À propos de “Comment peut-on être anarchiste?” signalons également…

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Parmi les recensions dans la presse papier ou sur Internet de Comment peut-on être anarchiste ? et les invitations (rencontres ou émissions de radio) dont je me suis fait l’écho sur ce blogue, il convient de signaler également une mention dans Le Monde des livres (daté du vendredi 5 juin) dans une double page intitulée « Anarchie vaincra (sur le papier) ».

La précision apportée entre parenthèse peut paraître superfétatoire dans le supplément « livres » d’un journal. Elle est là, sans doute, pour marquer une distance ironique et bonasse avec le sujet traité.

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Il n’est pas impossible que certaines lectrices et lecteurs de cette double page aient manqué la mention de Comment peut-on être anarchiste ? (voir illustration), qui réunit concision et sèche « objectivité ».

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On pourrait s’étonner du minimalisme de l’écho donné au seul livre évoqué dans ces deux pages qui reflète l’activité militante actuelle et récente d’un anarchiste vivant. Ce malaise se trouvera aisément dissipé dès lors que l’on voudra bien prendre en compte le fait que, pour des journalistes, il n’existe de bons anarchistes que morts, universitaires, ou rangés des barricades depuis des lustres (les cumulards sont appréciés).

Il serait déshonnête de ne pas signaler également, puisque telle est la formule sacramentelle, une contribution de Claude Pennetier, l’un des maîtres d’œuvre du « Maitron » (comme il est précisé) qui s’aventure à décrire les diverses tendances de l’anarchisme français contemporain. Malheureusement, il n’a jamais entendu parler ni des groupes autonomes (qui réunissent sans doute aujourd’hui davantage de militant(e)s que les organisations) ni du communisme libertaire (il ne saurait donc exister d’Organisation du même métal, et tant pis pour l’OCL). Pennetier, puisqu’on est là pour parler bouquins, évoque les nombreuses rééditions : « Bakounine, Kropotkine ou même Daniel Guérin… ».

Comme ami de l’auteur et préfacier de la réédition de Bourgeois et bras-nus. Guerre sociale durant la Révolution française 1793-1795 (Libertalia, 2013), ce « ou même Daniel Guérin » m’a laissé rêveur…

Bref, comme cela leur prend tous les dix ans environ, les journalistes nous rappellent, à nous autres anarchistes, que notre place est sur les étagères (je n’en manque pas), et au cimetière (je musarde autant qu’il est possible, mais…).

Trop aimables, vraiment.

Après l’expulsion du campement de la Chapelle, à Paris

Les migrants expulsés de la Chapelle restés à la rue sont réunis à Saint Bernard
 

Lors de l’intervention policière à La Chapelle, un tri a été fait qui a laissé nombre de migrants à la rue. Dimanche, ceux des interpellés de La chapelle qui ont été hébergés dans des structures d’urgence seront de nouveau eux aussi à la rue. La Préfecture annonce l’expulsion prochaine de trois autres campements (Austerlitz, Porte de la Villette et Gare de Lyon).

 
Hier, une partie des migrants de La Chapelle avaient trouvé refuge salle Saint Bruno, pour une seule nuit…
 
Aujourd’hui, des migrants resté à la rue ont tenté d’aller s’inscrire comme demandeurs d’asile bd Ney. Ils se sont fait refouler par la police. Leur situation des plus précaires rend extrêmement compliqué le processus de demande d’asile. Les autorités ne font d’ailleurs rien pour qu’ils puissent exercer ce droit. 

Ce soir, vers 19h20, la police est intervenues en nombre à l’église Saint Bernard. Des migrants avaient essayé d’y trouver refuge. Le curé leur a fermé la porte. Puis  de nombreux policiers en civils, et en uniforme et des CRS sont  arrivés, certains 
des policiers, accompagnés de chiens, ont menacé de les lancer sur les migrants, dont des femmes et des enfants.
 
Les migrants sont actuellement en réunis en assemblée sur la place devant l’église Saint Bernard.
 
On a osé parler d' »opération humanitaire », mais on refuse d’appliquer ne serait ce que le droit élémentaire d’effectuer une demande d’asile et on organise la dispersion et la traque de ces migrants.
 
Les migrants demandent l’exercice effectif de leur droits, dont celui de demander l’asile. Cette nécessité implique qu’un accueil décent leur soit fourni.
Des  personnes solidaires
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