COMMUNIQUÉS DES REFUGIÉ(E)S DE LA CHAPELLE (actuellement dehors, rue Pajol, 75018 Paris)

Bonjour,

Tout d’abord nous voulons dire notre gratitude à ceux et celles qui
nous soutiennent.

Nous désirons nous présenter, dire qui nous sommes. Nous sommes des
réfugiés d’Afrique, certains sont venus il y a 1 mois, d’autres il y a
2 mois, et d’autres il y a plus d’un an, car nous savons que la France
est membre de l’Union Européenne. Comme les autres pays, elle a le
devoir d’accueillir les migrants. Mais nous avons fait l’expérience du
contraire. Laissez nous vous expliquer.

Il y a 4 jours, le gouvernement a déclaré qu’il acceptait 350 réfugiés
de La Chapelle, y compris des Soudanais. L’État a dit : « la plupart
d’entre eux sont des Erythréens », mais ce n’est pas vrai. Cela est
très loin de la réalité. Nous savons que La Chapelle est un endroit où
tous les réfugiés dorment. (Réfugiés sans abris). Ces gens ont été
emmenés ailleurs en bus sous prétexte de leur donner un logement et
des papiers mais la réalité n’est pas celle-là. En fait nous avons été
envoyés dans des endroits que nous ne connaissons pas.

Désormais, nous dormons dans la rue. Même dans la rue la Police est venue avec un chien. Ils ont amené le chien près de nous, et le chien a essayé de
mordre les réfugiés. Cela est honteux comment des êtres humains sont
traités par l’État Français. Ce n’est pas tout. Les policiers nous ont
poussé dans le métro, mais le métro a été bloqué.

Nous sommes demandeurs d’asile. Nous sommes des gens pacifiques. Nous
avons besoin du respect de nos droits humains.

NOUS SOMMES DES ÊTRES HUMAINS.

Merci de nous avoir écouté.

Meilleures salutations.

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Nous sommes des migrants venus d’Afrique en France. Nous avons passé
trois ans sans nourriture, ni eau, ni toilettes sous les ponts et
personne pour s’occuper de nous. Nous sommes des êtres humains. Le
gouvernement comme ils l’appellent (maire) nous a dit d’aller vivre
dans un hôtel. Ils nous ont emmenés à l’hôtel et ne nous ont rien
donné, pas de papiers, pas de logement. Ensuite ils nous ont envoyé à
Pajol.

Ils ne nous ont rien donné, pas d’eau, pas de nourriture, rien.

Nous sommes migrants. Nous ne voulons pas de problèmes. Nous avons
besoin de sécurité, de stabilité et de liberté. Et aussi des papiers.

Nous croyons avec beaucoup d’amour au peuple français.

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Les gens qui le souhaitent peuvent passer rue Pajol (M° Marx Dormoy) pour manifester leur soutien aux migrants contraint(e)s de dormir dehors (plus de 70, ce soir dimanche).

Couvertures, sacs de couchage et tapis de sol sont les bienvenus. Les nuits sont fraîches. On peut aussi apporter des vêtements.