BIENVENUE AUX RÉFUGIÉ(E)S: SOIRÉE DE SOUTIEN AUX 4 POURSUIVIE(E)S PAR EMMAÜS

Dimanche 4 octobre prochain, après la manif de soutien aux réfugié(e)s, soirée de soutien aux quatre personnes poursuivies pour occupation/séquestration par les pseudo-charitables d’Emmaüs (au CICP, à partir de 18h30).

Le 9 octobre prochain aura lieu leur procès. Trois rendez-vous de solidarité & de lutte.

Bienvenue aux réfugié(e)s.

LIBERTÉ DE CIRCULATION POUR TOUTES ET TOUS !

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Grève de la faim des réfugiés du centre d’hébergement d’urgence Aurore, place de Clichy à Paris

COMMUNIQUÉ

Le 27 septembre 2015

Nous sommes des migrants de différents pays arrivés en France dans des conditions difficiles et dangereuses pour nos vies. Nous avons traversé le désert, la mer et affronté leurs dangers.
Nous sommes venus à cause des conditions de guerre dans nos pays. Nous avons vécu dans la rue, puis avons été emmenés dans un centre Aurore après différentes expulsions. Depuis plus de 3 mois nous n’avons pas trouvé ce qui nous avait été promis, il n’y a pas eu d’accompagnement dans les démarches, ils ne nous ont pas donné de carte de réfugiés, ni le droit de résider et n’ont pas fait cas de notre situation. Et en plus de cela nous avons subis des brimades à l’intérieur du centre de la part de certains travailleurs. Nous avons entendu de leur part du mépris, des insultes et nous avons subis leurs attitudes racistes.
Un des travailleurs du centre qui travaille à l’accueil et distribue les repas nous a dit que nous étions des réfugiés venant de la rue, que nous mangions et dormions gratuitement et donc n’avions pas le droit de nous plaindre et que lui travaillait, avait des papiers et valait mieux que nous.
Nous demandons nos droits au sein de la société française en tant qu’être humain et au minimum un comportement respectueux et le droit à la protection en France, puisqu’il est dit que c’est une terre d’asile.
Dans ce centre nous souffrons de mauvaises conditions  psychiques, de santé, matérielles et sociales (pas de cours de français, pas de visites…)
Depuis notre arrivé et jusqu’à aujourd’hui nous n’avons pas eu accès à l’eau ailleurs que dans les sanitaires.
Nous demandons également qu’on s’intéresse à notre cas, la liberté de circulation, l’amélioration de notre situation et le droit de résider et de protection, d’être traiter comme des humains. Nous avons besoin de respect au sein de la société. Et la liberté de transport (pas de titre de transport).
Nous avons alerté l’administration que nous étions en protestation par une grève de la faim (nourriture et boisson). Depuis hier et jusqu’à ce deuxième jour de grève de la faim nous essayons toujours de dialoguer avec la direction, mais ils ne nous ont toujours pas répondu.
Nous ne mangerons pas jusqu’à satisfaction de nos revendications.
Nous appelons à la présence des personnes solidaires avec nous
lundi 28 septembre 2015 à partir de 18h devant le centre d’hébergement Aurore 15 rue Saint Petersbourg – 75018 Paris, M° Place de Clichy.
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Nouvelles des évacués de la mairie du XVIIIe

En forme d’illustration de ce que j’écrivais ici-même à propos du foutage de gueule qui continue…

Les migrants qui campaient devant la mairie du XVIIIe  qui ont été envoyés vers un hôpital à Nanterre pour y être hébergés ont eu sur place un accueil tout de bleu vêtu.
Après avoir visité le centre une délégation d’entre eux remettait en question les conditions d’accueil (saleté, mobilier pas adapté) dans ce lieu de soin pas adapté aux réfugiés et notait que ces conditions étaient non conformes avec les promesses qui leur avaient été faites par la mairie. Après en avoir fait part  aux responsables du centre cette délégation est remontée dans le bus pour en avertir les autres migrants et tout le monde est resté là dans le bus  croyant qu’ une autre solution était cherchée, c’est ce que les dits responsables avaient indiqué.
Cette solution elle est en fait venue sous forme de  gyrophares : pas moins d’une dizaine de civils et de 40 flics en uniforme qui ont arrêté 3 migrants qui apparaissaient sans doute comme étant des porte-paroles et qui ont été
emmenés au commissariat de Nanterre. Là ils ont été interrogés. Les policiers leur ont notamment demandé depuis combien de temps ils étaient en France, combien ils avaient payé leurs passeurs et par où ils étaient arrivés  pour arriver en France. Ils leur ont aussi affirmé qu’une plainte  avait été déposée par les organismes de bienfaisance et que ces même organismes charitables les avaient alertés sur le fait qu’ils étaient des passeurs.
Au bout de quelques heures, 2 des 3 personnes arrêtées ont été relâchées sur ordre du procureur mais la 3ème est restée au commissariat sans que ses camarades sachent pourquoi.
Cette troisième personne s’appelle Hassan et est de nationalité soudanaise. Le commissariat de Nanterre ne veut pas donner de ses nouvelles par téléphone. Peut-être parmi vous d’autres arriveront à avoir des réponses quand à la situation d’Hassan :
le numéro du commissariat est le 01 55 69 46 50.
En attendant demain d’avoir plus de nouvelles et de s’organiser pour qu’Hassan soit libéré et que les 3 intègrent un hébergement digne de ce nom au plus vite, on  constate que décidément la question des conditions d’hébergement des migrants est extrêmement sensible. En effet, il y a un mois, 4 personnes se sont retrouvées  privées de liberté pendant 66  heures (48h en garde à vue et 18h au dépôt) pour avoir répondu à un appel à soutien de réfugiés hébergés dans un centre Emmaüs du XIVe arrondissement. Nous ne pouvons pas accepter que la moindre revendication ou la moindre solidarité pour obtenir des conditions de vie dignes et pas au rabais soit étouffée à coup de matraque, d’enfermement et courroux justicier.

