Le métier de journaliste, c’est faire le silence sur la vie qui résiste (2005)

À propos d’une grève que les journalistes de Radio france ont tout fait pour casser…

Hier, mercredi 20 avril 2005, la grève semble faiblir à Radio france (après 17 jours !).

Le journal de 13h de France culture peut se dérouler normalement pour la première fois depuis longtemps.

Les journalistes qui n’ont pas été foutus de donner la parole aux grévistes de leur propre entreprise, qui se réunissaient chaque jour en AG dans le même bâtiment où sont installés leurs studios, les mêmes journalistes qui ont donc refusé de faire le travail qu’ils prétendent être le leur à longueur de déontologie, mais eux ont refusé de faire leur travail pour affaiblir la grève des personnels techniques…

…ces mêmes journalistes aux ordres avaient une bonne invité pour le premier journal «normal» : Marine Le Pen !

C’est ça la déontologie de cette racaille : refuser la parole aux grévistes et la donner aux fachos !

Comment ils disent déjà dans leur pubs à la con : «Avec France culture, votre cerveau reste en éveil» ou quelque chose d’aussi niais.

Saloperies ! Crevures ! Chiens de garde !

Nota : Comme d’habitude France info remporte le prix de la désinformation la plus minable.

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Un certain nombres d’auditeurs(trices) ont protesté contre le non-traitement de la grève par les journalistes des chaînes publiques. Assez pour que le médiateur en fasse état et proteste à son tour : ils en ont parlé ! Une fois ! Ils ont fait un reportage sur la grève, que les patient(e)s qui avaient mis France culture en fond sonore ont eu la surprise de découvrir. Je n’en étais pas.

Un reportage contre des centaines d’excuses répétées pour cause de grève de «certaines catégories de personnels» !

Une centaine d’heures de musique subie quand des femmes et des hommes auraient pu parler de leur vie, de leur lutte, de leurs espoirs, de la manière dont ils font la radio, même quand ils ne parlent pas dans les micros.

Cent contre un, c’est la manière journalistique de concevoir l’«équilibre de l’information».