Après l’expulsion du campement de la Chapelle, à Paris

Les migrants expulsés de la Chapelle restés à la rue sont réunis à Saint Bernard
 

Lors de l’intervention policière à La Chapelle, un tri a été fait qui a laissé nombre de migrants à la rue. Dimanche, ceux des interpellés de La chapelle qui ont été hébergés dans des structures d’urgence seront de nouveau eux aussi à la rue. La Préfecture annonce l’expulsion prochaine de trois autres campements (Austerlitz, Porte de la Villette et Gare de Lyon).

 
Hier, une partie des migrants de La Chapelle avaient trouvé refuge salle Saint Bruno, pour une seule nuit…
 
Aujourd’hui, des migrants resté à la rue ont tenté d’aller s’inscrire comme demandeurs d’asile bd Ney. Ils se sont fait refouler par la police. Leur situation des plus précaires rend extrêmement compliqué le processus de demande d’asile. Les autorités ne font d’ailleurs rien pour qu’ils puissent exercer ce droit. 

Ce soir, vers 19h20, la police est intervenues en nombre à l’église Saint Bernard. Des migrants avaient essayé d’y trouver refuge. Le curé leur a fermé la porte. Puis  de nombreux policiers en civils, et en uniforme et des CRS sont  arrivés, certains 
des policiers, accompagnés de chiens, ont menacé de les lancer sur les migrants, dont des femmes et des enfants.
 
Les migrants sont actuellement en réunis en assemblée sur la place devant l’église Saint Bernard.
 
On a osé parler d' »opération humanitaire », mais on refuse d’appliquer ne serait ce que le droit élémentaire d’effectuer une demande d’asile et on organise la dispersion et la traque de ces migrants.
 
Les migrants demandent l’exercice effectif de leur droits, dont celui de demander l’asile. Cette nécessité implique qu’un accueil décent leur soit fourni.
Des  personnes solidaires
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