LA POLICE REDOUTE UN RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE SÉVÈRE À PARIS, FIN NOVEMBRE

France Info a diffusé une note interne à la police nationale (entre confrères…!).

Cette note (voir ci-dessous) concerne la «Conférence internationale sur le climat» qui se déroulera près de Paris, à partir du 27 novembre prochain.

On y apprend que les flics seront, pour l’occasion, privés de congés (et peut-être de nourriture), afin d’être aussi féroces que possible contre les éventuels Black blocs.

Encore une atteinte au droit syndical!

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LES ÉVACUATION DE CAMPEMENTS DE RÉFUGIÉ(E)S ET LE FOUTAGE DE GUEULE CONTINUENT

Capture d’écran 2014-11-09 à 01.11.00France-Info (toujours à la pointe de la propagande officielle) : Sophie Brocas, préfète de Paris, explique à quel point ses services ont fait preuve de bonne volonté et d’imagination pour « mettre à l’abri » les réfugié(e)s d’Austerlitz et de la mairie du XVIIIe arrondissement de Paris.

Car, Messieurs Dames, après avoir empêché les militant(e)s solidaires de leur apporter de la nourriture, des couvertures et des bâches — et après y avoir renoncé sous la pression du nombre —, voilà que l’on souhaite « mettre à l’abri » les réfugié(e)s…

…De la pernicieuse influence des anarchistes, probablement.

Revenons à notre préfète :

On a poussé les murs, on a mobilisé d’autres lieux qui étaient vides, un foyer de la Poste, un autre de la SNCF, une ancienne clinique ou encore une caserne.

J’ai bien lu ? Une caserne ? Vous voulez dire une caserne comme celle que nous avons occupée avant l’été, et dont vous nous avez chassé(e)s ? Mais Sophie, où allez-vous chercher tout ça ? C’est vraiment admirable !

Polémique, m’objectera-t-on. L’occupation s’était faite, comme toute occupation qu’on espère tenir, par surprise. Donc sans préparation des lieux pour un accueil digne de ce nom des réfugié(e)s.

Ce serait donc ça ! Les services officiels auraient mis à profit les mois d’existence malheureuse du camp d’Austerlitz et la création récente de celui du XVIIIe pour mieux préparer des lieux d’accueil « mobilisés »…

Comment se fait-il alors que des réfugiés évacués du XVIIIe, et répartis dans une demi-douzaine d’endroits nous téléphonent pour dire qu’ici aucun coup de balai n’a été donné depuis des années, que là les toilettes sont dégueulasses, qu’il manque juste un détail dans les chambres : des lits ?

Mais ils devaient arriver ce soir, les lits. Ah! que voilà un signe de grande et minutieuse préparation, en effet.

Pas comme ces anarcho-autonomes qui payent de leur poche des bâches et des couvertures de survie.

Là où règne l’État tout n’est que calme, ordre et volupté ; prévoyance, hiérarchie et service public.

Hélas, les malheurs de Sophie ne sont pas prêts de prendre fin : d’autres réfugié(e)s arrivent et arriveront, malgré la décimation opérée par les tempêtes, malgré les murs et les barbelés.

Il va falloir à la préfète encore beaucoup d’imagination et de flics pour rompre les luttes collectives : les Soudanais du XVIIIe étaient là, dans des conditions extrêmement pénibles, pendant plus d’une semaine sans tentes, à même le bitume, pour demeurer ensemble et lutter ensemble. Ils n’avaient pas « choisi » de devoir quitter leur pays, mais ils avaient choisi leur mode de lutte et en payaient le prix.

Il faudra encore beaucoup de journaflics, de complicité pseudo charitable (aux chiottes Emmaüs !) et de mensonges degauche, pour tenter d’invisibiliser les leçons de courage et de dignité que nous donnent ces frères humains.

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Photo prise le 14 septembre dernier devant la mairie du XVIIIe (Paris-Luttes.Info)

Turquie : douze jours qui ont reposé la question de l’autonomie ouvrière

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Bulletin n° 8 du Mouvement Communiste/Kolektivně proti Kapitălu, du 7 septembre 2015.

La révolte des ouvriers contre le syndicat jaune Türk Metal censé les représenter, a, contrairement aux attentes des patrons, contribué au mouvement de grève qui a quasiment arrêté toute l’activité de l’industrie automobile turque durant deux semaines. Malgré la croissance rapide du secteur, qui a bénéficié d’investissements massifs des constructeurs européens, les ouvriers ont encore des salaires bas par rapport aux ouvriers d’Europe et subissent des conditions de travail parmi les plus dures en Europe. Une situation qui semblait verrouillée par le monopole de représentation d’un syndicat aussi lié à l’État qu’aux entreprises du secteur. […]

Capture d’écran 2015-01-15 à 14.38.41 Pour télécharger le bulletin de six pages au format pdf.