[CONTRE] L’ÉTAT D’URGENCE, L’ÉTAT POLICIER… L’ÉTAT TOUT COURT ! Rencontre-débat à “La Rétive” (Alès), VENDREDI 10 juin

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Aujourd’hui, l’état d’urgence s’applique aux opposants à la loi travail. L’arsenal « anti-terroriste », mis en place par les gouvernements de gauche et de droite, montre que c’est le maintien de l’ordre social qui est visé. Justifiés par la « monstruosité terroriste » ces dispositifs s’appliquent très rapidement à la contestation sociale, aux velléités révolutionnaires des exploités et plus généralement contre les classes populaires. C’est bien de terrorisation des mouvements sociaux qu’il s’agit, au double sens d’intimidation et de stigmatisation. Stigmatiser signifiant ici apposer arbitrairement l’étiquette « terroriste » sur tout acte, individu ou groupe jugé dangereux pour l’ordre capitaliste. Conjointement à son caractère purement répressif, on peut questionner la nature même de l’État, notamment à travers la sommation faite à la population de rejoindre la tutelle étatique face à la « barbarie ». C’est une injonction paternaliste : adhérez et soumettez-vous en tant que citoyen discipliné, ou bien portez le sceau de l’infamie et payez-en le prix fort !

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« Je ne suis pas Charlie. Je suis Claude. Révolutionnaire anarchiste, anticapitaliste, partisan du projet communiste libertaire, ennemi mortel de tous les monothéismes — mais je sacrifie à Aphrodite — et de tout État. […] Je suis disposé à débattre avec celles et ceux pour qui la tuerie de Charlie Hebdo est une des horreurs de ce monde, auquel il est inutile d’ajouter encore de la confusion […] »

De la critique de l’État à la perspective de son abolition, nous discuterons ensemble avec l’auteur de La Terrorisation démocratique et Comment peut-on être anarchiste ? (2009 & 2015, éd. Libertalia).

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ATTENTION !

LES ORGANISATEURS EN AYANT AVANCÉ LA DATE, LA RENCONTRE AURA BIEN LIEU LE VENDREDI 10 JUIN PROCHAIN À 19h

(ET NON SAMEDI, COMME ANNONCÉ PRÉCÉDEMMENT).

Romain Dussaux, un nom et un visage pour la victime de la «grenade de désencerclement»

Parce qu’un porc en uniforme a trouvé confortable, certes dans un contexte tendu, mais en dehors de toute menace immédiate, de balancer dans une foule désarmée une de ces «grenades de désencerclement», qui sont désormais utilisés sciemment pour mutiler et terroriser, Romain Dussaux a été grièvement blessé à la tête.

Son père, le cinéaste Laurent Dussaux, ayant révélé son identité, il n’existe plus de raison de la taire. Pas plus que de dissimuler son visage, d’ailleurs fort beau.

La première pensée, depuis longtemps émise, est allée à Romain, à ses ami(e)s et à sa famille.

La deuxième est une question: quel(s) genre(s) d’arme(s) devrait désormais nous aider à nous «désencercler» d’une police et des ordures d’État qui la commandent, capables de couvrir ce genre de crimes, en laissant entendre que les victimes ont bien cherché ce qui leur arrive et que les autres doivent s’attendre au même sort ?

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