Bienvenue M. GAO Peng! La lutte paye!

COMMUNIQUÉ DES PARENTS ET ENSEIGNANTS DE L’ÉCOLE PAJOL OCCUPÉE DEPUIS LE VENDREDI 15 JANVIER

M. GAO Peng a été libéré ce matin [20 janvier 2016] !

Nous avons appris ce matin la libération de M. GAO Peng, de nationalité chinoise, parent d’une petite fille scolarisée à l’École polyvalente Pajol (Paris 18e), en rétention au CRA de Vincennes depuis le 23 décembre 2015.

Nous sommes soulagés que le préfet ait pris la décision de rendre M. GAO Peng à sa femme et à sa fille.

Même avec l’état d’urgence, nous, parents et enseignants, en occupant l’école depuis 5 jours, en occupant la mairie du 18e pendant trois heures, en manifestant dans la rue à deux reprises sans demander d’autorisation ou de permission à quiconque, avons montré qu’il ne faut jamais baisser les bras devant une mesure injuste et inhumaine.

Nous espérons que ce genre de situation (27 jours de rétention et 4 procès) ne se reproduira pas, parce qu’elle affecte non seulement la famille mais toute la communauté scolaire, et même plus largement les citoyens concernés. Nous tenons à remercier les élues et élus qui se sont engagés à soutenir M. GAO Peng dans ses démarches en vue de sa régularisation administrative.

Tous les parents émus par cette situation comptent suivre au plus près les avancées du dossier de M. GAO Peng.

Toutefois, ce dossier a fait ressurgir la menace d’expulsion qui plane sur les parents et enfants scolarisés en «situation irrégulière».

Nous devons plus que jamais rester vigilants et solidaires, car nous sommes tous concernés et affectés par ces situations inhumaines et inacceptables, qui touchent des familles et des communautés entières dans leur vie quotidienne.

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Sœurs rebelles libanaises

J’emprunte les quelques lignes de présentation qui suivent au quotidien L’Orient-Le Jour.

Les sœurs Keserwany sont de retour. Après « Jagal el-Usek », « al-Jamal bi Wasat Beirut » et « Panique bel Parlement », Michelle, 27 ans, et Noëlle, 25 ans, ont publié une nouvelle vidéo vue déjà près de 40.000 fois en moins de 48 heures sur YouTube. Les deux sœurs, qui ont choisi la dérision en musique pour aborder des sujets sérieux, s’attaquent cette fois à un problème qui ronge la société libanaise : la corruption de la classe politique et le suivisme aveugle des Libanais de dirigeants qui ne leur donnent rien en retour. « Zaffatleh el-Tarik » (il a asphalté la rue pour moi) raconte l’histoire de ces Libanais qui adulent leurs « zaïms », qui râlent de leurs échecs mais continuent quand même à voter pour eux.

« Mon Zaïm peut faire tomber la neige en été, (…) il a bon cœur et c’est l’intention qui compte ! ». Le ton est donné dès la première phrase de cette chanson satirique écrite par les deux sœurs Keserwany. Sur fond de sacs poubelles multicolores entassés sur une route, les jeunes sœurs portent un masque et chantent : « Il a asphalté la rue pour moi et lors des élections il m’a donné une belle casquette et une bouteille d’eau… ».

On verra, à la fin de la première vidéo, des images de manifestations récentes.