Une raison de plus pour virer les réfugiés de la place de la République: Que tout soit propre pour Johnny le 10 janvier

Comme le remarquait finement l’excellent Alain Finkielkraut il y a trois jours :

 

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Ah! la «dimension patriotique», la Marseillaise vomie à contretemps, et le mauvais goût de la «chanson française» au pire d’elle-même (merci à Jeanne Cherhal et Yodelice pour le chef-d’œuvre chanté par une de nos gloires nationales dans la vidéo ci-après!).

Écoutez-ça :

En effet, que reste-t-il de janvier «dans nos villes et nos villages fatigués»?

Quel étroitesse d’inspiration!

Pourquoi ne rien dire de «nos bourgs et nos hameaux éreintés»…?

Au secours!

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Reviens Benjamin Péret !

Ils sont devenus mous! Liquides, comme dit l’autre. Une chiasse pitoyable, d’un patriotisme télévisé, vautré. Un ressentiment sans moyens. Une nostalgie nauséeuse. Des sursauts de matons et de délateurs.

 

Alors, pour les agoraphobes, ceux qui ne font pas confiance au dispositif de sécurité (un drône piégé est vite arrivé!), et ceux qui souhaitent savoir où nous en sommes dans la patrie des lumières, voici la chanson qu’interprétera Johnny Hallyday place de la République, à Paris, après que la police républicaine en aura vidé une fois de plus les réfugié(e)s qui y dorment dans le froid et sous la pluie.

Parce que, ce qui compte nom de dieu (qui n’existe pas), ce sont les symboles, hein! Et bien ça, si vous voulez mon avis, c’est un putain de symbole. Et qui, soit dit entre nous, aurait fait chialer les gens de Charlie et probablement beaucoup des assassiné(e)s du Bataclan et autres lieux.

Les pauvres chassés, leurs affaires volés et jetés à la benne par les flics.

Place à la «République» des tribunes officielles, des émotions sponsorisées par Lacoste, et de la «poésie» niaiseuse pour fête de fin d’année.

 

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