AUX CHIOTTES LA SNCF!

Capture d’écran 2014-11-09 à 01.10.45J’accompagne ce jour une amie à la Gare de Lyon.

L’accès au quai correspondant au train qu’elle doit prendre est bloqué au bout de 30 mètres par un barrage de contrôleurs et de mastards arborant un brassard «Sécurité».

Contrôle des billets: je suis refoulé.

Plan Vigipirate? Opération de police en vue d’une arrestation musclée? Ou s’agit-il tout bonnement de faire chier le monde, comme me le confirme la contrôleuse qui m’interdit le passage?

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Ah! Ah! Ah!

En réalité, comme me le confie plus aimablement une autre employée auprès de qui je me plains: opération de dissuasion à l’intention des fraudeurs, routinière quoique aléatoire. Ce qui explique que je ne me suis jamais encore trouvé dans cette situation grotesque et scandaleuse.

Mon amie a son billet. Je n’en ai pas, n’ayant pas l’intention de prendre le train. Aucun(e) de nous n’est en infraction. Mais la SNCF s’immisce dans notre vie — privée, sentimentale, familiale et professionnelle — en nous interdisant d’accompagner et d’être accompagné(e) jusqu’au wagon.

Impossible d’échanger quelques mots en attendant le départ du train, impossible de porter les bagages de quelqu’un, impossible d’échanger un dernier baiser autrement que dans une ambiance de rafle — ça piétine, ça bouscule, les gens attendent derrière vous pour accéder à leurs places, les étrangers ne comprennent rien.

Dites-donc les enfants de Pétain, on vous a connus moins regardant sur qui faisait monter qui dans vos trains pourris, hein!

Pourquoi pas contrôler les titres de transport à l’entrée de la gare, aussi?

Je ne sais pas quel est le commercial taré qui a eu cette idée de flic (ou inversement), mais voilà le sort que je lui réserve: à la prochaine grève, il se retrouvera attaché sur les rails. Si la grève est longue, il crève de faim et bouffé par les rats. Sinon, le premier «jaune» qui brise la grève abrège ses souffrances par la même occasion.

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Non, je ne suis pas d’humeur à plaisanter.