Les réfugié(e)s comme sujets politiques (journée d’étude à Paris 8)

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En France et dans les pays du Nord, le traitement scientifique et médiatique des migrations internationales tend à reposer sur la présupposition dominante – souvent exclusivement misérabiliste – selon laquelle les choix et l’action des migrant.e.s et des réfugié.e.s sont (sur)déterminés par les contraintes qu’exercent la guerre, la répression politique et la pauvreté d’un côté, et les politiques de contrôle des flux et d’« intégration » des pays d’accueil, de l’autre. Entre ces deux types de pressions, l’initiative des migrant.e.s est généralement réduite à portion congruë, lorsqu’elle n’est pas ignorée. Sans nier le poids des contraintes gouvernementales, juridiques et sociales, cette journée d’étude interdisciplinaire propose de s’interroger sur les marges de manœuvre et la puissance d’agir des migrant.e.s et des refugié.e.s en se demandant aussi comment apprécier la dimension politique de leurs actes. Croisant des réflexions issues de pays, de domaines, et de pratiques d’enquête diversifiées, y compris journalistiques ou artistiques, elle entend aborder ensemble les migrations des pays du Sud vers les pays du Nord et celles entre pays du Sud. Au lieu de considérer les migrant.e.s, refugié.e.s ou leurs descendant.e.s comme des sujets qui sont seulement en attente de l’obtention ou de la réalisation de droits et d’une éventuelle « intégration », il s’agit d’interroger l’idée que ces individus sont des sujets plus ou moins autonomes qui, par leurs pratiques, sont déjà des citoyen.ne.s, et dont les actions peuvent, suivant des conditions et des circonstances à préciser, ou bien (re-)produire des structures de domination ou bien réaliser des possibilités d’émancipation.

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À télécharger: Programme de la journée au format pdf.