L’ÉTAT, IL EST URGENT DE LUI DIRE MERDE!

Gueule rouge

 

 

La préfecture de police a fait pression sur les organisations signataires de l’appel à la manifestation de dimanche prochain, en solidarité avec les migrant(e)s.

À peine un communiqué était-il envoyé, mercredi, à la presse pour annoncer une CdP, la préfecture envoyait un message aux dites organisations.

…S’agissant des manifestations sur la voie publique, le Préfet de police a pris un arrêté du 14 novembre 2015 interdisant les manifestations (festives et revendicatives) sur la voie publique jusqu’au 19 novembre 00h00 à Paris et en petite couronne. Cet arrêté va faire l’objet d’une prorogation jusqu’au dimanche 22 novembre à 24h00.

Le non respect d’un arrêté d’interdiction est une infraction pénale passible de 6 mois d’emprisonnement.

Je vous engage à prendre les mesures nécessaires pour annuler la manifestation envisagée dimanche 22 novembre 2015 et tenir informé mes services…

Plus tard, mercredi, l’arrêté n° 2015-00928 portant interdiction des manifestations sur la voie publique dans les départements de la région Ile-de-France jusqu’au dimanche 22 novembre à 24h 00 a été pris par le préfet de police.

La préfecture aurait préféré que les organisateurs/trices se dégonflent plutôt que d’avoir à annoncer une interdiction. Gain de temps, économie de moyens politiques.

Mais comme le chante Boris Vian, « Si tout le monde restait toujours chez soi, ça serait d’une tristesse pas croyable ! ».

Ajoutons que les manifestations sportives, elles, ne sont pas visées par l’arrêté.

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Concluons en soulignant que rien n’empêche, après avoir manifesté, de « résister en terrasse », puisque cette pacifique occupation a récemment gagné des galons subversifs [ce qui en arrange certain(e)s].

L’état d’urgence étant parti pour durer longtemps, je vous recommande de vous entraîner le plus tôt possible à n’en tenir aucun compte, ce qui est la seule manière de « vivre avec », comme on dit en couverture du Monde.

Pour ce qui me concerne, je serai place de la Bastille, à 15h, dimanche prochain, quoi qu’il arrive d’ici-là.

Au plaisir de vous y rencontrer !