ÉTAT D’URGENCE, MON CUL ! — JURISPRUDENCE CONTRE L’EXCÈS DE PRUDENCE

Aujourd’hui dimanche 22 novembre, énième jour d’état d’urgence, manifestation maintenue place de la Bastille en soutien aux réfugié(e)s, malgré interdiction générale des rassemblements sur la voie publique.

Environs 600 personnes.

Départ sauvage d’une bonne moitié des personnes présentes vers République, terme initialement prévu de la manif.

Les gendarmes appliquent une tactique éprouvée lors des derniers mouvements lycéens/étudiants. Ils courent sur le côté, essayent de nous dépasser et se mettent en barrage bloquant en travers du boulevard.

Mais on est à la fois plus nombreux/ses et plus déterminé(e)s qu’eux. Ils ont manifestement reçu la consigne de ne pas trop cogner et sont assez embarrassés (comme le montre la photo faite par [et piquée à] Olivier Cyran).

Capture d’écran 2015-11-22 à 20.29.40

Cinq tentatives de nous bloquer, barrages à chaque fois débordés.

 

Bilan

 

  1. Manifestation tenue malgré les intimidations préalables, les forces de l’ordre sur place et l’état d’urgence (et aussi les manœuvres d’une partie des militant(e)s d’orgas, mais pas tous/toutes).

 

  1. Quelques horions et ecchymoses ; du gaz (plus ou moins pour centaine(s)), mais pas de blessé(e)s.

 

  1. Aucune arrestation.

 

La preuve, pour la énième fois, que même sous état d’urgence, il est possible de et il faut profiter des marges de manœuvre, à tester à chaque fois sur le terrain.

Résister, ça n’est pas seulement boire une bière en terrasse, n’est-ce pas ! Si tu ne tentes rien, tu n’obtiens rien !

Une utile et encourageante jurisprudence pour la semaine prochaine et la manif anti-COP, également interdite.

Certes, le dispositif policier sera sans doute plus imposant. À nous d’être plus nombreux et nombreuses.

J’espère que beaucoup qui ont hésité à venir aujourd’hui seront présent(e)s le 29.

État d’urgence, État policier. On ne nous privera pas du droit de manifester !