Souvenirs du Sud-Ouest

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Je n’ai pas eu le temps, depuis mon retour du Sud-Ouest, de remercier pour leur accueil les camarades du groupe «Nosotros» de Saint-Gaudens — et l’équipe du cinéma «Le Régent» — où j’ai animé une discussion avec une quarantaine de personnes, le 6 avril dernier, autour de mon dernier livre.

 

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L’accueil n’est pas aussi cordial en tous les lieux. On en jugera par le petit mode d’emploi remis dans un hôtel aux voyageurs de passage. La Terrorisation démocratique poussée à la caricature (sans intention ironique, hélas!).

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Le lendemain, j’étais à Pau, où j’ai eu le plaisir de retrouver des ami(e)s libertaires, dont certain(e)s pas revu(e)s depuis mon premier séjour il y a quatre ans (déjà!).

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Repas pris en commun et concert qui marquait la première des Journées libertaires de la CNT-AIT, cette année.

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Puis (long) retour à Paris pour retourner place de la République.

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J’allais oublier: merci à Claire & Pierre, pour la merveilleuse tome de brebis!

À Nantes comme partout, «Les pouffiasses s’y mettent!» — Soyons reloues, bousillons tout !

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Un texte du collectif féministe de la fac suite à l’agression policière sexiste subie à la manifestation du 28 avril.

OUI, LES POUFFIASSES S’Y METTENT !

Jeudi 28 avril, à l’occasion de la dixième manifestation nantaise contre la «loi travail» et son monde, l’une de nos camarades a été raflée par la BAC lors d’une charge dirigée explicitement contre la banderole féministe qu’elle brandissait. Traînée sur le sol sur plus d’une dizaine de mètres, elle a été violentée comme en témoignent les hématomes (marques en forme de mains, coups de matraques) qui se trouvent sur son corps.

«Pute», lui assène les yeux dans les yeux un policier alors qu’elle était maintenue au sol. «Salope !» lui envoie un autre. Les brigadiers ricanent entre eux : «Mais c’est une pouffiasse ! Si même les pouffiasses s’y mettent, maintenant !…». Discours révélateur d’une police ultra-sexiste qui s’estime tout permis. On notera le virilisme ambiant au sein des forces de l’ordre, qui n’hésitent pas à humilier les manifestantEs. Ils auraient pu l’attaquer sur sa place dans le cortège ou ses convictions. Mais non, sa seule faute, c’est d’être une femme ! Nous rappelons fermement que les insultes sexistes sont répréhensibles, or, les forces de l’ordre ne sont-elles pas censées faire respecter ces mêmes lois qu’elles bafouent en toute impunité ?! Car cet exemple ouvertement machiste n’est pas un cas isolé. Nombreux sont les actes policiers orduriers qui s’appuient sur une supposée « infériorité des femmes » : agression sexuelle sous couvert de contrôle, insultes à caractère misogyne, attouchements…

Alors, OUI, les pouffiasses s’y mettent. Parce qu’aujourd’hui, c’est l’heure de la lutte et il n’y aura pas de lutte sans lutte des femmes ! Que ce soit contre cette police qui symbolise l’oppression patriarcale, que ce soit au sein d’un mouvement militant qui parfois fait siens les schémas oppressifs, que ce soit au travail, dans la rue ou chez nous, nous avons notre place et nous comptons bien l’occuper.

Face au sexisme institutionnalisé, soyons reloues, bousillons tout !

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