les objets surréalistes que je fabriquais avec des poupées, dans les années 1970.

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À bas toutes les prisons et toutes les cages (oui, même si on élargit leur surface, Noam!).

Concert de soutien aux inculpé(e)s de l’“état d’urgence” — 19 juin au CICP

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 Le soir même des attentats du 13 novembre 2015, l’État décide de proclamer l’état d’urgence. Cela lui permet entre autres d’interdire toute manifestation revendicative dans l’espace public tout en continuant d’imposer des lois de plus en plus répressives et régressives.

Face à cela, au lieu de baisser la tête et d’accepter d’être atomisé-e-s beaucoup d’entre nous ont  continué  à occuper la rue contre cet ordre social qui  fait de la plupart des vies des questions de survie.
 
 
Ainsi, le 22 novembre, une manifestation de solidarité avec les migrant-e-s interdite par la préfecture de police s’est tout de même tenue grâce à la détermination d’un bon millier de personnes.
 
Cette première manif maintenue malgré son interdiction et malgré l’état d’urgence en a inauguré beaucoup d’autres, que ce soit dans le cadre de la Cop 21, de la lutte aux côtés des migrant-e-s ou plus récemment contre la loi travail et son monde.
 
Malheureusement, quelques unes de ces balades hors  des sentiers battus de la préfecture occasionnent parfois des petites prolongations devant les tribunaux. Cette soirée contribuera donc à ce que des camarades que le duo police-justice tente de mettre hors-jeu bénéficient d’une solidarité financière.
 
 
Et qu’on se le dise contre l’exploitation capitaliste, la chasse aux étranger-ère-s et l’ordre patriotique, moral et sécuritaire,  autorisation ou pas, état d’urgence ou pas, c’est pas demain que l’État nous empêchera de manifester…. et plus si affinités !
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Si vous ne vous rappelez pas cette manif super sympa